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 Frédéric Klumpp

Articles avec #chroniques chretiennes tag

John Wesley APÔTRE DES FOULES, PASTEUR DES PAUVRES

11 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

"Le Méthodisme met l'accent sur l'œuvre positive du Saint-Esprit dans les cœurs des chrétiens. La doctrine de la sanctification est la réponse victorieuse aux deux tentations permanentes du protestantisme du XVIème siècle (que le Méthodisme n'a d'ailleurs pas évitées lui-même): le moralisme puritain, d'une part, et l'hérésie antinomienne, la passivité devant le péché, de l'autre. C'est dans cette double certitude, toute tissée de joie et de puissance victorieuse, que le Réveil allumé grâce à Wesley a enveloppé le protestantisme... L'action du Réveil dépasse toujours les limites des organisations et des Eglises qui y prennent naissance ou qui s'en réclament directement. Nous pensons que l'exemple personnel de Wesley demeure, à cet égard, toujours vrai. Que la grâce de Dieu nous préserve, les uns et les autres, du sectarisme chrétien, aussi bien que de l'aveuglement spirituel." - Fadiey Lovsky

 

La route, presque toute droite, monte insensiblement jusqu'au bourg construit au centre de la région marécageuse et monotone. Il fait assez froid: le 1er janvier, dans les grandes plaines anglaises, l'air vous cingle impitoyablement. Ce n'est pas la saison de chevaucher un livre à la main. A la vérité, le paysage n'étonne guère le voyageur. L'a-t-il assez de fois parcourue, et dans les deux sens, à pied comme à cheval, la route de Doncaster à Epworth, du temps de sa jeunesse! Mais, précisément parce qu'elle n'a plus l'attrait du neuf, elle saisit son attention, elle provoque un serrement de cœur: l'homme de quarante ans se dirige vers son village natal, un village ordinaire, où on a eu des joies et des peines, où votre père fut pasteur, et dont vous connaissez encore la plupart des gens... Ce cavalier qui vous précède sur la route, c'est peut-être même un gars d'Epworth... Il ne va pas vite, en tout cas: un peu de curiosité, peut-être, pousse John Wesley à le rattraper. L'homme est plus âgé que John Wesley. Celui-ci, qui ne le reconnaît pas, remarque que l'inconnu se tient en selle avec difficulté. Est-ce donc par inexpérience? Ne serait-ce pas plutôt qu'on peut compter, à Doncaster, je ne sais combien d'auberges? Sur cette route déserte, un compagnon ne se rencontre pas si souvent qu'on hésite à le saluer. L'inconnu prend les devants; Wesley répond. D'habitude, la conversation s'oriente vers le froid, la longueur de la route, la robustesse des chevaux. Le cavalier ne s'en tient pas à ces généralités dûment éprouvées; il s'intéresse vivement au livre qui sort à moitié de la poche de Wesley; au fait, en quel endroit se rend-il? Y a-t-il plusieurs jours qu'il voyage? A-t-il de la famille à Epworth? Ces longues absences sont-elles pénibles à sa femme? Tiens! Monsieur est donc célibataire? Un peu étonné de cette indiscrétion, John Wesley répond avec bonne grâce. A son tour de paraître indiscret: - Savez-vous, monsieur, que nous sommes en route vers l'éternité? L'homme ne rougit pas (ce n'est plus possible), mais, piqué, il répond vivement: - Oh! je vous reconnais bien, allez! Wesley, c'est vous. Un moment de silence. Les chevaux font sonner la route gelée. - Quel dommage, reprend l'homme, quel dommage... Il semble réfléchir encore, puis continue: - Quel dommage... Il faut croire que la religion de votre père ne vous suffisait pas. Vous vouliez du neuf. Mais, dites donc, pourquoi moi? Pourquoi vous fabriquer une nouvelle religion? La religion de nos pères, c'est toujours la meilleure, ou quoi? Moi, eh bien, je suis chrétien, monsieur Wesley. Je suis Anglican. Oui, monsieur. ça me suffit, monsieur Wesley Ayant soudain esquissé, sur ce dernier mot, une ombre de salut, il donne un coup de talon à sa monture et disparaît rapidement dans le lointain. John Wesley est trop habitué aux sottises écrites, imprimées, dites ou hurlées pour accorder quelque importance à ce que l'inconnu vient de dire. Il sait bien, au surplus, que nul n'est prophète en son pays: s'il se rend à Epworth, ce n'est pas pour qu'on l'y accueille avec des fleurs et des discours. Mais est-il bien vrai qu'il ait abandonné la foi de son père? Wesley songe à sa jeunesse, à son père: c'est comme si le passé se mêlait au présent, tout au long de la route. Si la piété filiale habite le cœur de John Wesley, elle ne l'aveugle pas. Il y a quelque chose de comique dans les reproches essuyés tout à l'heure par le fils, sur la route d'Epworth: car enfin, ce père dont il aurait dû garder la religion, ce pasteur Samuel Wesley offert en modèle aujourd'hui, se peut-il qu'on oublie que la paroisse ne l'a pas aimé? Wesley se rappelle plus d'un détail évocateur, plus d'une conversation surprise; il se souvient surtout d'une nuit tragique... Il faut bien avouer que le pasteur Samuel Wesley était un homme autoritaire, qui mêlait la politique aux affaires religieuses, usait de son prestige aux élections et se liait avec des gens qu'à tort ou à raison ses paroissiens tenaient pour les ennemis de leurs intérêts matériels. D'ailleurs, les conflits politiques divisaient jusqu'au propre ménage du pasteur. En désaccord avec sa femme, il l'avait quittée durant un an en lui déclarant que "des époux qui n'avaient pas le même roi ne pouvaient plus partager le même lit". John, né en 1703, avait été le gage de leur réconciliation sur la question royale. Que la vie quotidienne au presbytère était dure! On y vivait de pauvreté, d'autant plus que le pasteur excitait assez de haine pour que, par trois fois, on eût tenté d'incendier la maison. Le dernier essai parvint à la consumer complètement; c'est à peine si Samuel Wesley put sauver ses nombreux enfants. En les recomptant à la lueur des flammes, il constata que manqua le petit John, alors âgé de six ans. En vain le pasteur voulut-il s'élancer dans le feu: il dut rebrousser chemin et, s'agenouillant, il commença à prier pour que Dieu reçût l'âme de son petit garçon. John, pendant ce temps, s'étant réveillé, courut jusqu'à la fenêtre; on l'y aperçut; un homme, monté sur les épaules d'un autre, put atteindre l'enfant et le sauver, tandis que le toit s'écrasait. Le père appela les voisins (parmi lesquels il y avait sans doute les incendiaires) pour remercier le Ciel. Ni la mère ni l'enfant n'oublièrent jamais cette nuit. A quarante ans, quand il y songe, Wesley y discerne encore le signe de la grâce de Dieu. Jusqu'à sa mort, il se considérera comme "un brandon arraché aux flammes". Suzanne Wesley, sa mère, n'était certes pas une femme ordinaire. Malgré un labeur acharné, dix-neuf grossesses, dix enfants vivants dont elle dirigeait aussi bien l'éducation que l'instruction, elle parvenait à prier et à méditer chaque jour pendant au moins deux heures et demie. Tous les témoignages concordent, qui attestent la ferveur de sa vie intérieure. On n'a pas tort de s'étonner de la sévérité de ses méthodes d'éducation; encore faut-il admettre que c'est à sa mère que Wesley doit la virilité de son caractère et sa silencieuse obstination. Elle était admirable de doigté, d'autorité, de perspicacité, de discernement - le mot n'est pas trop fort, - de sagesse et d'amour. Elle donnait à ses fils le spectacle quotidien d'une piété réelle, profonde, et leur apprenait à la pratiquer. John Wesley lui doit encore le souvenir des "petites compagnies" qu'elle avait établies dans la paroisse pendant les absences de son mari - nous dirions aujourd'hui des "réunions de cuisine"; il lui doit l'entretien qu'elle lui accordait une fois par semaine, en tête-à-tête, sur sa naissante vie spirituelle; il lui doit l'orientation de son ministère vers la théologie pastorale et ascétique, plutôt que vers les travaux critiques où Samuel Wesley se complaisait, et où il eût aimé entraîner son fils. John se rappelle les encouragements qu'il a reçus de sa mère avant de partir en mission, et l'appui qu'elle lui accorda dans les premiers temps du méthodisme. Sur la route d'Epworth, c'est avec la plus virile tendresse que John Wesley songe à sa mère. Il sait bien que ce qu'il y a de plus brûlant et de plus vivant dans sa foi d'homme, c'est sa mère qui le lui a transmis. Songe-t-il à sa jeunesse? Sans doute, mais au hasard du souvenir; et peut-être à ses études, poursuivies selon l'engrenage d'alors: une protection obtenue par le père afin de permettre à John d'entrer dans une école secondaire - Charterhouse, - puis à l'Université (Oxford), en 1720. Ses études terminées, John Wesley avait été consacré pasteur de l'Eglise d'Angleterre à vingt-deux ans, en 1725; l'année suivante, il était élu agrégé à Oxford, c'est-à-dire chargé de cours à l'Université où il avait été lui-même étudiant. On reconnaissait ainsi les remarquables facultés intellectuelle et le savoir du jeune pasteur, capable dès lors de subvenir à ses propres besoins. Il donnait aux étudiants des conférences sur la théologie du Nouveau Testament et présidait les exercices de discussions philosophiques. Le reste de son temps lui appartenait. De telles fonctions font de lui un virtuose de la discussion, mais lui apprirent aussi les limites de la pensée et de l'intellectualisme. Un frère de John Wesley, Charles, de cinq ans plus jeune, vint étudier à l'Université à son tour. Si sa jeunesse d'étudiant ne fut point puritaine, il faut se garder de prendre à la lettre les récits qui font du jeune John un grand pécheur. La tendresse du jeune étudiant pour la fille d'un pasteur? Ce ne fut qu'une idylle, et la jeune fille influença John dans le sens le meilleur. Quand des obstacles matériels les séparèrent, Wesley continua de mener une existence studieuse et réglée. Il communiait fréquemment. Il y fallait du courage et des convictions solides. A Oxford, vers 1720-1725, communier en dehors dés trois grandes fêtes, c'était presque une inconvenance; et c'était essuyer à coup sûr les moqueries des copains et des professeurs. Mais voici Epworth. Des rideaux se soulèvent discrètement aux fenêtres; on a déjà reconnu ce John Wesley qui divise les gens et les fait jaser: les uns le tiennent pour un fou, les autres pour un homme de Dieu. Dans quelques minutes; la nouvelle va avoir fait le tour du gros village. C'est le soir du samedi. Ses "partisans" l'attendent. Il sait bien que l'église paroissiale ne va pas accueillir la réunion qu'il vient faire. Aussi rassemble-t-il les gens qui n'ont peur ni du froid pénétrant ni des quolibets dans le cimetière - un cimetière de village, étalé tout autour de l'église, où, du premier coup d’œil, on reconnaît les tombes des parents et des voisins. Wesley s'approche de la pierre paternelle. Il prêche dans le silence du crépuscule. Il ne dit que des choses simples, mais avec quelle force, avec quelle flamme!... Le lendemain matin, tout le monde se rend à l'église. Wesley aussi, qui s'assied sur un banc, à la place peut-être qu'il occupait dans son enfance. Mais le pasteur qui lit les prières, ce n'est plus Samuel Wesley. Le pasteur n'a pas reconnu le fils de Samuel. Il ne le reconnaîtra pas au cours du sermon. Mais quand Wesley s'avance pour communier avec les fidèles, le pasteur le reconnaît soudain, et lui refuse le pain et le vin. Quand les jeunes gens purifient leurs sentiers Les directives de travail et les conseils spirituels que les jeunes amis de Charles acceptaient de la part de John constituaient une discipline studieuse et religieuse qu'un farceur, un jour, appela du nom de méthode. La méthode des copains de Charles et John Wesley! C'est quand le petit groupe s'en allait communier qu'éclataient les moqueries des étudiants. On n'a pas idée de communier en semaine ou un dimanche ordinaire! Le bon sens d'Oxford n'approuvait pas de tels besoins, ça devait faire partie de la méthode, sans doute... "Regardez voir les Méthodistes qui vont communier!" Le sobriquet des Méthodistes date d'Oxford: John Wesley le releva, très dignement. Il faut insister sur le besoin qu'éprouvèrent les Méthodistes de rechercher une piété non plus individuelle, mais, pour parler le jargon d'aujourd'hui, communautaire. Cette quête est d'une importance extrême si l'on veut comprendre comment, du jour au lendemain presque, Wesley saura répondre aux besoins spirituels des communautés nées de sa prédication. La piété de la petite communauté d'Oxford, vers 1729, s'orientait vers la vie intérieure d'une communauté dont les membres priaient ensemble, jeûnaient ensemble, communiaient ensemble - au profond ébahissement des étudiants. Les jeunes étudiants qui acceptaient la direction spirituelle de John Wesley visitaient les prisons, soignaient et réconfortaient les malades, donnaient des aumônes considérables. John Wesley donna jusqu'à 75% de son revenu et renonça au port de la coûteuse perruque, où les hommes de ce temps-là mettaient leur argent et leur dignité. C'était s'attirer les moqueries des étudiants, l'incompréhension des gens convenables. Vous rendez-vous compte, un professeur sans perruque! Wesley, pour sa part, songeait plutôt au bon usage de l'argent qu'il économisait. Cet amour pratique, lié aux débuts même du petit groupe universitaire, demeura un trait permanent de l'apostolat de Wesley. Né d'un approfondissement spirituel, aussitôt incarné dans l'amour du prochain, le Méthodisme apparaît comme un bel exemple d'équilibre chrétien - mais aussi comme une leçon pour les chrétiens d'un siècle d'activisme qui néglige trop souvent les conditions spirituelles d'un amour efficace. Qu'on nous permette de souligner, d'autre part, que le mouvement est né parmi les étudiants. Le terrain est solide où s'aventurent tous ceux qui pensent qu'on ne saurait jamais trop prêter d'attention à la vie spirituelle des universités. La "petite communauté" s'affermit entre 1729 et 1735, autour des deux Wesley et du fils d'une servante, George Whitefield, qui deviendra le plus illustre prédicateur anglais du XVIIIe siècle. Ceux qui chantent dans la tempête En 1735, forts de l'approbation de leur mère, les deux Wesley se décidèrent, assez inopinément, à partir en mission en Amérique, dans la nouvelle colonie anglaise de Georgie. Les raisons de ce départ pour une mission fort courte (1736-1737) tenaient peut-être à un désir inconscient d'évasion. Mais les autorités civiles, qui avaient trompé les frères Wesley, leur interdirent toute évangélisation parmi les Indiens, qui n'étaient, somme toute, que des ennemis... La mission et tous les projets d'héroïsme chrétien, toutes les décisions de dépouillement, se réduisirent à la routine d'un ministère ordinaire en milieu colonial! John Wesley s'y montra zélé, fervent, peut-être trop puritain, saintement exigeant il osa prendre le parti des opprimés contre les prérogatives de certaines personnalités influentes; il fut enfin très maladroit dans une grande désillusion d'amour qui lui rendit le séjour de Savannah impossible. On alla jusqu'à lui faire un procès: il dut s'en aller. Son frère avait abandonné sa paroisse, devant une opposition semblable, quelque temps auparavant. Pourtant, Wesley revint d'Amérique profondément enrichi. Pour le chrétien, tout échec contient quelque grâce; et puis, Wesley avait rencontré, au voyage d'aller, et en Amérique même, des Moraves allemands, qui allaient, au cours des années suivantes, l'attirer toujours davantage. Revenu d'Amérique avec l'amertume d'un échec qu'il attribuait à son incapacité spirituelle, Wesley en avait au moins rapporté une grande envie de mieux connaître la foi des Moraves. Dès son retour à Londres et à Oxford, il se mit à les fréquenter. Un représentant à Londres de Zinzendorf sut prouver à Wesley que sa foi intellectuelle devait s'attendre à l'expérience personnelle. C'est ce même Morave, Bohler, qui initia Wesley à la doctrine luthérienne de la foi. Sous d'aussi pressantes influences, Wesley abandonna quelque chose de sa piété anglicane - ou, si l'on préfère, il l'enrichit. Il ne se contenta plus de son rituel; il donna plus de temps à la prière d'abondance. Fête d'amour et plénitude du Saint-Esprit L'épisode le plus connu de la vie de John Wesley ne constitue cependant pas la page la plus claire de sa biographie: nous voulons parler de sa "conversion" de 1738, durant l'époque "morave" de sa vie. Le 24 mai 1738, en ouvrant selon son habitude, vers 5 heures du matin, son Nouveau Testament, le professeur John Wesley lut dans la deuxième épître de Pierre une promesse qui l'impressionna: "Nous avons été mis en possession des plus précieuses et des plus grandes promesses afin que, par leur moyen, vous deveniez participants à la nature divine." Ouvrant encore le livre, il y rencontra cette autre parole: "Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu." L'après-midi, au service anglican, où il ne manquait pas de prier malgré les suspicions de ses collègues, le chant du De Profundis lui parut admirablement exprimer les supplications dont son âme était emplie. Il se rendit à contre-coeur, il l'avoue, à une petite réunion morave qui se tenait ce soir-là à Londres. On y lisait la préface de Luther à l'Epître aux Romains. C'est pendant cette lecture, à 20h45, tandis que le lecteur décrivait, à la suite de Luther, le changement que la foi opère dans l'âme de l'homme, que Wesley ressentit quelque chose qu'il décrit ainsi: "Mon cœur s'échauffait étrangement; je mettais ma confiance dans le Christ, et dans le Christ pour mon salut. Et une assurance me fut donnée qu'il avait enlevé mes péchés, oui, les miens, et qu'il m'avait sauvé de la loi du péché et de la mort." Un flot d'amour l'envahit aussitôt, et particulièrement envers tous ceux qui lui témoignaient leur mépris. Prenant la parole, il rendit témoignage de ce qu'il éprouvait; et puis, accompagné de quelques amis, il alla porter la nouvelle de cette expérience à son jeune frère Charles, alors alité. Celui-ci avait connu auparavant, le jour même de la Pentecôte 1738, une expérience semblable. Or, Charles Wesley était poète (il sera l'hymnologue du Méthodisme); il avait déjà traduit sa joie dans un admirable cantique. Sans doute, dans les dernières heures du 24 mai, John Wesley se rappela-t-il le récit que son frère avait dû lui faire de l'inoubliable journée de Pentecôte. "Je crois!", s'écria John en s'approchant du lit de son frère. Tout le monde entonna le cantique que Charles venait de composer; puis l'assistance entière fléchit les genoux pour prier. Les jours suivants, au profond étonnement de plusieurs, John Wesley déclara qu'il était devenu chrétien. Faut-il en conclure que le grand revivaliste anglais se soit donné au Christ le soir du 24 mai 1738? Quand on lit son Journal, on soupçonne que, peut-être, Wesley ne pensait pas tellement à la nouvelle naissance, en s'écriant: "Je crois", qu'à un changement profond, à une expérience décisive, à quelque rencontre avec le Christ; ou, si l'on préfère, ce n'est pas sous l'angle de la justification par la foi que Wesley parlait à ses interlocuteurs de sa joie du 24 mai, mais bien plutôt en regardant à la foi sanctifiante, qui semblé avoir été l'aspiration maîtresse de sa vie, et probablement l'apport le plus précieux du Méthodisme aux Eglises nées de la Réforme. Entre 1735 et 1741, sous l'impulsion de Jonathan Edwards, l'Amérique anglaise connut un mouvement religieux qu'on peut appeler, à la lumière d'événements ultérieurs, un Réveil, et, très probablement, Wesley en eut quelques échos lors de son séjour en Georgie, en 1736-1737. En 1736, dans le Pays de Galles, un laïque qui ne put supporter l'atmosphère dissipée de l'Université d'Oxford, Howell Harris, fut l'instrument d'un mouvement revivaliste important, qui durait encore en 1739, lorsque Wesley et Whitefield en reconnaîtront le caractère évangélique et travailleront d'accord avec Harris. Deux ans plus tard, à quelques jours de distance, Charles et John Wesley reçurent l'illumination soudaine qui les emplit de joie, renouvela l'image du Christ en eux, et après laquelle, ils manifestèrent dans la prédication publique une puissance que les deux frères Wesley n'avaient encore jamais connue. Cette expérience de Wesley est en rapport avec une effusion particulière de l'Esprit qui, dans la chrétienté anglaise, s'est traduite, sur les deux rives atlantiques, par la "plus vigoureuse, la plus tenace des réactions au sein du protestantisme en quatre siècles". Le journal de Wesley raconte que, le soir du 1er janvier 1739, Whitefield, les deux Wesley et une soixantaine d'amis se réunirent pour "une fête d'amour": c'était un usage morave qui rassemblait, comme dans le livre des Actes, les chrétiens désireux de passer une longue veille, au cours de laquelle on prenait le repas en commun et on priait, fort avant dans la nuit. "Vers trois heures du matin, raconte John Wesley, comme nous persévérions dans une pressante prière, la force de Dieu vint puissamment sur nous, tellement que plusieurs se mirent à crier, ne se possédant plus de joie, tandis que d'autres tombaient la face contre terre. Quand nous sommes revenus quelque peu de l'effroi et de l'étonnement qui nous avaient saisis en présence de la majesté, nous entonnâmes d'une seule voix: "Nous te louons, ô Dieu, nous reconnaissons que Tu es le Seigneur." On ose à peine commenter de telles lignes, qui éclairent singulièrement le 24 mai précédent. Whitefield, qui tenait aussi son journal, écrit à propos de cette même "fête d'amour": "Ce fut une vraie Pentecôte." Cinq jours après la fête d'amour du 1er janvier 1739, il y eut une autre réunion, dans la prière et le jeûne, au cours de laquelle Wesley éprouva "la conviction inébranlable que Dieu était sur le point de faire de grandes choses au milieu d'eux". Or, une subite transformation allait faire de John Wesley, en six mois environ, le plus grand revivaliste du XVIIIe siècle. Pourtant, l'histoire prouve que plus d'un témoin du Christ n'a pas attendu sa trente-sixième année pour travailler glorieusement au nom de son Seigneur. Le ministère de John Wesley dans la paroisse de son père avait été vraiment terne; son rôle à l'Université d'Oxford se borna, en réalité, à réunir une dizaine de jeunes gens; sa mission en Amérique parut être un échec. Mais, du 1er avril 1739 à la fin de la même année, Wesley tiendra 500 réunions en plein air et suscitera, dans le Pays de Bristol et à Londres, un véritable incendie religieux. Whitefield suggère la solution de l'énigme en écrivant que leurs soixante amis, après lui-même, et Charles, et John Wesley, connurent une Pentecôte en vue de la subite puissance qu'ils manifestèrent dans l'évangélisation tout aussitôt, comme les apôtres avaient reçu l'effusion de l'Esprit "avec impétuosité" avant que la parole de saint Pierre n'ajoutât trois mille personnes à l'Eglise. La "Pentecôte" du 1er janvier 1739, ou "fête d'amour", ou "réunion d'attente" (le terme importe peu, et varie selon les milieux chrétiens) éclaire le 24 mai précédent. L'Ecriture permet de choisir un terme moins ambigu que celui de "conversion": plénitude du Saint-Esprit, ou baptême dans l'Esprit-Saint, comme on voudra, puisque les conséquences de cette plénitude sont dans la vie de Wesley, comme dans les Actes des Apôtres, semblables malgré dix-sept siècles d'histoire. Pèlerinage aux sources moraves Puisque la grâce de Dieu l'avait saisi par le ministère des Moraves, John Wesley décida de se rendre à Herrnhut, au fond de la Saxe, sur la frontière bohémienne, pour rencontrer Zinzendorf et pour voir la communauté. Ce n'était pas dans le tempérament de Wesley de faire ou de croire quelque chose à moitié. Se mettre totalement à l'école des Moraves, si Dieu le demandait; faire la part de l'excellent et du médiocre si c'était nécessaire, mais répondre aux questions nées de la fréquentation des Moraves, et agir à leur égard selon la parole évangélique: Viens et vois! Il va sans dire que, pénétré de reconnaissance, Wesley se rendait en Saxe (par la Hollande), le cœur empli de bonne volonté et d'amitié envers les disciples de Zinzendorf. Il ne fut pas déçu. La fréquentation de ceux que, de loin, il tenait pour les meilleurs des chrétiens, le remplit d'admiration. Il rassembla un véritable dossier sur l'organisation d'Herrnhut, où la vie communautaire mettait la louange et la prière au premier plan des préoccupations de chacun. Le caractère ascétique et quasi monacal, dans la libre acceptation de tous, l'organisation presque méticuleuse de la vie quotidienne, ne pouvaient que plaire à celui que les rieurs d'Oxford qualifiaient de "méthodiste" en toutes choses. Les Moraves se réunissaient régulièrement en groupes composés de gens du même âge et de la même condition: les célibataires entre eux, les femmes mariées ensemble, etc.; des subdivisions plus intimes permettaient la libre conversation spirituelle et la confession mutuelle. Wesley prenait notes sur notes. La petite communauté d'Oxford n'avait-elle pas pressenti quelque chose de cela? Dieu ne donnait-il pas, dans les expériences d'Herrnhut, une réponse aux recherches des jeunes "méthodistes"? Quand il revint d'Allemagne, Wesley nourrissait sans doute une sainte jalousie à l'égard des Moraves. Il n'allait pas attendre longtemps - Dieu allait lui ouvrir un champ d'activité auquel il ne s'attendait pas. Le début de l'évangélisation moderne George Whitefield, le jeune étudiant qui participait aux exercices spirituels d'Oxford et aux réunions d'attente à Londres, avait pris l'engagement d'aller collecter de l'argent pour un orphelinat d'une colonie anglaise d'Amérique. Car les Méthodistes joignaient, aussi bien en 1739 qu'en 1729, l'activité à la piété. C'est pourquoi Whitefield vint à Bristol, le grand port colonial, dans l'intention d'y recueillir de l'argent et de s'embarquer pour l'Amérique. "Puisqu'il a tellement envie de convertir les païens, que ne va-t-il à Kingswood?", dirent, entre autres commentaires désagréables, les esprits forts de l'endroit. Il y a toujours une part de vérité dans les sottises qu'on dit aux chrétiens. En vérité, à Kingswood, aux portes mêmes de Bristol, des hommes extrayaient le charbon exigé par le jeune capitalisme et la prospérité croissante du port de Bristol; mais on n'avait construit pour les mineurs ni temples ni écoles; aucun pasteur ne leur avait été accordé. On ne les admettait pas, pour autant, dans les églises ni les écoles de Bristol: il est vrai que s'ils fomentaient des émeutes, elles étaient réprimées sans ménagement. Kingswood représente parfaitement, dans toute sa nudité, l'état de déchéance où l'homme se trouva plongé aux premiers temps de la Révolution industrielle. Le clergé de Bristol ne s'intéressait pas plus à l'orphelinat de Whitefield qu'aux habitants de Kingswood: la prédication dans les églises fut interdite au missionnaire. Le samedi 17 février 1739, Whitefield décida de relever le défi lancé par les sceptiques, et les pasteurs anglicans. N'avait-il pas, huit jours, auparavant, parlé dans une auberge à une centaine de personnes? Ne se demandait-il pas depuis longtemps s'il fallait vraiment établir des distinctions entre le contenu des prédications destinées aux Anglais ou aux Indiens? Whitefield porterait donc la Bonne Nouvelle aux païens de Kingswood. Le même soir, du haut d'un tertre, il s'adressait à 200 mineurs. On se moqua de lui, il y eut des blasphèmes, mais il fut écouté. Le lendemain, 2000 auditeurs accoururent, et les chiffres augmentèrent les jours suivants jusqu'à 20 000 personnes. Ces foules-là entendaient pour la première fois une prédication de l'Evangile, et avec quelle puissance! On n'était pourtant pas en terre de mission, et ce n'était pas non plus une campagne revivaliste: le Réveil suppose un minimum de christianisation préalable. On avait affaire, dans ce district, à une population que les chrétiens avaient laissé véritablement retourner au paganisme. C'était là quelque chose de neuf: la première campagne d'évangélisation moderne en un pays de chrétienté. De nombreuses conversions dressèrent la première Eglise de Kingswood en même temps que la première communauté méthodiste depuis celle d'Oxford, lorsque Wesley constata que les pasteurs de Bristol repoussaient de la Sainte-Cène ces gens qui, après tout, n'étaient pas leurs paroissiens, et qui éprouvaient soudain le désir de communier. Mais, auparavant, enhardi par le succès, Whitefield avait annoncé, avec le même bonheur, l'Evangile à Bristol même, dans le jardin public. Ce fut, en définitive, un incendie dans les milieux populaires, une explosion dans les cercles ecclésiastiques. On menaça Whitefield de tous les côtés, on le condamna dans des lettres pastorales. Il avait, cependant, des engagements en Angleterre; puis il devait partir pour l'Amérique: il appela Wesley au secours. Sans prendre aucun engagement auprès de Whitefield, Wesley arrivait à Bristol le 31 mars 1739. Il venait voir. Le lendemain, dimanche 1er avril, il accompagnait Whitefield, qui devait prêcher ce jour-là trois fois en plein air. Le même soir, après avoir donné son approbation à Whitefield, il expliquait à un groupe de chrétiens le Sermon sur la Montagne, "remarquable précédent, notait-il dans son journal, de prédication dans les champs, bien que, sans doute, il y eût des églises en ce temps-là?" Le lendemain, lundi 2 avril 1739, à 16 heures, monté sur une butte proche de Bristol, Wesley haranguait trois mille hommes: "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.,." Il faut croire que Wesley s'accoutuma rapidement à cette "étrange façon de prêcher", s'il est vrai qu'au cours des neuf premiers mois de l'an l'évangélisation moderne, il prêcha cinq cents fois, dont dix à peine dans les temples. Ni la pluie, ni le vent, ni les sarcasmes ne réussissaient à disperser les foules accourues autour de Wesley, à Bristol ou à Londres (et cela dura un demi-siècle). Ce n'était pas toujours facile. Vingt ans plus tard, il notera dans son Journal, un soir: "Rien d'étonnant que le diable n'aime pas la prédication en plein air. Moi non plus; si je m'écoutais, je ne l'aimerais pas. J'aime une salle commode, un coussin confortable, une table, une chaire convenable. Mais que vaudrait mon zèle si, pour sauver une seule âme, je ne mettais pas tout cela sous mes pieds?" Cinquante années d'itinérance John Wesley se lève à 4 heures, chaque matin, pour tenir à 5 heures la première réunion de la journée. Après quoi, en robe de clergyman - mais sans perruque, - le rabat plus ou moins maltraité par le vent, un livre à la main, les jambes bottées, car les routes sont mauvaises, Wesley enfourche son cheval. Il a minutieusement préparé son voyage. Vent ou pluie, neige ou chaleur accablante ne l'arrêtent pas. Il réunira, une fois parvenu au village où on l'attend, les membres de la communauté méthodiste. Si le pasteur anglican lui accorde l'usage de l'église, Wesley y prêchera volontiers. S'il y vient trop de monde, il parlera du parvis, ou d'une fenêtre, n'importe. Si les portes ne s'ouvrent pas devant lui, il parlera dans la halle du marché, dans une grange, sous un gros arbre, sur la plage ou dans un pré. De toute manière, une ou deux fois dans la journée, il adressera un appel aux gens du village, à l'improviste, monté sur une chaise ou sur une grosse pierre, dans la rue principale. Wesley n'oublie pas Kingswood. Puisque les gens ne viennent pas dans les temples, il ira les chercher dans les rues ou à la sortie de leur travail. Ni le jovial et irascible voyageur ni Wesley lui-même ne savent que cette existence, qui a commencé quatre ans plus tôt, va encore se prolonger pendant quarante-huit années. Quelle admirable monotonie dans la vie de ce voyageur! Il demeure quelques jours dans une ville, traverse un village, y exhorte les Méthodistes, appelle la foule à la conversion, s'en va coucher plus loin - durant des semaines, jusqu'à ce qu'il revienne à Londres pour quelques jours, afin d'y mieux préparer une autre tournée de ce genre. Il est impossible de raconter cette vie sans lasser l'attention; et pourtant, rien ne reflète mieux l'activité et la foi de Wesley que la monotonie laborieuse de son existence. Un labeur fait d'un constant, d'un héroïque oubli de soi. A quarante-neuf ans, malade, il note dans son journal: "Etant à peu près capable d'aller à cheval, mais non de marcher, je me suis rendu à Bristol..." A quarante-huit ans, on le voit, au cours de trois journées, prêcher dix ou onze fois en public, c'est-à-dire généralement en plein air, et tenir au moins trois réunions avec les Méthodistes eux-mêmes. Une grave maladie ne terrasse qu'à moitié l'énergique Wesley. A cinquante ans, il tombe malade. Le jour où il se sent mal au lever, il décide de tenir la parole qu'il a donnée et part pour Canterbury. Il voyage de 4 heures du matin à 1 heure de l'après-midi; à l'arrivée, il est saisi par les frissons de la fièvre. Les jours suivants, il joue à cache-cache avec elle. Le mardi soir, il prêche, ainsi que le lendemain matin à 5 heures; mais, dès 9 heures du matin jusqu'au lendemain, il doit rester au lit; dès le vendredi, profitant de ce qu'il appelle un "intervalle de santé", il part en chaise de poste et prêche le soir même. Tout au cours du mois de novembre, il doit emprunter des diligences et des chaises de poste, s'aliter constamment, sans jamais prendre de vrai repos, malgré la toux et les douleurs du côté gauche. Finalement, un médecin de ses amis lui intime l'ordre de se reposer à la campagne. Wesley, épuisé, se sent si mal qu'il compose son épitaphe: " Ci-gît le corps de John Wesley, brandon arraché des flammes, qui mourut sans laisser 10 livres sterling derrière lui... " Heureux serez-vous quand on vous outragera En 1745, en Cornouailles, Wesley se rend chez une dame qui avait été longtemps malade. Il arrive chez elle vers 3 heures dé l'après-midi. La foule de Falmouth encercle aussitôt la maison; les quatre personnes - Wesley et une jeune fille appelée Kitty, la dame et sa fille - sont bel et bien assiégées. Les cris retentissent sans cesse, repris par la foule en colère: "Sortez le canorum! Où est le canorum?" Canorum, c'était le surnom dont on avait affublé les Méthodistes en Cornouailles. La propriétaire de la maison et sa fille s'étant sauvées, les ennemis de Wesley parviennent à forcer la porte et à envahir le corridor d'entrée. Une autre porte fermée, une mince cloison protègent seules Wesley et Kitty. Wesley décroche une grande glace, de peur que tout le panneau ne soit renversé par les forcenés, au premier rang desquels se démènent les matelots de plusieurs navires corsaires récemment arrivés dans le port. La pauvre Kitty, épouvantée par le bruit du couloir, les soubresauts de la porte et de la cloison, les imprécations des marins, s'écrie: - Monsieur, que devons-nous faire? - Prier, dit Wesley, qui ajoute dans son journal: "En vérité, nos vies ne valaient alors pas cher." Cependant, l'opposition se manifeste, pour commencer, dans les milieux ecclésiastiques, et c'est chez eux qu'elle s'éteint en dernier lieu. Une espèce particulière de conspiration du silence atteint Wesley dès 1739; tandis que clergymen et évêques confient à l'impression d'acides appréciations sur le Méthodisme, ils interdisent la chaire aux pasteurs suspects. Wesley est, avec Whitefield, le premier visé. Ce ne sera qu'en 1748 que, pour la première fois, un pasteur anglican ouvrira son église à John Wesley. Il lui faudra du courage, et il ne sera que fort lentement imité. Le déchaînement de l'opposition au Méthodisme atteint tous les milieux. Oxford avertit son récent agrégé, après un sermon sur le salut par la foi: "Monsieur, vous ne prêcherez plus ici." Le théâtre et la presse calomnient la "nouvelle doctrine", ridiculisent Wesley, propagent sur son compte les pires âneries. La Loi sert à compliquer la tâche des évangélistes. C'est tantôt les interdictions locales appuyées sur l'autorité d'un magistrat passionné; ailleurs, la police refuse de faire son devoir; souvent, les partisans des combats de coqs, alors si florissants, voyant à juste titre en Wesley l'ennemi même de leur noble occupation, cherchent à le dégoûter de leur localité. Quand elle ne provoque pas elle-même des troubles dans les réunions, l'opposition civile et religieuse les tolère presque toujours. Elle intervient parfois en emprisonnant les victimes. Wesley fait connaissance avec plus d'une prison locale. Le procédé le plus original et le plus odieux, c'est l'enrôlement légal et forcé des auxiliaires itinérants du Méthodisme dans l'armée, sous le prétexte de vagabondage. L'opposition spontanée, tantôt gouailleuse, tantôt fanatique, met en œuvre toute la gamme des chahuts pour gêner la prédication méthodiste. On hue, on siffle, on rit, on crie, on jette des pétards, on se bat. D'autres fois, on lance de la boue, des fruits pourris, des pierres sur le prédicateur. Wesley essuie personnellement soixante émeutes; il est sept fois blessé ou gravement frappé. Un messager fidèle apporte la guérison On aurait tort d'exagérer l'importance accordée par Wesley à la guérison divine; mais il est tout aussi tendancieux de passer sous silence l'évident désir du Réformateur de manifester la miséricorde du Christ aux malades. En 1739, c'est-à-dire au lendemain de sa " conversion ", ou plutôt de son baptême dans le Saint-Esprit, Wesley est appelé pour un cas extraordinaire. Un tisserand, touché par la prédication, puis, le lendemain, par la lecture d'un traité de Wesley, est en proie à une angoisse et à une agitation extrêmes. A la vue de Wesley, l'homme confesse que Dieu l'a vaincu, apostrophe Satan: "Tu ne vas plus me posséder plus longtemps. Christ va te chasser..." On ne nous dit pas comment Wesley prie alors, ni dans quels termes. Qu'importe? C'est par un exorcisme qu'il rend la paix à cet homme. Wesley n'hésite pas à s'emparer, pour son propre compte ou pour celui d'autrui, des promesses de guérison attachées à la prière. Parfois, c'est toute la "communauté" méthodiste qui prie pour des malades: par deux fois, en 1761 et en 1767, ils sont guéris instantanément. En 1790, Wesley note dans le Journal, à propos de la guérison d'une femme: "Je crois que le Seigneur n'a pas accompli de miracle plus évident aux jours de sa chair." La même année, Wesley guérit à Newcastle un neurasthénique. Il faut donc expliquer par autre chose qu'un don magnétique de guérisseur les subits rétablissements de Méthodistes après la visite que leur fait Wesley. Le cœur de John Wesley Si l'homme d'action semble l'emporter dans le caractère de Wesley, on aurait tort d'oublier qu'il est avant toute chose un intellectuel. A cet égard, Wesley paraît fort proche de Calvin. La culture de Wesley n'est pas négligeable. Philosophe, linguiste, théologien, il sait le latin, le grec, l'hébreu - cela va sans dire, - étudie l'arabe, le français, l'italien, l'allemand, l'espagnol. On nous le montre poursuivant des conversations dans ces quatre dernières langues. Il suit attentivement les recherches médicales, s'enthousiasme à propos des découvertes électriques, rend justice à Franklin avant la communauté royale de Londres, au point de soigner les pauvres avec une machine électrique. Il apprécie la littérature mondiale et en publie des extraits pour la Bibliothèque méthodiste. S'il n'est pas un grand écrivain, il s'exprime avec bonheur; et s'il n'est pas un poète aussi doué que son frère Charles, il goûte la poésie et la pratique parfois. Mais, quelque admiration qu'on ait pour Wesley, ce n'est pas une raison suffisante pour passer sous silence ses erreurs. C'en est une que son mariage. Après la déception d'amour éprouvée en Amérique, Wesley s'est cru destiné au célibat. Il y a même consacré un petit ouvrage, où il conçoit le célibat comme une préparation au Royaume de Dieu. Il semble que l'heureux, mais tardif mariage de son frère l'incite à demander cependant la main d'une servante qui, après avoir agréé Wesley, épouse brusquement l'un de ses aides laïques. Certains amis, et Charles Wesley, ont sans doute contribué à ce revirement - dans la crainte d'une mésalliance. C'est pourquoi Wesley presse tellement les choses, plus tard, en 1751, lorsqu'il se croit destiné à épouser une veuve qui l'a fort bien soigné durant une maladie: il décide la chose et l'accomplit en quinze jours. Mais toutes les qualités de Madame Wesley se révèlent alors vaines: elle est jalouse, et inintelligente. La désillusion est si prompte que, trois jours après le mariage, Wesley écrit dans son journal: "J'ai réuni les célibataires de la communauté et les ai exhortés à rester célibataires." Madame Wesley soupçonne, en effet, son mari de toutes les bassesses. Elle veut lui imposer la vie sédentaire, afin de le surveiller. Elle explose en scènes continuelles, opère des perquisitions dans ses papiers, les vole, survient à l'improviste, à 100 kilomètres de Londres, afin de vérifier la fidélité de son mari... Elle le frappe, le jette à terre, le traîne par les cheveux, sans qu'il se défende. Elle n'hésite pas à livrer aux ennemis de son mari des papiers qu'elle a saisis. Elle abandonne plusieurs fois le domicile conjugal et il faut que Wesley la supplie d'y revenir. Cela dure vingt ans. Un beau jour, elle quitte définitivement Wesley. On lit dans son Journal: "Elle est partie pour New-York je ne sais pourquoi, en me disant qu'elle ne reviendra jamais. Je ne l'ai pas délaissée, je ne l'ai pas renvoyée, je ne la rappellerai pas." Elle vivra encore dix ans après cette séparation. On a dit qu'une des preuves de la grandeur de Wesley, c'est que ses infortunes domestiques n'entraînèrent aucun contrecoup dans son ministère. Au contraire, "il en sortit transformé". Plusieurs historiens insistent sur l'orgueil de Wesley. Le reproche n'est pas injuste; mais il ne faut pas déduire des tendances autoritaires de Wesley qu'il n'agît que par orgueil. Il gouverne selon la logique de son rôle, à savoir qu'il est le chef d'un ordre. Lorsqu'il demande aux Méthodistes de ne publier aucun livre sans son assentiment, quand il institue de son chef une constitution (que ses disciples ne respecteront d'ailleurs pas), il n'essaie pas tellement de tout ramener à lui que de constituer un corps coordonné et de s'opposer aux tendances séparatistes qu'il voit s'enfler dans le Méthodisme. La réaction méthodiste, dès la mort du patriarche, suggère que le reproche d'autoritarisme recouvre des griefs d'un autre ordre: on décidera de ne plus tolérer de "dictature", de ne nommer le président et le secrétaire de la conférence que pour un an, on préparera la rupture effective avec l'anglicanisme. L'orgueil de Wesley, que nous ne nions pas, dissimule aussi l'acharnement du chef "d'ordre" à maintenir son œuvre contre les tendances dissolvantes ou novatrices. Le havre de bien mourir La vieillesse ne terrasse Wesley qu'à l'âge de 86 ans: le 1er janvier 1790, John Wesley constate dans son journal qu'il est désormais un vieillard affaibli, à la vue troublée, à l’écriture tremblante, à la bouche fiévreuse, à la démarche lente et pénible. "Mais, Dieu soit béni! Je ne ralentis pas mon travail et je puis encore prêcher et écrire." Les témoins rapportent qu'il continue à se lever à quatre heures du matin. Il prêche encore, aussi bien devant les adultes que les enfants. Il lui arrive de prêcher trois fois le dimanche, en trois endroits différents. A 87 ans, il fait une tournée de cinq mois en Angleterre et en Ecosse. On imagine l'accueil des communautés, qui se demandent si elles reverront le patriarche. Les mines sont désertées à Kingswood dès le seul bruit de son arrivée. Wesley ne renonce pas à prêcher en plein air. C'est au cours de ce dernier voyage qu'il guérit le neurasthénique de Newcastle. Il prêche devant un grand auditoire dans son village natal. Il peut encore présider la conférence annuelle. Il garde le même humour que dans sa jeunesse: à l'ouverture de la foire de Bristol, il prêche sur le texte: Achète la vérité et ne la vends pas. Le 7 octobre 1790, il prêche pour la dernière fois en plein air. Il abandonne son journal et son livre de comptes. Il prêche, certains dimanches, dans des temples anglicans - rien que chez des anglicans. Son énergie étonne. Il parle certes de la mort, mais sa prédication est toujours aussi virile. "Si nous n'y prenons pas garde, écrit-il à un prédicateur, nous dégénérerons en efféminés. Soldats du Christ, debout!" Une semaine avant de mourir, il va prêcher à 32 kilomètres de Londres. A partir du 25 février 1791, l'état de Wesley devient alarmant. Il perd conscience; mais quand il va mieux, c'est pour dire en souriant au médecin: "Ils ont plus de peur que je n'ai de mal." Il récite des cantiques, parle de la sanctification. "Combien il est nécessaire que chacun soit sur ce bon fondement: Je suis le plus grand des pécheurs. Mais Jésus mourut pour moi... Nous devons être justifiés par la foi, puis tendre à une pleine sanctification." Il répète aussi: "Nous avons la liberté d'entrer dans le lieu très saint par le sang de Jésus." Il chante encore des cantiques, mais il ne peut plus écrire. Il se contente de dicter: "Dieu est avec nous." On le voit prier, sans qu'on puisse toujours le comprendre. Une fois, se croyant sans doute à la fin d'une réunion, il dit: "Nous avons fini, séparons-nous." Il demande qu'on prie, et s'associe par un amen fervent à la prière d'un Auxiliaire qui demande la bénédiction de Dieu sur le Méthodisme après la mort de Wesley. Il veut qu'on distribue gratuitement son sermon sur l'amour de Dieu. Il parle du repos des serviteurs de Dieu, et s'écrie en recevant un ami: " Le meilleur de tout, c'est que Dieu est avec nous!" La veille de sa mort, il murmure encore des prières, des versets. Il dit: "Les nuées distillent la rosée." Il a la force encore de réciter le psaume 46. Le 2 mars 1791, après avoir dit: "Adieu", il expire. Ses amis entonnent un cantique de louange. On l'enterre de grand matin pour éviter la foule. Cinquante-six ans plus tôt, Wesley avait éprouvé une violente jalousie à l'égard des Moraves qui ne craignaient pas de mourir. Wesley mort, le réveil subsiste Les Anglais ne rendent pas seulement justice au grand vieillard qui parcourut les pays noirs et les campagnes du Royaume; ils mesurent encore l'influence que les Méthodistes ont exercée dans les mœurs du XVIIIe et du XIXe siècles: "Leur exemple, l'esprit d'émulation et d'imitation ranimèrent le zèle religieux dans toutes les églises protestantes. Leur influence se manifesta aussi par un admirable mouvement de charité, le mouvement dit philanthropique, qui devait aboutir à la réforme des prisons et, beaucoup plus tard, après une campagne acharnée contre l'abominable traite des nègres, à l'interdiction de la traite et à l'abolition de l'esclavage." Le mouvement ouvrier n'a pas eu, en Angleterre, ce caractère à la fois anticlérical et antireligieux, qui traduit le ressentiment du prolétariat continental à l'égard des Eglises qui se sont plus ou moins désintéressées de lui. On en a déduit que Wesley a évité la révolution à l'Angleterre. Quand ce serait vrai, nous n'y verrions pas de véritable éloge: la tâche particulière des chrétiens n'étant ni de susciter, ni d'éviter les révolutions; au surplus, l'Angleterre avait derrière elle, quand Wesley naquit, deux révolutions - et l'une d'elles, sanglante et acharnée, avait longtemps dressé le pays contre lui-même. Si elle s'est socialisée sans haïr le Christ, c'est sans doute parce que des témoins du Christ ont su obéir à l'amour plus qu'aux préjugés, devant les mouvements nés de la révolution industrielle, et qu'ils l'ont fait par obéissance au Christ, et nullement par calcul politique. Mais quelle erreur ce serait de vouloir énumérer un a un les bienfaits - et les hauts faits - du Méthodisme! Dieu seul peut le faire. D'ailleurs, l'apport essentiel du Méthodisme n'est pas là. Un historien, qui n'est pas méthodiste, écrit: "C'est tout le protestantisme que l'esprit de Wesley allait renouveler ." L'esprit de Wesley, en effet, c'est le Réveil. Ce ne sont pas les Eglises méthodistes, ni les ouvrages de Wesley, ni la piété méthodiste qui peuvent à eux seuls circonscrire le rôle du troisième des Réformateurs. John Wesley informe toutes les églises de la Réforme de la puissance du Saint-Esprit. Il leur rappelle que ni les traditions (même protestantes), ni les exigences de l'ordre ecclésiastique ne doivent s'opposer à la liberté du Saint-Esprit. Tandis qu'en présence de la succession apostolique et de la doctrine catholique des ministères, les protestants s'en tiennent à des positions surtout négatives ou défensives, Wesley les appelle à l'acceptation - non plus théorique, mais quotidienne, avec ses risques inévitables - des vocations et des ministères charismatiques. D'autre part, le Méthodisme met l'accent sur l’œuvre positive du Saint-Esprit dans les cœurs des chrétiens. La doctrine de la sanctification est la réponse victorieuse aux deux tentations permanentes du protestantisme du XVIe siècle (que le Méthodisme n'a d'ailleurs pas évitées lui-même): le moralisme puritain, d'une part, et l'hérésie antinomienne, la passivité devant le péché, de l'autre. C'est dans cette double certitude, toute tissée de joie et de puissance victorieuse, que le Réveil allumé grâce à Wesley a enveloppé le protestantisme. De même que l'influence de Cook et de Haldane fut considérablement plus étendue que les chiffres des statistiques méthodistes ne l'indiquent; et de même encore que les 75 000 membres de l'ordre méthodiste en Grande-Bretagne, les 60 000 en Amérique, ne traduisent qu'en partie les fruits du labeur de Wesley quand il mourut; ainsi, l'action du Réveil dépasse toujours les limites des organisations et des Eglises qui y prennent naissance ou qui s'en réclament directement. Nous pensons que l'exemple personnel de Wesley demeure, à cet égard, toujours vrai. Que la grâce de Dieu nous préserve, les uns et les autres, du sectarisme chrétien, aussi bien que de l'aveuglement spirituel.

 

 

 

 

par Fadiey Lovsky

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John Wesley LA PRIERE FACONNE L'HISTOIRE

11 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

"Je considère Wesley comme l'esprit qui a eu la plus grande influence au siècle dernier, comme l'homme qui aura produit les plus grands effets sur les siècles et peut-être sur les dizaines de siècles à venir, si l'humanité doit durer aussi longtemps." - Robert SOUTHEY, poète lauréat de l'Angleterre

" … à moins que tu ne presses les croyants à s'attendre à une délivrance complète du péché, tu ne peux pas t'attendre à voir un quelconque réveil. " - John Wesley

 

Le 9 mars 1791, lorsque John Wesley fut recueilli dans sa tombe, il laissa derrière lui une bibliothèque bien fournie de livres, un habit ecclésiastique dont il avait fait un intense usage et une réputation bien ternie. Mais également une Angleterre émue jusqu'aux entrailles et une Eglise stimulée à tous les niveaux, amenée à un renouveau dans sa vie spirituelle. John Wesley était un homme qui possédait véritablement à la fois la vision et les dons apostoliques, mais, ce qui est de loin le plus important, c'était un homme qui vécut dans la perspective de l'éternité. " Consumé par la pensée de la brièveté de la vie, du travail colossal à accomplir, du besoin urgent de l'accomplir, c'est ainsi qu'il marchait, prêchait, implorait, avertissait et guidait… " John Wesley était un homme qui expérimenta la puissance dans la foi et la prière. Bien des fois, des gens possédés de démons lui furent amenés et en réponse à la prière, les démons étaient chassés. Non seulement les esprits mauvais étaient chassés, mais les malades également étaient guéris. Quand Wesley prêchait, la puissance de Dieu souvent descendait sur ses auditeurs et des centaines s'effondraient sous la puissance du Saint-Esprit. Puis, en réponse à la prière leur âme et leur corps étaient guéris. Un médecin s'offensa à la suite des pleurs véhéments de plusieurs qui tombèrent sous la puissance de Dieu. Il assistait à une réunion tenue par Wesley et une dame de sa connaissance tomba sous la puissance. " De grosses gouttes de sueur coulèrent sur son visage, et tous ses os furent secoués. Mais quand son âme ainsi que son corps furent guéris en un instant, il reconnut le doigt de Dieu. " A une autre occasion où Wesley voyagea pendant une tournée de prédications, son cheval soudainement devint invalide, boitant des pattes. N'ayant personne à proximité pour le secourir, il s'arrêta et pria. " Immédiatement le cheval se remit de son invalidité. " Wesley implorait les hommes à se repentir et par la foi à faire la paix avec Dieu afin d'éviter les souffrances d'un éternel enfer. Les personnes qui avaient entretenu de faux espoirs de salut eurent leurs masques religieux déchirés au travers de ses prédications sans détours. Wesley croyait que ceux qui ne prenaient pas le parti d'avertir le pécheur et le rétrograde, eux-mêmes se plaçaient en position de tomber sous le jugement de Christ. Il était déterminé à déclarer tout le conseil de Dieu, offrant l'amour de Dieu en Christ et avertissant des conséquences terribles d'un rejet de l'Evangile. Wesley écrivait : " Avant que je puisse prêcher l'amour et la grâce, je dois prêcher le péché, la loi et le jugement. " John Wesley, tout comme les premiers prédicateurs méthodistes, fut aussi bien un fervent défenseur qu'un exemple vivant de la sanctification. Wesley prêchait avec un zèle incessant que la sainteté complète était le premier fruit d'un foi vibrante en Christ. Ecrivant à un autre ministère pour lui donner son conseil, Wesley déclara : " … à moins que tu ne presses les croyants à s'attendre à une délivrance complète du péché, tu ne peux pas t'attendre à voir un quelconque réveil. " Si John Wesley devait rendre visite en incognito aux méthodistes d'aujourd'hui, il est peu probable que beaucoup de leurs églises l'accueilleraient. Plus que certainement, ils seraient absolument hostiles à son zèle et son enthousiasme fervents. A l'âge de 83 ans, il écrivit en remarque qu'il regrettait qu'il ne pût écrire plus de 15 heures d'affilée par jour sans que ses yeux en pâtissent. Wesley continua à prêcher fidèlement pratiquement jusqu'au jour de sa mort. Sa vigueur et son zèle même dans sa vieillesse provenaient véritablement de sa fidèle gestion du temps qui lui fut récompensée. Il semblait considérer chaque pensée, chaque mot et chaque action sous le jour de l'éternité. " Au milieu de ses labeurs ardues, de ses innombrables engagements, de ses allers et venues, Wesley vécut une vie cachée d'intimité avec Dieu. Quand il se trouvait submergé de travail, il retrouvait souvent une force nouvelle en réponse à la prière. " C'était l'habitude stricte de Wesley de passer une heure journalière de prière dans la matinée, et une autre heure dans la soirée. John Wesley remua le monde par sa prédication parce qu'il avait premièrement remué le ciel et l'enfer par sa prière. De ses prédications s'exhalait le sentiment de l'urgence de l'éternité, car il avait touché l'éternité sur ses genoux. "

 

par David Smithers

 

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Dieu visite la Kabylie

8 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

Depuis quelques années, Dieu fait de grandes choses en Algérie.

Après des décennies de déchirements, d’insécurité, la lumière s’est levée sur ce pays.

Particulièrement en Kabylie, aujourd’hui, dans tous les villages perchés sur les crêtes des montagnes, il a des dizaines, quelque fois des centaines de chrétiens récemment convertis. Combien sont-ils en tout ? Vingt à quarante mille, voire plus selon certaines estimations.

Mais Dieu vous visitera disait Joseph à ses frères (Genèse 50 : 24) peu avant sa mort. Le peuple d’Israël, souffrant, oppressé par l’Egyptien, a connu cette visitation avec la venue de Moïse, le libérateur.

Quand nous découvrons l’œuvre de Dieu en Algérie, et en particulier en Kabylie, nous pouvons rendre ce témoignage : Dieu visite ce pays.

Pas un homme, pas un évangéliste ou missionnaire ne peut dire que c’est grâce à ses efforts que le réveil a éclaté.

C’est une œuvre de Dieu, une action glorieuse de l’Esprit Saint.

Comme le disait un responsable local, l’église du Christ en Algérie, très active dans les premiers siècles, (n’oublions pas que Augustin était berbère, qu’il a exercé en Algérie) a été piétinée par l’arrivée de l’Islam,  écrasée, puis enterrée… et maintenant, cette église ressuscite. Et nous assistons à cette glorieuse résurrection.

La semence a été jetée au cours du siècle dernier, des missionnaires ont travaillé laborieusement avec une rare consécration, rendant un témoignage d’amour, mais sans beaucoup de fruit apparent.

Les Français d’Algérie, une dizaine d’année avant l’indépendance ont connu un réveil avec des milliers de conversions, des guérisons, de nombreuses églises ouvertes… et quelques algériens convertis. Puis ce fut l’exode, laissant sur place quelques petites lumières.

Une chrétienne maghrébine est restée à Alger avec sa famille. Sa maison était devenue un lieu de prière, de bénédiction. Le flambeau fut maintenu dans la discrétion. Le milieu étudiant fut touché. Mais la prière abondante, fervente est montée vers le trône, des nuits de prière…

Un jour, cette chrétienne a une vision. Elle a vu clairement toutes les montagnes de Kabylie s’allumer, la lumière brillait dans tous les villages de cette province. Elle a compris qu’un jour viendrait, où Dieu visiterait ces villages. Aujourd’hui, cette vision est devenue réalité. La divine lumière brille.

Des étudiants chrétiens partis de chez elle, sont allés faire un camp dans la Kabylie profonde. Il y avait là un tournoi de foot. Les joueurs furent touchés par une épidémie qui a entravé les matchs. Nos étudiants, spontanément ont prié pour eux. Le Seigneur a guéri. Cela s’est répandu dans les villages voisins. Les gendarmes sont venus et les ont emmenés à la gendarmerie, distante de plus de 30km. Le bruit s’est répandu rapidement que Jésus guérissait. Cela fut suivi par des conversions même parmi les footballeurs. Certains sont d’ailleurs devenus des prédicateurs.

C’est un des points de départ de cette magnifique action de l’Esprit.

Un hebdomadaire français parlait de ces chrétiens et titrait : Les déçus de l’Islam. Il y a de grandes souffrances dans ce peuple. Le seul qui peut apporter de l’amour, la guérison aux cœurs brisés, l’espérance pour l’éternité, c’est notre bien aimé Sauveur. Ils n’ont pas été déçus pas la Bonne Nouvelle. Et cela est connu.

Il n’y a pas de prosélytisme, pas de campagne d’évangélisation, pas de propagande.

Comment se passe la progression de l’Evangile ? C’est un acte divin animé par l’Esprit Saint.

Le témoignage d’une vie changée par l’amour de Dieu porte des fruits efficaces dans la famille, dans l’entourage. L’exaucement des prières, les interventions du Seigneur dans les vies attirent les âmes en recherche. Or, il y a une grande soif et une grande attente parmi le peuple.

Un jeune homme, musulman de tradition, entend parler de Jésus par un ami. Ce jeune homme vivait une vie mondaine qui le rendait malheureux et oppressé : il était accroc de la drogue douce et du tabac. Devant le témoignage de son ami, il lance un défi à Jésus : ‘Si tu existes comme on vient de me le dire, je te demande de me le prouver instantanément. Délivre-moi tout de suite de la drogue et du tabac !’ A l’instant même, l’Esprit est tombé sur lui et il fut délivré de la drogue et du tabac. Il y a dix ans de cela, et il n’a plus jamais touché ni au tabac, ni à la drogue. Aujourd’hui, il est serviteur de Dieu en charge d’une petite communauté.

Il y a aussi des manifestations surnaturelles, des interventions directes dans la vie de personnes qui ignorent tout de Jésus. A l’issue d’un culte que je faisais dans la communauté d’une petite ville kabyle, une jeune dame vient me voir. C’était une musulmane et c’était la première fois qu’elle assistait à une réunion chrétienne. Elle souffrait d’oppression, une voix venait la tourmenter jour et nuit depuis des semaines, disant que l’enfant qu’elle portait dans son sein (elle attendait un heureux évènement) allait mourir et que ses deux autres enfants allaient mourir aussi. Elle faisait ses prières traditionnelles sans résultat. Dans la semaine, elle a une vision. Un homme en blanc se tenait devant elle et il lui dit : ‘Je suis Jésus, et moi, Jésus, je te dis : Ne crains pas, mais suis moi !’ Elle est donc venue spontanément, elle a donc assisté  à ce culte, elle a été conquise de suite par le Seigneur ; j’apprenais quelque temps plus tard que toute sa famille était convertie.

D’autre fois, c’est la providence divine qui amène les âmes. Certains parlent de hasard ! Une jeune étudiante d’une vingtaine d’année cherchait un cybercafé. Elle ouvre, par hasard, la porte d’une église où on donnait des cours bibliques. Un étudiant en plaisantant lui dit : Ici, c’est un cybercafé spécial où on envoie des mails au ciel ! Intriguée, elle est entrée, s’est assise, a écouté les cours toute la journée. Le soir, elle me disait : ‘Je ne peux plus faire marche arrière !’ Elle avait découvert Jésus. La famille a vu son changement et quelques mois plus tard, le père, la mère et les neuf grands enfants étaient gagnés à Jésus.

Il y a aussi plusieurs chaînes de télévision qui diffusent quotidiennement le message de la bonne nouvelle dans la langue du pays. Beaucoup découvrent qui est Jésus et se tournent vers le Seigneur suite à ces émissions.

Pendant des années, ces chrétiens se réunissaient dans les maisons, dans les grottes, dans les champs chaque jour pour prier, lire la Bible, été comme hiver, malgré le froid, la neige. Depuis l’année dernière, les autorités algériennes ont demandé à ce que soit mis fin à ces réunions. Les chrétiens peuvent se réunir mais dans des lieux agréés par les autorités. Des dizaines de lieux de culte ont ainsi été agréés par les autorités. Mais beaucoup de chrétiens sont privés de réunion, car ils n’ont pas encore trouvé de lieux pour se réunir, ils sont en recherche. Mais cela n’a pas ralenti le travail de l’Esprit.

Nous vivons ce temps promis par le prophète : Mais les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses… le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière. Esaie 8 : 23

Cette lumière s’étend aussi sur les pays voisins du grand Maghreb et ainsi se réalise aussi la prophétie de Joël où Dieu dit qu’Il répandrait son Esprit sur toute chair.

Nous sommes persuadés que nous verrons des choses encore plus grandes dans ces pays où règnent les angoisses et les ténèbres.

 

 

Article de Edouard Kowalski paru dans Keren Israël

 

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Provocation : l’égérie de la théorie du genre nommée ministre de l’Education nationale

28 Août 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

La nomination de celle qui fut le principal avocat de la théorie du genre au sein du gouvernement, à la tête de l’Education nationale est une provocation pour les familles. Dans son combat pour faire entrer la théorie du genre à l’école, Najat Vallaud-Belkacem a fait preuve d’un sectarisme qui fut condamné jusque dans sa famille politique.

Ainsi, Julien Dray avait dénoncé la ligne ultra que représentait Najat Vallaud Belkacem :

« La théorie du genre à l’école, c’est la conséquence de l’influence d’un féminisme qui s’est radicalisé. Najat [NDLR : Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes], elle, est sur la ligne des féministes ultras américaines, qui sont en train d’émasculer les sexes ! "

L’observatoire de la théorie du genre souhaite immédiatement obtenir des garanties quant à la non introduction de la théorie du genre au sein des programmes scolaires.

 

 

NDLR : Quel honte pour notre pays, elle devrait même pas être ministre. Heureusement la justice de Dieu se chargera de ses abominations que font nos dirigeants qui ne sont que des incapables de montrer l'exemple. Que Dieu est pitiè d'eux. 

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j'aime le regard délicat que tu poses sur moi

18 Octobre 2013 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

j'aime le regard délicat que tu poses sur moi, quand, dehors, il y a la tempête ou le chaos,
tu es le seul a apporté la paix et le réconfort!
c'est avec douceur et fermeté que tu me reprends,
comme il est doux d'être avec toi!
je n'aime pas te décevoir,
oû t'attrister car je sais que tu m'aimes,
je n'aime pas te désobéir, ou péché car je sais que tu m'aimes,
Tu veux le meilleur pour moi,
tu veux que je fasse de toi chaque jours mes délices,
ma raison de vivre ,
ma raison de respirer!
Rien est comparable à toi,
toi qui m'a sorti de la boue,
qui m'a sauvé,
toi qui m'a arraché au chao qui m'environnait, pour m'apporter la paix!
toi seul me restaure, toi seul connait mon coeur,
toi seul connait mes iniquités,
comment ne pas t'aimer,
comment ne pas tomber à tes pieds pour discerner ta volonté et t'obéir, comment ne pas voir que ton amour est si grand et si pur!
que mon coeur ne pourrait tout contenir tant il est saint et puissant,
tu es lent à la colère et riche en bonté,
toujours disposé à pardonner,
oh combien mon coeur est émue par tout cet amour,
moi qui bien souvent pêche contre toi,
qui bien souvent ne sais pas aimé comme toi,
Bien souvent tu m'attendais dans l'intimité,
et moi je courais après des futilités,
pardon Seigneur pour toutes les fois où je n'ai pas su faire silence,
où je n'ai pas su faire ce que tu me demandais,
Pardon pour toutes les fois où je n'ai pas persévéré ou prier,
toutes les fois où je n'ai pas su aider,
toutes les fois où je n'ai pas fait ce que tu me demandais,
toutes les fois où je ne t'ai pas glorifié, dans mes pensées, mes paroles mes actes,
oui pardon pour ma méconnaissance de ta personne,
pour ma méconnaissance de ta volonté,
je t'aime en esprit et en verité,
mon coeur se réjouis de te connaitre,
garde moi sur ton chemin étroit,
pour que je sois prête quand tu viendras m'enlever!
Jesus je t'aime et tu es mon Salut mon trésor rien est semblable à toi!

 

 

Source : vivi

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VOICI CE QUE RECOLTE LA FRANCE QUI NE SE REPENS PAS

27 Août 2013 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

l'Assomption 2013, dogme antéchrist

Les idolâtres catholiques étaient à la fête pour honorer la Reine du Ciel au jour de l’Assomption et pour faire suite à l’article de l’Assomption de 2012, on peut désormais suivre l’évolution croissante des malédictions qui frappent la France. Nous sommes clairement entrés dans une logique autodestructrice, dont les fondements sont posés sur des croyances et pratiques religieuses qui engendrent toutes sortes de malédictions. Comme je ne cesse de le répéter, la persistance à se définir comme pays chrétien, tout en se détournant de ce qui est le fondement, la foi en Jésus-Christ et Lui seul, conduit ce pays à s’éloigner de la grâce pour s’enfoncer toujours plus loin dans les malédictions décrites en Deutéronome 28. 

En superposant la situation de la France avec Deutéronome 28, certains faits deviennent évidents. Désindustrialisation du pays, augmentation constante de la violence et des agressions, de la pauvreté et des inégalités, déficit et dettes en augmentation, chômage de masse et précarité accrue, éclatement des familles et dépravation des mœurs, développements des pratiques occultes et cultes étrangers divers, corruption en augmentation notamment dans la politique et la finance, modification du climat, maladies nouvelles et traitements de plus en plus nombreux et coûteux, vieillissement de la population, etc…

Les faits marquants de la malédiction de 2013 jusqu’à l’Assomption.

Cette année la malédiction est clairement descendue du ciel dès le début de l’année. Avec un hiver interminable et froid. Un printemps pourri et un été où les orages auront été particulièrement dévastateurs. On ne compte plus les émissions qui présentaient des grêlons gros comme des œufs de pigeons dévastant des régions entières comme en Gironde où le vignoble bordelais a perdu en une journée 5000 hectares de vignes et que dire du Sud-Ouest qui vivait des inondations mémorables avec en prime la grotte de Lourdes sous les eaux, tout un symbole. 

Mais tout cela n’est pas dû au hasard. Le gouvernement maçonnico-socialiste a lui-même fait sa guerre personnelle aux valeurs bibliques en imposant par la force sa loi scélérate pour permettre aux sodomites d’accéder au mariage. Ce gouvernement divisé et indécis n’a pas seulement clivé le pays, il l’a définitivement coupé de toutes racines chrétiennes. Largement tourné vers sa population émigrée qu’il favorise par toutes sortes de mesures de soutien, c’est la pénétration massive de l’islam qui est la grande gagnante de la gouvernance actuelle.

L’insécurité grandissante peut se mesurer au nombre de zones de sécurité prioritaire qui vont croissantes. Quinze zones ont été annoncées durant l'été 2012 pour entrer en vigueur en septembre 2012 ; le 15 novembre 2012, sont annoncées quarante-neuf zones supplémentaires qui doivent être instaurées d'ici septembre 2013. Le président de la communauté urbaine de Marseille, Eugène Caselli, a écrit au ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour lui demander le classement de la totalité de la ville en zone de sécurité prioritaire. Une des plus grandes villes de France, reléguée au rang de banlieue à risque, un beau succès d’intégration.

Quant au monde paysan, c’est aujourd’hui les producteurs d’œufs qui remplacent ceux du lait, pour balancer dans la nature leur production. Un collectif informel d'éleveurs bretons a détruit près de 400.000 œufs, entre le 6 et le 10 août, lors d'actions coups de poing dans différentes communes du Finistère et des Côtes d'Armor. Au début de l'année dernière les éleveurs de l'Union européenne, et donc Français, ont dû suspendre la production afin de mettre leurs installations aux normes et offrir aux poules qui assurent leurs revenus, quelques dizaines de centimètres carrés en plus par cage. Les mises aux normes furent souvent l'occasion d'un agrandissement des installations et donc de la production. Déjà limite dans les coûts suite à l’augmentation du prix des céréales, la production déjà excédentaire fut noyée dans un surplus inutile qui va achever une partie des exploitants totalement irresponsables dans leur démarche de production industrialisée. Mais c’est toute la filière agricole sous la direction de l’Union qui est en train de se suicider, comme le dénonce Bourguignon dans cet extrait. 

Histoire de France : quand la France se mit sous le règne marial.

En 1637, le roi Louis XIII désirant un héritier consacre la France à la Vierge Marie et demande à ses sujets de faire tous les 15 août une procession dans chaque paroisse afin d'avoir un fils. Comme Louis XIV naît l'année suivante, la fête célébrée par le Vœu de Louis XIII prend une importance particulière en France. Louis XIV serait donc un peu l’enfant de la Vierge. Son règne exceptionnellement long voit la France remplacer l'Espagne au premier rang en Europe. Avec un règne de soixante-douze ans, c'est le chef d'État qui a gouverné la France le plus longtemps, et le souverain qui est parvenu à l'âge le plus avancé. Il est aussi le monarque qui a régné le plus longtemps en Europe. Louis XIV renforce la centralisation du pouvoir royal et impose définitivement la monarchie absolue. Luttant contre les protestants il unifie religieusement la France sous le catholicisme. Une suite de guerres de plus en plus longues, indécises et ruineuses permettent d'agrandir le royaume, mais à quel prix. Mais les pertes militaires pèsent peu à côté des mauvaises récoltes à répétition que provoquent étés pluvieux et hivers glaciaux. Mal nourries, quand elles ne meurent pas littéralement de faim, les populations sont la proie de maladies endémiques qui se transforment alors en épidémies. En 1693 et 1694, deux années terribles, près de 1,7 million de Français trouvent la mort. Autant que durant la Première Guerre mondiale, mais pour une population deux fois moindre. On le voit, être enfant de la Vierge fut plus une malédiction pour la France qu’une sainte bénédiction catholique et mariale. Et on pourrait poursuivre l’histoire avec la décimation de la famille royale, jusqu’à la Révolution qui fit disparaître la monarchie et balaya le catholicisme, mais c’est une autre histoire…

Ainsi au début tout semble allez pour le mieux et le 18ème siècle sera celui de l’avènement de la France monarchique au niveau mondial, mais il se terminera par son déclin et même son anéantissement total. Aujourd’hui la même chose se reproduit au niveau européen avec l’Union de la bête de l’Apocalypse et sa fin sera identique et définitive.

 

source : schoenel blog2

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Dommage d'en arriver là...

30 Juin 2013 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

Il y a un brouhaha dans cette assemblée ce matin, les gens s'embrassent, sourient, se congratules, il y a une joie partout. Alors après avoir chanter des cantiques, et après la louange, le pasteur prend la parole et explique que l'invité de ce matin est un frère missionnaire, et que c'est lui qui va apporter le message. Et effectivement ce missionnaire nous parle de l'œuvre de Dieu, mais en assistant quand même sur un point c'est qu'il a besoin d'argent pour continué l'œuvre. Après 45 mn, le pasteur reprend la parole en disant : Nous allons faire un service d'offrandes pour notre frère, alors là tout le monde se prépare à donner l'enveloppe, et à la fin le pasteur regarde le panier, et lance : Je met 500 Euros si il y a 30 personnes qui sont capables de mettre 100 Euros. Il répète sa formule et là quelque personnes de lèvent et vont mettre les 100 Euros dans le panier.

A la fin du culte, une sœur m'interpelle et me dit : Vous êtes nouveau ? Oui je lui répond, bienvenu me dit elle, merci je lui répond, et là je lui demande : Dite ma sœur, j'aurai une question à vous posez ? Bien sur frère allez y ! C'est tout les dimanches pareils ? C'est-à-dire me demanda t-elle ? Les offrandes se passent comme ça tous les dimanches ? Non, aujourd'hui c'est spécial parce que le frère est venu de loin ! Vous le connaissez ce frère ? Non c'est la première fois qu'il vient ici ! Mais pourquoi toutes ces questions ? Bah voilà ma sœur, je suis venu pour un frère qui habite dans le sud de la France, et ce frère depuis peu a été mis dehors du terrain qu'il gardait, et maintenant sa caravane et lui sont sur un parking alors j'ai penser que peut être vous pourriez l'aider ? Alors là il faut voir avec le pasteur me dit elle.
Alors je vais voir la pasteur, nous nous saluons, me demande d’où je viens, merci d'être venu etc. Et c'est à ce moment là que je lui explique l'histoire de notre frère Jean Marie à Fos sur mer. Quel fut pas ma surprise, tout abord il me pose des question sur moi si je suis chrétien, si je suis baptiser, et là la fameuse question : De quel église j'appartient ? Avant de répondre je le regarde droit dans les yeux, et en toute simplicité je lui répond : Je n'ai pas compris votre question ! Surpris il repose sa question : de quelle église êtes vous ? Je lui dis que j'appartiens à l'Église de Christ ! Et la une chaîne évènementielle se met en place, là j'ai droit aux : Nous sommes des chrétiens qui sommes engagés, nous appartenons à la fédération des église protestante de France, que ceci que cela. Alors je lui dit vous êtes chrétiens, mais les témoins de jehova le sont aussi, les mormons se disent chrétiens, les scientologues se disent également chrétiens, il commençais à s'énerver contre moi, alors je lui dit : Aaah, pardonnez moi je croyais que vous étiez le corps de Christ, désolé je me suis tromper d'endroit 
Sur ce il éclate sa colère, nous ne savons pas d’où vous venez, qu'est ce qui me prouve que vous êtes chrétien, alors je lui répond comme je vous l'ai dit je ne viens pas pour moi, mais pour un frère qui est dans une situation difficile, et je pensais que vous pourriez l'aider comme nous le demande le Seigneur, mais je vois que vous n'êtes pas le corps du Christ mais une fédération mondaine qui cherche sa propre gloire. Pardonnez moi je me suis tromper d'endroit et là je le laisse sur son pas de porte, la bouche grande ouverte et en réfléchissant à ce que je venais de dire.

Voyez vous le christianisme est devenu un système de fédération, d'organisation, de mouvement, c'est à croire que Jésus est venu disant : je vais aller à la croix pour les ADD, pour les fédérations évangéliques, pour des mouvements internationaux etc, pour le reste tant pis.
Ce qui veut dire que si tu est assis confortablement, si tu es docile, obéissant, que tu fasse tout ce que ces gourou et leurs acolytes te disent de faire, alors tu es un bon chrétien, mais du moment où tu sort du lot, et que tu commence à dire : ça suffit les conneries, est ont l'Église de Christ où bien on appartient à c'est fédération mondaine ? Parce que je vais vous dire ceci, ces fédération, association, mouvement quelque soit le nom qu'ils prennent savez vous ou sont enregistrés leurs statuts ? Chez les hommes du monde, ces même hommes qui se moquent de notre foi, ces même hommes nous donnent le droit de faire une association, et qui plus est, très surveillés.
De quelle église fait tu partie, mais cette question est tellement grossière, on devrait même pas la poser, chaque fois que je demande quelque chose c'est la même ritournelle. Alors pendant que nous nous battons pour savoir de quelle église nous sommes, et bien Jean Marie lui est sur ce parking, avec rien, c'est ça l'œuvre de Jésus ? Bah ma foi d'après ce que je vois aujourd'hui ces fédération, sont devenue triste égoïste individuelle, sans compassion et se foutant de ce qui se passe en dehors, juste leur petit climat et leurs intérêts personnels. Je ne m'en prends pas aux membres mais bien à leurs conducteurs qui ne sont que des boucs parmi les brebis.

C'est bien jolie de mettre des versets biblique, c'est bien de mettre des prières en ligne, de montrer que l'on est des chrétiens, on se congratules sur Internet, sois béni par çi, soi béni par là, on se glorifie les un les autres, tous ont la parlotte doctrinale, mais au bout du compte qu'est ce que vous faites de plus ? Rien. Pendant que tous se glorifie se congratule, se passe de la pommade, Jean marie lui le frère oui car il est notre frère, pendant ce temps il croupie sur un parking avec une caravane pourrie.
L'Église : Le mot Église vient du grec ekklêsia, qui signifie « assemblée » et provient du verbe ekkaleô « je convoque ». Jésus a dit lorsque deux ou trois sont assemblée en mon Nom je suis au milieu d'eux, sachez que lorsque des personnes se réunissent que ce soit deux ou trois ils forment l'Église, et non pas vos bâtiments avec vos pelouses bien tondues. Je croyais que l'Église était une grande famille ou chacun prenait soin de son prochain, alors si tu n'es pas capable d'aider ton frère, arrête de te faire appeler chrétien car tu n'en as pas l'envergure.

 

Sentinelle80

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Merci de votre compassion....

21 Juin 2013 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

Voici la caravane dans laquelle le frère Jean Marie de Martigues vit, et aujourd'hui plus qu'hier il a besoin de nous, j'en appel à votre compassion pour lui venir en aide, si votre coeur vous parle, écrivez à :  e.e.r@neuf.fr, tout dons quelque soit est bienvenue. Merci d'avance.

Merci de votre compassion....
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L'Eglise de maison...

18 Juin 2013 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

"La question de savoir si les églises locales existent en vertu d'une institution ou d'un commandement de Dieu, en sorte que les vrais croyants vivant en un même lieu doivent ou bien organiser de telles églises ou bien se joindre à celles qui existent déjà, est de la plus grande importance", nous dit J.T. Mueller.

Cette question mérite sûrement d'être répondu, car elle reflète le besoin essentiel du chrétien authentique de s'assembler avec ses pareils. Or il faut réaliser qu'il est impossible d'organiser un Église, puisque l'Église est "un état d'être" et non "une institution". Organiser une Église serait admettre ne point faire partie de l'Église authentique de Christ ; et indiquerait un doute sur l'authenticité du salut par la Grâce des chrétiens qui la forme ; du moins un grand manque de compréhension et de discernement de leur part. Or nous savons que le chrétien individuel est l'Église visible et que Christ en lui est l'Église invisible. Ceci nous indique qu'un chrétien soit seul ou qu'il soit dans un groupe, il est dans l'Église puisque l'Église est un état d'être et non une organisation formelle. Toutefois la Bible nous indique la nécessité et non l'obligation de se réunir ensemble pour partager notre foi et nous encourager mutuellement à persister dans l'espérance de la gloire à venir.

Sachant que le mot l'Église" signifie "l'Appel à Renaître, ou Appel à la Séparation", c'est-à-dire "être en état de Grâce" par le moyen de la foi dans le sang de Christ, "être délivré" de nos péchés ; nous indique qu'un groupe de chrétiens réunis ensemble est "une assemblée d'invités à la Séparation", ou "d'invités à la Délivrance" par le moyen de la foi en Christ. Ce sont "les délivrés ou les séparés" qui forment individuellement "l'assemblée", et non l'assemblée qui forme l'Église. Mais nous pourrions dire aussi que chaque croyant individuel étant l'Église en soi-même ; l'assemblée d'un groupe de croyants est la manifestation de l'Église dans une localité spécifique. C'est-à-dire que l'assemblée est l'évidence de la Grâce dans chaque chrétien réuni qui se manifeste dans la proclamation de sa Séparation, nommé aussi l'Évangile de la Grâce.

 

Le professeur James I. Packer, B.A., M.A., D. Phil., mentionne quelque chose d'intéressant sur ce sujet (Basic Christian Doctrines, par : Carl F.H. Henry) : "L'apôtre Paul parle non seulement du Corps entier, mais aussi des groupes locaux et même d'une famille Chrétienne comme étant "l'Église". Jamais un groupe locale est appelé "une église". Car Paul ne regarde pas l'Église comme étant un groupe d'églises locales, et encore moins de dénominations ; sa pensée étant plutôt qu'un groupe de croyants, qu'ils soient deux ou trois, réuni au nom de Jésus ; sont l'Église dans le lieu où ils se rencontrent, la manifestation locale de la vie spirituelle de l'Église". En effet, dans le dernier chapitre de l'épître aux Romains, Paul signale l'existence d'au moins cinq groupes de chrétiens dans la ville de Rome, qui se rencontre, chacun dans leur propre maison, comme étant "les appelés à être saints" ou "appelés à être séparés", à être "marginalisés" (Romains 1.6 ; 16.3-15).

 

D'après ces indications et plusieurs autres, nous voyons qu'une famille qui se rencontre autour de la Parole ; père, mère et enfants ; est considérée comme étant l'Église. Le concept d'Église de famille valorise d'avantage la famille chrétienne ; encore plus si quelques amis s'ajoutent à leur réunion de partage. Ici l'Église trouve sa valeur dans la simplicité et non dans les complexités d'une Institution formelle. C'est dans le principe de famille chrétienne que nous voyons l'Église comme étant "l'éclosion de la Grâce" dans le coeur de tous ceux qui se réunissent. Là est l'essentiel, et là Christ est présent dans son Église Marginale. Ainsi l'Évangile de la Grâce seule est préservé dans les foyers chrétiens, par les parents chrétiens et par les amis chrétiens ; et l'étude de la Bible par ces Chrétiens peut à elle seule, préserver et répandre l'Église de Christ sur la terre. Ceci nous indique clairement que toute Institution est l'ennemi de la famille chrétienne ; car toute Institution nous dérobe de notre Liberté que nous avons en Christ. Ils nous faut donc combattre contre tout ce qui s'oppose à "l'Amour, la Foi, et la Liberté" de la Grâce unique de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur ; seul Chef de notre famille. Nous avons donc l'indication que l'Église de Maison est le modèle unique pour les rencontres et les études de la Parole de Dieu.

Même J.M. Nicole qui fait partie de l'Église Réformée affirme que les premiers chrétiens se rencontrèrent de maison en maison : "Au premier siècle, nous ne trouvons pas de trace de bâtiment spécialement affecté au culte chrétien. On se réunissait dans des maisons particulières. Au début, le culte était célébré tous les jours (Actes 2.46-47 ; 5.42). Une grande spontanéité caractérisait le culte. On chantait des psaumes et des cantiques. On priait à haute voix. Ceux qui s'y sentaient poussés (par l'Esprit en eux) pouvaient adresser une parole d'exhortation ou d'enseignement. Sans doute (les instructeurs) prenaient-ils la parole plus souvent que d'autres. D'ailleurs la liberté qui régnait n'empêchait pas l'ordre et la bienséance. Les diverses (assemblée) locales semblent avoir été indépendantes les unes vis-à-vis des autres. Leur unité était basée sur l'intérêt mutuel et non sur une organisation administrative. Elles se soutenaient mutuellement par des dons financiers parfaitement libres et spontanés".

Voici donc le modèle à reproduire dans les rencontres de maisons. Tenant compte des circonstances et de la liberté chrétienne, ce modèle peut tolérer certaines variations tout en demeurant dans sa simplicité première. C'est ici que nous trouvons le Christianisme Marginal; un Christianisme pur et sans forme, libre comme le vent : "Séparez-vous de cette génération perverse" (Actes 2.40).

J'emprunte ici deux articles excellents de l'Assemblée Chrétienne de la Grâce qui traitent de ce sujet : Où allez-vous à l'Église...

 

Vous a-t'on déjà demandé "Où allez-vous à l'Église ? " ? Une telle question est commune surtout parmi les chrétiens. Cependant la question elle même touche une note significative dans le plan de Dieu.

 

Considérez le scénario suivant :

 

Supposez qu'un nouvel employé arrive à votre lieu de travail. Vous apprenez, en parlant avec lui, qu'il est Chrétien. Lorsque vous lui demandez de quelle église il fait partie, il répond en disant " Je vais à une église qui se réunit dans une maison ". Quelles sont les pensées qui vous passent par la tête ? Pensez-vous, "Hé ! c'est pas mal bizarre — ce gars doit être un rejet religieux ou une sorte de paria émotionnel" Ou " Il fait peut-être partie d'une secte ou d'un groupe marginal bizarroïde". Ou " Il doit y avoir quelque chose qui cloche avec ce gars là — sinon, pourquoi ne va t'il pas à une église régulière ?" Ou " Ce gars là doit être certainement une sorte de rebelle ; il est probablement incapable de se soumettre sinon il irait à une église normale — tu sais, le genre qui se réunit dans un building.".

 

Malheureusement, ce sont là les pensées qui passent par la tête de plusieurs chrétiens de nos jours à toutes les fois que l'idée d'une " réunion d'église maison " leur est présentée. Mais voici le point qui est intéressant, là où le nouvel employé se réunit pour aller à l'Église est identique à l'endroit où tous les chrétiens mentionnés dans le Nouveau Testament ! En effet, l'Église locale se réunissait dans les maisons de ses membres pendant la période couvrant les trois cents premières années de l'Église.

 

Robert Banks, érudit du Nouveau Testament fait l'observation suivante :

 

Que nous soyons entrain de considérer les réunions plus petites de quelques chrétiens dans une ville ou une grande réunion impliquant toute la population chrétienne, c'est dans la maison d'un de ses membres que l''ekklesia a lieu — par exemple dans la "chambre haute". Il n'y a aucune trace de preuve de buildings spéciaux avant le troisième siècle qui aurait été construit dans le but de tenir des réunions chrétiennes (l'idée que Paul se faisait de la communauté).

L'endroit commun de rencontre pour les premiers chrétiens n'était rien d'autre que la maison. Tout autre chose aurait été l'exception et assurément aurait été vue comme étant hors de l'ordinaire. Notez le passage suivant :

 

Ils... (les croyants) rompaient le pain dans les MAISONS, ...

Actes 2:46

 

Saul, de son côté, ravageait L'ÉGLISE ; pénétrant dans les MAISONS, il en arrachait hommes et femmes, et les faisait jeter en prison.

Actes 8:3

 

Vous savez que je n'ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n'ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les MAISONS,

Actes 20:20

 

Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'oeuvre en Jésus-Christ,... Saluez aussi L'ÉGLISE qui est dans leur MAISON...

Romains 16:3,5

 

Les Églises d'Asie vous saluent. Aquilas et Priscille, avec L'ÉGLISE qui est dans leur MAISON, vous saluent beaucoup dans le Seigneur

1 Corinthiens 16:19

 

...à la soeur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à L'ÉGLISE qui est dans ta MAISON :

Philémon 1:2

 

 

Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pasdans votre Maison, et ne lui dites pas : Salut !

2 Jean 1:10

 

Les passages de la bible ci dessus démontrent amplement que l'Église des premiers siècles se rencontrait selon la coutume dans les maisons de ses membres qui pratiquaient l'hospitalité. (voyez aussi Actes 2:2; 9:11; 10:32; 12:12; 16:15,34,40; 17:5; 18:7; 21:8).

 

Ainsi, les croyants du premier siècle ne connaissaient rien de ce que l'on appelle des bâtisses d'« Église » d'aujourd'hui. Ils ne connaissaient aussi rien de maisons converties en basiliques où nous pourrions trouver des bancs de bois durs fixés aux planchers et une chaire qui serait parmi le mobilier du salon. Tandis que de telles choses existent au 20ième siècle, elles sont étrangères pour les croyants du premier siècle. Les premiers chrétiens se réunissaient simplement dans des maisons ordinaires habitées par leurs propriétaires. Ainsi le Nouveau Testament ne parle pas et ne connaît rien de ce que nous appellerions des « maisons-églises ». Tout ce qu'il connaît, c'est

«  l' Église dans la maison ».

 

Que faisait l'Église naissante lorsque ses membres devenaient trop nombreux ? Elle n'érigeait pas de bâtisse, mais se multipliait simplement dans plusieurs autres maisons suivant le principe de « maison en maison » (Actes 2:46; 20:20).

À cet effet, l'érudition du Nouveau Testament est d'accord aujourd'hui que l'Église primitive était essentiellement un réseau de réunions dans les maisons. Ainsi s'il y a quelque chose que l'on pourrait appeler une Église normale, c'est l'Église qui se réunit dans la maison. Où comme un auteur le dit,« S'il y a une forme d'Église dans le Nouveau Testament, c'est l'Église maison. »

 

Néanmoins, certains ont essayé de donner l'argument que les Chrétiens primitifs auraient érigé des édifices spécialisés s'ils n'avaient été sous la persécution : par conséquent, ils se réunissaient dans des maisons pour se cacher de leurs persécuteurs. Tandis que cette idée est assez populaire, elle est enracinée dans des spéculations conjecturales, cela ne correspond pas avec les preuves historiques. Bill Grimes établit le point en disant ceci :

Plusieurs rejettent le concept des Églises maisons tôt dans l'histoire de l'Église comme étant le résultat de persécutions. Toutefois, n'importe quel livre d'histoire de l'Église révélera que la persécution avant l'an 250 était sporadique, locale et habituellement le résultat de l'hostilité des foules plutôt que d'un décret de Rome. Ce mythe de la « persécution » entre aussi en conflit avec les Écritures. Actes 2:46-47 décrit des réunions maisons tandis que l'Église jouissait de la faveur de la part de tous. Lorsque la persécution est survenue, les réunions de maisons n'ont pas empêché Saul de savoir où aller pour arrêter des croyants (Actes 8:3). De toute évidence, ils ne gardaient pas secret l'endroit où ils se réunissaient. (Toward a House Church Theology traduit librement par J.-P. Côté).

Si nous lisons le Nouveau Testament cherchant à comprendre comment les chrétiens du premier siècle entraient en rapport les uns avec les autres, nous découvrirons qu'ils se réunissaient dans des maisons pour des raisons qui sont en harmonie avec des principes spirituels. Comme tels, trois raisons s'appliquent à nous aujourd'hui avec autant de force que pour les premiers Chrétiens. Explorons certains de ceux-ci maintenant.

 

1) La maison est le cadre naturel pour pratiquer tout ce qui se rapporte aux exhortations (Les uns les autres).

 

Toutes les instructions données par les apôtres concernant l'assemblée des croyants sont mieux adaptées pour un cadre petit comme la maison. Les pratiques normatives de l'Église apostolique telles que la participation mutuelle (Hébreux 10:24-25) ; l'exercice des dons de chacun des membres (1 Corinthiens 14:26) ; l'édification mutuelle des frères et soeurs dans une communauté se faisant face intentionnellement (Éphésiens 2:21-22) ; le repas communautaire (1 Corinthiens 11) ; la transparence ouverte et la soumission mutuelle des membres les uns envers les autres (Romains 15:14; Galates 6:1-2; Jacques 5:16,19-20) ; la liberté permettant les questions et le dialogue interactif (1 Corinthiens 14:29-40) ; et une communion fraternelle (vie partagée) orientée vers la liberté du Saint-Esprit (2 Corinthiens 3:17; 13:14) s'opère toutes mieux dans un petit environnement tel qu'une maison.

 

En somme, les cinquante-huit exhortations (les uns les autres) du Nouveau Testament peuvent seulement être correctement obéi et réalisé dans un environnement tel qu'une maison. Pour cette raison, la réunion d'église dans une maison est très propice à la réalisation des desseins éternels de Dieu, un plan qui est centré sur l'édification collective d'un Corps à la ressemblance de Christ (Éphésiens 2:19-22).

 

2) La maison représente la simplicité de la vie chrétienne.

 

La maison représente l'humilité, être au naturel et une pure simplicité, ce sont les marques distinctives de l'Église primitive. (Actes 2:46; 2 Corinthiens 11:3). La maison (typiquement parlant) est un endroit beaucoup plus humble que les imposants édifices religieux que l'on retrouve de nos jours avec leurs clochers élevés, leurs décors élégants, leurs nefs spacieuses. De cette façon, la plupart des édifices « Églises » modernes semblent plus refléter la vantardise de ce monde que le Sauveur humble et modeste dont nous portons le nom. Par contraste, les premiers chrétiens cherchaient à attirer l'attention sur leur Seigneur ressuscité plutôt que sur eux mêmes ou sur leurs propres accomplissements. De plus, le coût d'opération d'un édifice religieux coûte habituellement très cher pour ses membres. Combien plus les mains des chrétiens seraient libres de supporter ses missionnaires et d'aider les pauvres s'ils n'avaient pas à supporter un fardeau si pesant.

 

3) La maison(née) reflète l'aspect famille de l'Église.

 

Il y a une affinité naturelle entre la réunion tenue dans une maison et le motif familial de l'Église dont les écrits de Paul sont saturés. Parce que la maison est l'environnement natif de la famille, elle fournit naturellement l'Église avec un atmosphère familiale — précisément l'atmosphère qui prévalait sur la vie de l'Église des chrétiens du premier siècle. De l'autre côté, de façon radicalement opposée, l'environnement artificiel engendré par les bâtisses d'"Église" crée un climat impersonnel qui fait obstacle à l'intimité et à la soumission les uns aux autres. Les édifices conventionnels d'Églises produisent une certaine rigidité étouffante qui est contraire aux réunions dans les maisons qui ont un air plaisant et non-officiel. De plus, c'est assez facile de "se perdre" dans un grand building. Il arrive souvent de passer inaperçu dans une grande basilique et pire encore de se cacher dans leurs péchés sans être confrontés. Il n'en est pas ainsi dans une Église maison. Toutes nos verrues paraissent et c'est très bien comme ça. Chaque membre est reconnu, accepté, encouragé et aidé.

 

En plus, la manière formelle avec laquelle les choses sont faites dans l'Église basilique tend à décourager l'interaction et la spontanéité mutuelle qui caractérisait les assemblées de l'Église primitive. Si vous essayez de faire l'exégèse de l'architecture d'un building d'Église typique, vous découvrirez qu'elle enseigne effectivement à l'Église à demeurer passive. La structure intérieure n'est pas conçue pour la communication interpersonnelle, la cohésion sociale, le ministère mutuel, ou la communion fraternelle. Au lieu, elle est conçue pour une communication à sens unique — de la chaire aux chaises, du leader à la congrégation. À cet égard, l'édifice d'Église typique est semblable à une salle de conférence ou à un cinéma. La congrégation est arrangée avec soin avec des chaises ou des bancs pour voir ou entendre le pasteur (ou prêtre) parler à partir de la chaire. Les gens sont concentrés sur une seule chose, le leader du clergé et sa chaire. (Dans les Églises liturgiques, la table / autel prend la place de la chaire comme point de référence central.) La place où les pasteurs et le staff (employés) sont assis est normalement élevée au-dessus du plancher ou s'assoie la congrégation. Un tel arrangement renforce non seulement le fossé clergé / laïque, mais nourrit la mentalité de spectateurs qui afflige la plus grande partie du corps de Christ aujourd'hui. W.J. Pethybridge observe astucieusement ceci :

 

Dans l'assemblée d'un petit groupe dans une association amicale d'une maison, tous peuvent se connaître les uns les autres et les relations sont plus vraies et moins formelles. Avec un plus petit nombre s'est possible pour tout le monde de prendre une part active dans une réunion, et alors tout le Corps de Christ présent peut fonctionner... Avoir une bâtisse spéciale pour se réunir implique presque toujours l'idée d'une personne spéciale comme ministre qui se développe en un ministère d'un seul homme et empêche le plein exercice de la prêtrise de tous les croyants (The Lost Secret of the Early Church).

Cela semble clair, alors, que les premiers Chrétiens conduisaient leurs réunions dans les maisons afin d'exprimer le caractère de la vie de l'Église. Ils se réunissaient dans les maisons pour s'encourager la dimension familiale de leur adoration, leur communion fraternelle et leur ministère mutuel. Les réunions dans les maisons faisaient que l'intérêt de l'Église et celle des saints étaient ressenties comme étant le même. Ces réunions nourrissaient un sens de proximité entre eux et l'Église, au lieu de les distancer de l'Église (comme s'est si souvent le cas aujourd'hui — où les membres assistent à l'Église entant que spectateurs distants, au lieu d'être des participants actifs).

 

Bref, une réunion d'Église-maison pourvoyait autant la rectitude et les relations profondes qui doivent caractériser l'Église. L'Esprit d'une réunion d'Église-maison fournissait les saints avec une atmosphère familiale là où la vraie communion "coude à coude", "face à face ", "blanc des yeux à blanc des yeux " avait lieu.

 

Cela pourvoyait un climat favorisant la communication ouverte, la cohésion spirituelle et une communion sans réserve — les caractéristiques requises pour une expérience pleine et florissante de la koinonia (communion partagée) du Saint-Esprit pour laquelle nous sommes destinés. En toutes ces façons, les réunions d'Églises-maisons ne sont pas seulement que fondamentalement bibliques, mais elles sont diamétralement opposées aux services style « chaire-chaises » où les croyants sont forcés d'entrer en communion avec le derrière de la tête de quelqu'un pendant une heure ou deux. Dans sa discussion sur l'endroit où doit se réunir l'Église, Watchman Nee passe la remarque :

Dans nos assemblées aujourd'hui nous devons retourner au principe de la chambre-haute. Le rez-de-chaussée est un lieu d'affaire, un lieu où les hommes entrent et sortent ; mais il y a plus une atmosphère de maison en ce qui concerne la chambre-haute, et les réunions des enfants de Dieu sont une affaire familiale. La Dernière Cène a eu lieu dans une chambre-haute, ainsi que la Pentecôte, et aussi la réunion à Troas. Dieu veut que l'intimité de la chambre-haute puisse marquer l'assemblée de ses enfants, non pas le formalisme rigide d'un édifice public imposant. C'est pourquoi, dans la Parole de Dieu nous trouvons ses enfants se réunissants dans l'atmosphère familiale d'une maison privée... nous devrions encourager les réunions dans les foyers des chrétiens... les maisons des frères et soeurs vont rencontrer presque toujours les besoins d'une assemblée d'Église meetings (The Normal Christian Church Life).

 

4) La maison est un modèle d'authenticité spirituelle.

 

Nous vivons dans un temps où plusieurs personnes, spécialement les jeunes, recherchent l'Authenticité Spirituelle. Pour plusieurs, comme eux, les Églises qui se réunissent dans des amphithéâtres, des cathédrales de cristal et des dômes à tours d'ivoire apparaissent superficiels. Par contraste, l'Église se réunissant dans une maison sert de témoignage abondant des réalités spirituelles aux non-croyants qui sont sceptiques de ces institutions religieuses qui regardent les bâtisses prestigieuses et les budgets de multi-millions de dollars ayant du succès.

 

Plusieurs non-croyants n'assisteront pas un service religieux moderne se tenant dans une Église style basilique où on s'attend, de la part de ceux qui y viennent , qu'ils soient habillés pour le spectacle. Mais ils ne se sentiront pas menacés dans une réunion se tenant dans le confort de la maison de quelqu'un où ils peuvent être eux-mêmes. L'atmosphère non-conventionelle de la maison, par opposition à un building clinique est beaucoup plus invitants pour eux. C'est peut-être pour ça que les premiers chrétiens ont choisi le simple cadre d'une maison pour adorer leur Seigneur au lieu d'ériger des lieux de pèlerinages, des sanctuaires, et des synagogues comme le faisaient les autres religions de leur temps.

 

Ironiquement, plusieurs chrétiens modernes croient que si une Église ne possède pas de bâtisse, son témoignage face au monde sera en quelque sorte affecté et ralentira sa croissance. Mais rien ne pourrait être aussi loin de la vérité. Argumentant sur la base que l'Église primitive n'a pas commencée à construire d'édifices avant le troisième siècle, Howard Snyder fait les observations suivantes :

 

Qu'importe les autres bons usages qu'ont les buildings, ils ne sont pas essentiels, ni pour la croissance numérique ou la profondeur spirituelle. L'Église primitive possédait ces deux qualités, et la plus grande période de vitalité et de croissance à venir jusqu'à il n'y a pas très longtemps, était dans les deux premiers siècles après Jésus-Christ. En d'autres mots, l'Église grandissait à son plus vite lorsqu'elle n'avait pas l'aide, ou plutôt qu'elle était encombrée par des édifices d'Église. (The Problem of Wineskins, used by permission of the author).

 

5) La maison rend témoignage que le peuple forme la maison de Dieu.

 

La notion contemporaine d'"Église" est souvent associée avec un bâtiment (appelé communément "le sanctuaire"). Toutefois, selon la Bible, ce sont les croyants habités par la vie de Dieu qui sont appelés "la maison de Dieu," non pas les briques et le ciment. Alors que dans le judaïsme, le temple est le lieu mis à part, dans le Christianisme la communauté de croyants est le temple.

 

Le lieu spatial des réunions des premiers chrétiens allait directement à l'encontre des coutumes religieuses du premier siècle. Les juifs avaient désigné des édifices pour leurs cultes (synagogues), et les païens aussi (lieux saints, temples). Ainsi les deux, le Judaïsme et le paganisme enseignent qu'il doit y avoir lieu mis à part pour l‘adoration divine. Il n'en est pas ainsi avec le christianisme. L'Église primitive était le seul groupe religieux du premier siècle qui se réunissait exclusivement dans les maisons. Tandis que ça aurait été tout à fait naturel pour eux de continuer leur héritage Juif et ériger des édifices pour rencontrer leurs besoins, ils ont intentionnellement omis de le faire. Peut être que les premiers croyants savaient à quel point les édifices sanctifiés (mis à part) produisaient de la confusion, et alors, évitait d'en ériger pour préserver le témoignage que le peuple formait les pierres vivantes qui constitue l'habitation de Dieu (Son Tabernacle).

 

Conclusion

 

Ce qu'on a dit, jusqu'à maintenant, peut se résumer à cette simple mais profonde observation : la localisation sociale de l'assemblée d'Église exprime et influence à la fois le caractère de l'Église elle-même. Ainsi, le cadre spatial de l'Église possède une signification théologique. Dans le « sanctuaire » ou « chapelle » typique, la chaire, les sièges (les bancs), et l'espace massif engendre un air formel qui inhibe l'interaction et les rapports mutuels. En contraste, les caractéristiques particulières d'une maison, le peu de places pour s'asseoir, l'atmosphère informelle, le cadre convivial pour partager les repas, les espaces personnalisés sur des fauteuils moelleux, etc. — contiennent le contexte relationnel qui fait bénéficier le ministère mutuel.

 

Dit simplement, l'Église naissante se réunissait dans les maisons de ses membres pour des raisons spirituellement justifiables. Et l'Église moderne de type « basilique » amoindri ces raisons. En ce qui concerne les implications présentes des réunions d'Église maison, Howard Snyder remarque astucieusement :

 

Les Églises maisons ont probablement été la forme d'organisation sociale Chrétienne la plus commune dans toute l'histoire de l'Église... En dépit de ce que nous pourrions penser, si nous regardions simplement autour de nous ici, des centaines de milliers d'Églises-maisons chrétiennes existent aujourd'hui en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Chine, en Australie, en Europe de l'est et en plusieurs autres endroits autour du monde. Dans un certain sens, il y a une église souterraine (underground), et comme tel, elle représente un courant caché de l'histoire de l'Église. Mais quand même qu'elles sont cachées, et dans la plupart des endroits n'est pas la forme dominante de la culture, ces Églises maisons représentent probablement le plus grand nombre de chrétiens autour du monde... Le Nouveau Testament nous enseigne que l'Église est une communauté dans laquelle tous ont reçu des dons et tous ont un ministère.

 

L'Église telle qu'enseignée dans les Écritures est une nouvelle réalité sociale qui modèle et qui incarne le respect et le souci pour les gens que l'on voit en Jésus lui-même. Cela est notre noble appel. Et même l'Église, en fait, trahit souvent cet appel. Les Églises-maisons sont une grande partie de la façon de se sortir de cette trahison et ce paradoxe. La communauté face à face engendre le respect mutuel, la responsabilité mutuelle, la soumission mutuelle, et le ministère mutuel. La sociologie de l'Église-maison favorise un sens d'égalité et de valeur mutuelle, même si elle ne la garantit pas telle que l'Église de Corinthe nous l'a démontré... Dans le modèle d'Église-maison, l'égalité et le ministère mutuel ne sont pas le résultat d'un programme ou d'un procédé éducationnel ; ils font partie inhérente de la forme même de l'Église elle-même. Parce que dans l'Église-maison tous sont valorisés et connus — tous ont une place par définition. L'Église-maison pourvoit un environnement de soins mutuels et d'encouragement qui tend à favoriser un large éventail de dons et de ministères. Les principes du Nouveau Testament de la prêtrise de tous les croyants, les dons du Saint-Esprit, et le ministère mutuel...

Avis

Comme j'ai mentionné plus haut, ce n'est pas toutes les Églises de Maison qui sont en règles avec les Écritures. J'avise donc les enfants de Dieu de se méfier de tous groupes qui proclament l'unité et la tolérance, ou qui enseignent un supposé Baptême de l'Esprit avec des dons miraculeux comme le parler en langues et la prophétie ; ou qui encore, s'opposent à la doctrine de la Prédestination en enseignant un salut par le libre choix de l'individuel. Le Christianisme authentique est une relation personnelle et individuelle avec Christ qui habite le coeur de ses élus selon la Souveraineté de Dieu, et non une institution ou organisation formelle qui prétend avoir le monopole de la vérité et impose ses principes à ses membres.

 

 

Source : http://nikkos.over-blog.fr/article-l-eglise-de-maison-107041807.html

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Julienne, une femme qui se moque de tout.

7 Février 2013 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

Julienne est une femme extraordinaire, elle se moque de tout. Elle très imbue de sa personne, hautaine, orgueilleuse, et surtout l'art de pratiquer la critique sur tout ce qu'elle voit, rien ne lui échappe. Lorsqu'elle est avec ses amies, les rumeurs et critiques vont bon train. T'as vu celle là comment elle est grosse, sans penser que peut être la personne est malade, o puis lui t'as vu la tête qu'il a ! Et puis ceci et puis cela.

Un jour, elle fut abordée sur le marché par un jeune qui distribuait des prospectus de son église, qu'est ce qu'il n'avait pas fait là, lorsque qu'elle a vu église évangélique tout de suite c'était : Mais mon garçon, comment pouvez croire en ces boniments, Dieu n'existe pas, moi j'y crois pas, ce n'est qu'un mythe, comment pouvez vous croire à ses bondieuseries ? Laissez moi tranquille avec vos histoires, vous n'avez rien d'autres à faire ? Vous n'avez pas de travail ? Le jeune homme se sentait si décourager qu'il ne pouvait rien répondre.

 

Or un jour elle tomba malade, pas grand-chose, son médecin lui demanda de faire un prise de sang, ce qu'elle fit. Puis les résultats obtenus elle retourne chez son médecin, qui lui annonce qu'elle un cancer déjà bien avancé. Quel choc pour julienne, son médecin lui explique qu'elle devra faire de la chimiothérapie et que cela se passera bien. Hospitaliser, Julienne fait tout les examens possible et entame sa chimio comme cela était prévu. Cela dura pendant des mois et des mois, et le cancer gagnait du terrain, un après alors qu'elle est dans sa chambre un homme entra, lui adressa un bonjour, puis se présenta : je suis pasteur d'une église voulez que je prie pour vous ? C'est avec un regard noir qu'elle fixa les yeux sur le pasteur, vous voulez prier pour moi ? Oui madame répond le pasteur, mais priez qui, je ne crois pas en votre Dieu mystique, Dieu n'existe pas et tout ce que l'on raconte sur lui ce sont vous les illuminés de la cafetière qui en font tout un plat, revenez sur terre mon pauvre monsieur, regardez moi, je suis coucher j'ai un cancer et votre Dieu la dedans qu'est ce qu'il fait hein ? Rien évidement, se serai trop beau ! Non laissez moi tranquille avec votre Dieu, arrêtez de prendre les gens pour des imbéciles, nous savons tous que la bible a été écrite par des hommes, ce n'est que de la foutaise. Je comprend votre souffrance madame lui répond le pasteur justement Dieu m'envoie pour vous réconfortez, vous donnez une espérance, écoutez monsieur garder votre Dieu pour les autres, fichez moi la paix, vous savez madame, la Bible nous dit qu'il est réserver aux hommes de mourir une fois, après vient le jugement, et dans un dernier crie elle répond : je m'arrangerai avec lui si il existe. Au revoir monsieur.

 

Et puis une nuit une personne entra dans sa chambre, elle se réveilla et voyant cette personne devant elle, elle lui demande : Qui êtes vous ? La personne la regarda sans rien dire, alors elle lui repose la question : Qui êtes vous ? Tu ne me reconnais pas lui répond la personne ! Non dit elle qui êtes vous, je suis la mort, je viens te chercher. Alors elle sentie dans son cœur une peur terrible, une peur comme elle n'en a jamais eu, elle voulais crier mais aucun son sortait de sa bouche, puis la mort s'approcha d'elle la toucha et Julienne expira.

 

Lorsqu'elle se réveilla, elle se trouvait dans un endroit qu'elle ne connaissait pas, il y avait énormément de personnes, elle reconnu ses amies, allant vers elles, elle retrouva un peu de joie, qu'est que vous faites ici demanda t-elle ? On est où là ? Personnes ne pouvait répondre, ils ne savaient pas où ils étaient. Alors voyant un homme habillé de blanc, elle alla vers lui, excusez moi dit elle, pouvez vous me dire ou je me trouve ? L'homme vêtu de blanc lui dit au ciel. Ah je suis au paradis ? Non lui répond l'homme, mais pourtant vous venez de me dire que je suis au ciel, oui répond l"homme vous êtes au ciel, mais pas au paradis. Nous attendons quoi au juste ? Qu'il vous appel répond l'homme. Qu'il nous appelle ? S'interrogea Julienne. Mais qui doit nous appeler demanda t'elle ? Et à l'instant même une voix se fit entendre : Julienne. Alors l'homme vêtu de blanc emmena Julienne devant la face de Dieu. Alors là surprise pour Julienne, prosterner devant le trône de gloire elle était face à son créateur. Dieu ouvrit le livre de Julienne et fit voir tout ce qu'elle avait fait et dis. Alors pour essayer de se défendre elle dit : Je croyais que tu n'existais pas, Julienne lui dit Dieu, tout le long de ta vie tu n'as été que menteuse, blasphématrice, tu n'as pas eu l'ombre de compassion, tu m'as insulté durant toute ta vie, mépriser ceux qui ont été envoyer, ne dis pas que tu ne savais pas car tu avait entendu parler de moi. Tu t'es moquer de tout, alors ton sort est scellé tu vas aller dans ta demeure qui t'es réserver, et Dieu la précipitât en enfer.  

Et là en enfer Julienne comme beaucoup d'autres souffrirent de toutes espèces de douleurs, autour de son coup il y avait un petit écriteau avec une inscription, j'ai blasphémé contre Dieu.  

Et là elle se souvient ce que le pasteur lui avait dite : qu'il est réserver aux hommes de mourir une fois, après vient le jugement.

 

Voyez vous cette histoire, est vrai, car si vous ne cherchez pas à vous repentir, si vous ne cherchez pas à vous convertir, si vous ne cherchez pas à changés de vies, si vous continuez à blasphémés contre Dieu, si vous continuez à vous moquez de lui, alors votre sort sera de la même façon que Julienne, un jour, vous mourrez et ce sera le jugement. Une fin terrible vous attend, si vous persistez dans vos voies. Alors n'attendez pas repentez vous.

 

 

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