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 Frédéric Klumpp

Mon Dieu, plus près de toi

15 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Vidéos

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Dieu tout puissant

15 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Vidéos

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Attire moi près de toi Seigneur

15 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Vidéos

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A l'Agneau de Dieu

15 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Vidéos

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Le déclin de l’autorité de Christ dans les églises !

14 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #mini messages

"C’est le fardeau de mon cœur. Et, quoique je ne prétende moi-même à aucune inspiration particulière, je crois que c’est aussi le fardeau du Saint-Esprit."

Si je connais bien mon propre cœur, c’est seulement l’amour qui me motive en écrivant ces lignes. Ce que j’écris ici n’est pas le ferment amer de pensées agitées par un esprit de dispute à l’encontre de mes frères Chrétiens. Il n’y a eu aucune querelle. Je n’ai été attaqué, maltraité ou dénigré par personne. Mes observations ne résultent pas non plus de quelque expérience déplaisante que j’aurais pu vivre dans mes relations avec les autres. Mes relations avec les membres de ma propre église, comme avec les Chrétiens d’autres dénominations, ont été amicales, courtoises et agréables. Mon chagrin résulte simplement d’une situation qui est, je le crois, presque universellement généralisée dans les églises.

Je pense aussi que je dois reconnaître que je suis moi-même largement impliqué dans la situation que je déplore ici. Je veux suivre l’exemple d’Esdras, qui s’est personnellement impliqué dans sa puissante prière d’intercession, en se mettant lui-même au rang des pécheurs : "Mon Dieu, je suis dans la confusion, et j’ai honte, ô mon Dieu, de lever ma face vers toi ; car nos iniquités se sont multipliées par-dessus nos têtes, et nos fautes ont atteint jusqu’aux cieux" (Esdras 9 : 6).

En toute honnêteté, que toute parole dure prononcée ici à l’encontre des autres retombe sur ma tête ! Moi aussi, je suis coupable. J’écris cela dans l’espoir que nous puissions tous nous tourner vers le Seigneur notre Dieu, en arrêtant de pécher contre Lui.

Permettez-moi d’exprimer la cause de mon fardeau. La voici :

Aujourd’hui, Jésus-Christ n’a pratiquement plus aucune autorité au milieu des groupes qui se réclament de Son nom.

Je ne parle ici ni des Catholiques Romains, ni des églises chrétiennes libérales, ni des diverses sectes qui se disent chrétiennes. Je veux parler clairement des églises Protestantes en général, dans lesquelles j’inclus celles qui proclament le plus haut être dans la lignée spirituelle de Jésus-Christ, c’est-à-dire les églises évangéliques.

Jésus-Christ Homme, après Sa résurrection, fut déclaré Seigneur et Christ par Dieu le Père, qui L’a investi d’une autorité absolue sur l’Église, qui est Son Corps. Il s’agit d’une doctrine fondamentale du Nouveau Testament. Toute autorité Lui a été donnée dans le ciel et sur la terre. Au temps marqué, Christ exercera pleinement cette autorité. Mais, au cours de la période actuelle de l’Histoire, Il permet que Son autorité soit contestée ou ignorée. Actuellement, Son autorité est contestée par le monde, et ignorée par l’Église.

La position actuelle de Christ dans les églises de l’Évangile peut être comparée à celle d’un roi dans une monarchie constitutionnelle à pouvoir limité. Le roi, parfois dépersonnalisé par l’emploi de l’expression "la Couronne," n’est plus, dans un tel pays, qu’un point de ralliement, un symbole agréable d’unité et de loyauté, tout comme un drapeau ou un hymne national. On le loue, on le fête, on l’entretient, mais il n’a que peu d’autorité. En principe, il est à la tête du pays, mais, en cas de crise, c’est quelqu’un d’autre qui prend les décisions importantes. A certaines occasions formelles, il apparaît en public, revêtu de ses ornements royaux, pour délivrer le discours terne et creux qui lui a été préparé par ceux qui gouvernent réellement le pays. Tout cela est sans doute un faux-semblant qui ne fait de mal à personne, et qui est le fruit d’une longue tradition. C’est très plaisant, et personne n’a envie de le supprimer.

 

Non seulement Christ ne dispose plus que d’une faible autorité, quand Il en dispose, mais Son influence décroît sans cesse. Je ne dirais pas qu’Il n’a plus aucune influence, mais elle est faible, et elle diminue de plus en plus. On peut comparer cela à l’influence d’Abraham Lincoln sur le peuple Américain. L’honnête Abraham est toujours l’idole de notre pays. On voit partout l’image de son visage aimable et rugueux, tellement ordinaire qu’il en devient beau. Il est facile d’avoir les yeux embués de larmes quand on évoque sa mémoire. Les enfants grandissent en écoutant les récits de son amour, de son honnêteté et de son humilité.

Mais dès que nous avons repris le contrôle de nos tendres émotions, qu’en reste-t-il ? Rien d’autre qu’un bon exemple qui, à mesure que le temps passe, devient de plus en plus irréel, et exerce de moins en moins d’influence. N’importe quel scélérat est prêt à se draper dans le long manteau noir de Lincoln. A la froide lumière de la réalité politique des États-Unis, la référence constante faite à Lincoln par nos politiciens ressemble à une cynique plaisanterie.

Les Chrétiens n’ont pas complètement oublié la Seigneurie de Jésus, mais elle a été reléguée au niveau d’un livre de cantiques. On se décharge ainsi confortablement de toute responsabilité, sous l’effet apaisant d’une agréable émotion religieuse. Ou alors, si l’on enseigne la Seigneurie de Christ de manière théorique, elle n’est que rarement mise en pratique dans la vie de tous les jours. L’idée que Jésus-Christ Homme puisse disposer d’une autorité absolue et définitive sur toute l’Église et sur chacun de ses membres, dans tous les détails de leur vie, cette idée n’est tout simplement plus acceptée comme vraie par les Chrétiens évangéliques de base.

Voici ce que nous faisons : nous considérons que le Christianisme de notre église est identique à celui de Christ et de Ses apôtres. On met les croyances, les pratiques, les principes et les activités de notre groupe sur le même plan que ceux des Chrétiens du Nouveau Testament. Tout ce que notre groupe pense, dit ou fait, est conforme aux Écritures, cela va de soi. On part du principe que tout ce que notre Seigneur attend de nous, c’est de nous occuper des activités de notre groupe. Ce faisant, nous sommes censés obéir aux commandements de Christ.

Afin d’éviter la dure nécessité, soit de nous soumettre, soit de rejeter les claires instructions de notre Seigneur dans le Nouveau Testament, nous nous réfugions dans une interprétation libérale de ces instructions. La casuistique n’est pas réservée aux seuls théologiens de l’Église Catholique Romaine. Nous, Chrétiens évangéliques, savons comment esquiver les exigences les plus dures de l’obéissance, en ayant recours à des explications complexes et sophistiquées. Celles-ci sont parfaitement taillées pour satisfaire la chair. Elles excusent la désobéissance, consolent la chair et annulent l’efficacité des paroles de Christ. A la racine de tout cela, il y a le fait que l’on ne croit pas que Christ ait vraiment voulu dire ce qu’Il a dit. En théorie, on accepte Ses enseignements, mais après les avoir édulcorés par une interprétation appropriée.

 

Mais je suppose que je devrais offrir certaines preuves concrètes me permettant d’affirmer que Christ n’exerce plus qu’une faible autorité aujourd’hui sur les églises chrétiennes, à supposer qu’Il l’exerce. Eh bien, permettez-moi de poser quelques questions, dont les réponses fourniront ces preuves.

Quel conseil presbytéral, quel conseil d’église, consulte réellement les paroles du Seigneur quand il y a des décisions à prendre ? Je demande à tous ceux qui lisent ces lignes, et qui ont l’expérience d’un conseil d’église, d’essayer de se rappeler à quel moment l’un des membres de ce conseil a fait référence à un passage de l’Écriture pour appuyer ses arguments, ou quand le président de ce conseil a demandé aux frères de chercher à savoir quelles étaient les instructions du Seigneur concernant un problème particulier. En général, les conseils d’église commencent par une prière formelle, ou un "moment de prière." Après quoi, Celui qui est la Tête de l’Église demeure respectueusement silencieux, tandis que le véritable conducteur prend la direction des opérations. Je demande à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec cette analyse de venir présenter leurs arguments pour la réfuter ! Pour ma part, je serais très heureux de les entendre !

Quel comité d’école du Dimanche consulte la Parole de Dieu pour y trouver ses directives ? Est-ce que ses membres ne partent pas invariablement du principe qu’ils savent déjà tout ce qu’ils sont censés faire, et que leur seul problème est de déterminer les moyens efficaces pour parvenir à leurs fins ? Tout leur temps, et toute leur attention, sont absorbés par des plans, des règles, des "activités" et des nouvelles techniques méthodologiques. Ils prient avant les réunions afin de demander l’aide de Dieu pour réaliser leurs plans. Apparemment, l’idée que le Seigneur pourrait leur donner certaines instructions ne les a jamais effleurés !

Qui se rappelle avoir jamais vu le président d’un comité d’église mettre une Bible sur la table, dans le but de s’en servir ? Ordres du jour, règles et comptes-rendus, oui ! Mais quant aux commandements sacrés du Seigneur, c’est non ! Il existe une dichotomie absolue entre le moment de prière et la séance de travail qui suit. Le premier n’a aucun rapport avec la seconde.

Quel comité missionnaire cherche réellement à être guidé par le Seigneur, par Sa Parole et par Son, Esprit ? Tous ses membres sont persuadés qu’ils le font. Mais ce qu’ils font, en réalité, c’est présumer le caractère scripturaire de leurs objectifs, et demander l’aide du Seigneur pour qu’Il leur permette d’atteindre ces objectifs ! Ils sont prêts à prier toute la nuit pour que Dieu donne du succès à leurs entreprises. Mais tout ce qu’ils désirent, c’est que Christ les aide, sans être leur Seigneur. On définit des moyens humains pour atteindre des objectifs que l’on considère a priori comme divins ! On les met en forme pour en faire des politiques, mais, ensuite, le Seigneur n’a plus droit au vote !

Dans la conduite de nos cultes publics, où est l’autorité de Christ ? En vérité, c’est rarement le Seigneur qui dirige une réunion aujourd’hui, et l’influence qu’Il y exerce est très faible. Nous chantons sur Lui et prêchons sur Lui, mais Il ne faut pas qu’Il interfère ! Nous Lui rendons un culte à notre façon, et cela doit être bon ainsi, parce que nous l’avons toujours fait de cette manière, tout comme les autres églises de notre mouvement.

Quand un Chrétien rencontre un problème moral, fait-il immédiatement référence au Sermon sur la Montagne, ou à tout autre passage du Nouveau Testament, pour y trouver une réponse qui fera autorité ? Qui permet à la Parole de Christ d’avoir le dernier mot en matière de dons, de contrôle des naissances, d’éducation de la famille, de conduite de vie personnelle, de dîme, de loisirs, d’achat et de vente, ou d’autres matières importantes ?

Quel établissement d’enseignement biblique, qu’il s’agisse de la petite École Biblique ou de l’Institut le plus réputé, pourrait continuer à subsister, s’il faisait de Christ le seul Seigneur de toutes ses décisions ? Certains subsisteraient peut-être, du moins je l’espère, mais je crois avoir raison en affirmant que la plupart de ces établissements, pour rester en activité, sont contraints d’adopter des procédures qui n’ont aucune justification dans la Bible qu’ils ont pourtant la prétention d’enseigner. Nous trouvons donc cette étrange anomalie : on ignore l’autorité de Christ, afin de conserver en vie une école qui est censée enseigner, entre autres choses, cette même autorité de Christ !

Les causes de ce déclin de l’autorité de notre Seigneur sont nombreuses. Je n’en citerai que deux.

L’une est la puissance de l’habitude, des précédents et des traditions, dans les groupes chrétiens les plus anciens. Ces choses, de même que la gravitation, influencent toutes les pratiques religieuses du groupe, et exercent une pression régulière et constante dans une certaine direction. Bien entendu, cette direction est celle de la conformité au statu quo. Ce n’est pas Christ, mais la coutume, qui contrôle les situations. Une telle attitude a fini par passer dans d’autres groupes chrétiens, comme les églises du Plein Évangile, Pentecôtistes ou fondamentalistes, et dans les nombreuses églises indépendantes et non-dénominationnelles que l’on trouve dans tout le continent Nord-Américain.

La seconde cause est le réveil de l’intellectualisme chez les Chrétiens évangéliques. Si j’analyse correctement la situation, il s’agit, non de la soif d’apprendre, mais surtout du désir d’acquérir la réputation d’être érudit. A cause de cela, des hommes de bonne volonté, qui devraient pourtant être plus avisés, sont poussés peu à peu à collaborer avec l’ennemi. Permettez-moi de m’expliquer.

Notre foi évangélique, que je crois être la véritable foi de Christ et des apôtres, est aujourd’hui attaquée sur de nombreux fronts. Dans notre monde occidental, l’ennemi a abandonné le recours à la violence. Il ne vient plus nous attaquer avec l’épée et le fagot. Il vient avec le sourire, les mains chargées de présents. Il lève les yeux au ciel et jure que lui aussi possède la foi de nos pères. Mais son objectif réel est de détruire cette foi ou, tout au moins, de la modifier tellement qu’elle cessera d’être la chose surnaturelle qu’elle était auparavant. L’ennemi vient aujourd’hui au nom de la Philosophie, de la Psychologie ou de l’Anthropologie, et nous exhorte, avec de suaves raisonnements, à repenser notre position historique, et à être moins rigides, plus tolérants, plus ouverts dans notre compréhension des choses.

Il sait parler le jargon sacré des écoles, et beaucoup de nos Chrétiens évangéliques, imparfaitement éduqués, se pressent pour l’aduler. Il couvre de diplômes académiques les fils des prophètes qui se bousculent à ses pieds, tel Rockefeller, qui avait l’habitude de jeter des piécettes aux enfants des paysans. Les Chrétiens évangéliques qui, avec quelque raison, pouvaient autrefois être accusés de manquer de réelle formation biblique, s’accrochent aujourd’hui à ces symboles de statut social, les yeux brillants. Et quand ils les décrochent, ils peuvent à peine croire qu’ils y sont parvenus ! Ils se promènent à la ronde, remplis d’une sorte d’incrédulité extatique, comme le ferait le chanteur solo d’une chorale de paroisse, qui serait invité à chanter à la Scala !

Pour tout vrai Chrétien, le critère suprême de la valeur ultime et de l’orthodoxie de tout ce qui touche à la foi et à la religion, doit être la place qui y est réservée au Seigneur. Le Seigneur n’est-Il qu’un symbole ? Est-Il en charge des commandes, où n’est-Il là que pour aider les autres à réaliser leurs projets ? Toutes nos activités spirituelles, que ce soit l’acte le plus simple du Chrétien individuel, ou les actions coûteuses d’une dénomination entière, peuvent être testées en répondant à une question simple : "Le Seigneur Jésus est-Il le Seigneur de cette action ?" De la réponse que nous apporterons à cette question dépendra ce qui sera manifesté au grand jour du jugement. Nous verrons alors si nous aurons construit avec du bois, du foin, et de la paille, ou avec de l’or, de l’argent et des pierres précieuses.

Que devons-nous donc faire ? Chacun de nous doit en décider. Nous avons au moins trois réactions possibles. L’une serait de nous lever, dans un mouvement d’indignation choquée, et de m’accuser de tenir un discours irresponsable. Une deuxième réaction serait de m’approuver, d’une manière générale, mais de tirer réconfort du fait qu’il y a quand même quelques exceptions, et que nous faisons partie de ces exceptions. La troisième réaction serait de nous incliner, en toute humilité, et de confesser que nous avons attristé le Saint-Esprit et déshonoré notre Seigneur, en ne Lui accordant pas la place que Son Père Lui a accordée, en tant que Tête et Seigneur de l’Église.

Si nous adoptons la première ou la deuxième réaction, nous ne ferons que confirmer le mal. Mais si nous adoptons la troisième, et si nous allons jusqu’au bout de ce qu’elle implique, nous pourrons encore écarter la malédiction. La décision nous appartient.

Aiden Wilson Tozer

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Appel aux inconvertis, tu ne crois pas en Dieu ? ( 3eme Partie et fin )

14 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Enseignements

Chapitre 3

Mais, Dieu soit béni, nous avons maintenant une tâche plus douce à remplir. Nous venons, au nom de notre Maître, ANNONCER LA DÉLIVRANCE à tout pécheur qui se repent.


"Prédicateur de l'Évangile, tu nous as tous condamnés ", me dites-vous. Cela est vrai, mes chers auditeurs; toutefois, ce n'est point moi, c'est Dieu qui condamne. Je puis le dire à la face du ciel : je vous aime tous, individuellement, comme un frère aime ses frères. Si je vous parle avec sévérité, c'est uniquement pour votre bien. Mon cœur, mon âme tout entière sont émus de compassion envers vous, et dans mes paroles les plus dures en apparence, il y a en réalité plus d'amour que dans les discours mielleux et agréables de ceux qui vous disent : Paix, paix quand il n'y a point de paix. Oh ne croyez pas que je prenne plaisir à prêcher comme je l'ai fait aujourd'hui. Non, Dieu m'en est témoin je préfère mille fois vous entretenir de Jésus, de sa douce et glorieuse personne, de sa grâce et de sa justice parfaite; aussi, ai-je à coeur, avant de terminer, de vous faire entendre des paroles de paix. - Approche donc, mon frère; donne-moi ta main et écoute le message de grâce que je t'apporte. Te sens-tu coupable, condamné, maudit ? Dis-tu en cet instant même : "0 Dieu ! je reconnais que tu serais juste, si tu faisais tomber sur moi tout le poids de ta malédiction ? " Comprends-tu que, bien loin de pouvoir jamais être sauvé à cause de tes bonnes oeuvres, tu es entièrement perdu à cause de tes péchés ? Et as-tu une haine profonde pour le mal ? Te repens-tu sincèrement ? S'il en est ainsi, chère âme, laisse-moi te dire où tu trouveras la délivrance.

Hommes frères ! Sachez tous ceci : Jésus-Christ, de la postérité de David, a été crucifié, il est mort et a été enseveli. Maintenant, il est ressuscité, il s'est assis à la droite de Dieu, et il intercède même pour nous. Il est venu dans le monde pour sauver les pécheurs par sa mort.

Voyant que les pauvres enfants d'Adam étaient assujettis à la malédiction, il s'est chargé lui-même de cette malédiction, et les en a ainsi délivrés. Si donc Dieu a maudit Christ à la place de tel ou tel homme, il est impossible qu'il maudisse cet homme de nouveau. - "Mais Christ a-t-il été maudit pour moi? " me demande quelqu'un. A cela je réponds : Dieu le Saint-Esprit t'a-t-il fait voir ton péché ? T'en a-t-il fait sentir toute l'amertume ? T'a-t-il appris à pousser ce cri d'humiliation : O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur? Si, en sincérité de cœur, tu peux répondre affirmativement à ces questions, aie bon courage, mon bien-aimé; Christ a été maudit à ta place; et, si Christ a été maudit à ta place, tu n'es plus sujet à la malédiction. - "Mais je voudrais en être certain, insistes-tu peut-être; je voudrais ne pas pouvoir douter que Jésus a réellement été fait malédiction pour moi. " Et pourquoi en douterais-tu, mon frère ? Ne vois-tu pas Jésus expirant sur la croix ? Ne vois-tu pas ses mains et ses pieds ensanglantés? Regarde à lui, pauvre pécheur. Ne regarde plus à toi-même, ni à tes iniquités; regarde à lui, et sois sauvé. Tout ce qu'il demande de toi, c'est que tu regardes à lui, et pour cela même il te prêtera son secours. Viens à lui, confie-toi en lui, crois en lui. Oh! je t'en supplie, accepte avec simplicité et avec foi cette déclaration de l'Écriture : C'est une chose certaine et digne d'être reçue avec une entière confiance, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs.

"Quoi, objecte encore quelqu'un, dois-je donc croire que Jésus est mort pour moi, simplement parce que je me sens pécheur? " - Justement, mon frère. - "Mais pourtant, il me semble que, si je possédais quelques justices, si je pouvais faire de belles prières ou accomplir de bonnes oeuvres, je serais plus en droit de conclure que Christ est mort pour moi. " Tu t'abuses, mon frère, tu t'abuses; la foi que tu aurais alors ne serait plus de la foi; ce serait de la justice propre, et rien de plus. Une âme croit en Jésus, lorsque, le péché lui apparaissant dans toute sa noirceur, elle se jette simplement dans ses bras, et s'en remet à lui pour la purifier de toutes ses souillures. Va donc, pauvre pécheur, tel que tu es, avec ton indignité et ta misère; prends en main les promesses de Dieu, et, en rentrant chez toi, cherche la solitude de ta chambre. Là, agenouillé près de ton lit, répands ton âme devant Dieu. Dis-lui, à ce Dieu qui est riche en compassion et abondant en miséricorde : "O Seigneur ! je le sens, tout ce que je viens d'entendre est vrai. Oui, je suis maudit, et maudit justement ! Je suis un pécheur qui ne mérite que la condamnation éternelle. Et tu le sais, ô Seigneur, ces aveux ont maintenant dans ma bouche un tout autre sens qu'autrefois. En reconnaissant que je suis pécheur, je veux dire que je suis un véritable pécheur.

Je veux dire que, si tu me condamnais, j'aurais la bouche fermée; que, si tu me chassais pour toujours de ta présence, je n'aurais que ce qui m'est dû. O mon Dieu ton support à mon égard m'étonne et me confond. Comment as-tu pu souffrir qu'un être aussi vil que moi souillât si longtemps la terre ? Seigneur, j'ai méconnu ta grâce, et dédaigné ton Évangile. J'ai méprisé les instructions de ma mère, et mis en oubli les prières de mon père. Seigneur, j'ai vécu loin de toi, j'ai violé tes sabbats, j'ai profané ton saint nom. J'ai fait tout ce qui est mal, tout ce qui est désagréable à tes yeux; et, si tu me précipitais en enfer, je serais réduit au silence. Oui, mon Dieu, je suis un pécheur, un pécheur perdu sans ressource, à moins que tu ne me sauves, un pécheur sans aucun espoir de salut, à moins que tu ne me délivres ! Mais, grâces t'en soient rendues, ô Seigneur, tu sais que je suis aussi un pécheur repentant, troublé dans sa conscience, affligé à cause de ses transgressions. Et voici, je viens te rappeler ce soir que tu as dit dans ta Parole : Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi; et ailleurs : C'est une chose a certaine et digne d'être reçue avec une entière confiance, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Seigneur, je viens à toi ! Seigneur, je suis un pécheur ! Jésus est donc venu pour me sauver; Seigneur, je crois, je me confie en mon Sauveur, à la vie et à la mort, je n'ai d'espérance qu'en lui, et je hais jusqu'à la pensée que j'ai pu chercher le salut ailleurs que dans sa grâce.

Sauve-moi donc, Seigneur; et, quoique je sache bien que par ma conduite future je ne saurais jamais parvenir à effacer un seul de mes péchés passés, je veux néanmoins te supplier, ô mon Dieu, de me donner un coeur nouveau et un esprit droit, afin que désormais, et à toujours, je puisse courir dans la voie de tes commandements; car je n'ai point de plus grand désir que d'être saint comme tu es saint, et de marcher devant toi comme ton enfant. Tu le sais, ô Seigneur, pour être aimé de toi, je renoncerais volontiers à tout ce que je possède, et j'ose espérer que tu m'aimes, car mon coeur commence à sentir les étreintes de ton amour. Je suis coupable, mais jamais je n'aurais connu ma culpabilité, si tu ne m'avais toi-même appris à la connaître. Je suis vil, mais jamais je n'aurais su que j'étais vil, si tu ne me l'avais révélé. Oh sûrement, mon Dieu, tu ne me détruiras point, après avoir ainsi commencé en moi ta bonne oeuvre.

Devant toi, je rougis et demeure confus !

Mais, Seigneur, ta bonté relève ma misère;

N'as-tu pas mis, entre elle et ta colère L'amour, la croix et le sang de Jésus ?

Oui, prie ainsi, mon bien-aimé; ou, si tu ne peux pas prier aussi longuement, dis ces simples mots du fond du coeur : "Seigneur Jésus, je ne suis rien ! Sois toi-même mon tout ! "

Oh ! Dieu veuille que ton âme, en cet instant même, fasse monter ce cri vers son trône ! Et, s'il en est ainsi, tressaillez d'allégresse, ô cieux chantez, ô séraphins ! Réjouissez-vous, ô rachetés car c'est ici l'oeuvre de l'Éternel; que toute gloire soit rendue à son nom !


Charles Spurgeon

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Appel aux inconvertis, tu ne crois pas en Dieu ? (2eme Partie)

14 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Enseignements

Chapitre 2

L'accusé est donc jugé et reconnu coupable. Maintenant SA SENTENCE DOIT ÊTRE PRONONCÉ.

En général, les ministres de Dieu aiment peu cette tâche. Pour ma part, je l'avoue, je préférerais prêcher vingt sermons sur l'amour de Christ qu'un seul comme celui-ci. Au reste, il est rare que je choisisse des sujets de ce genre, vu qu'il ne me paraît pas nécessaire de les traiter souvent; néanmoins, si je ne les traitais jamais, si je laissais toujours les menaces divines reléguées à l'arrière-plan, je sens que mon Maître ne pourrait bénir la prédication de son Évangile; car il veut que la loi et la grâce soient annoncées tour à tour dans une certaine mesure, et que chacune conserve la place qui lui est propre.

Écoutez-moi donc, mes frères, tandis que, la douleur dans l'âme, je prononcerai la sentence portée contre tous ceux d'entre vous qui n'appartiennent pas à Christ. - Pécheur inconverti ! Tu es maudit maudit en cet instant même ! Tu es maudit - non par quelque soi-disant magicien, dont le prétendu sortilège ne peut effrayer que les ignorants - non par quelque monarque terrestre, qui pourrait tout au plus faire périr ton corps et ravager tes biens - mais maudit par ton Créateur ! Maudit par le Monarque des cieux! MAUDIT !...

Oh! Quel mot que celui-là! Quelle chose affreuse qu'une malédiction, de quelque part qu'elle vienne ! Et la malédiction d'un père, qu'elle doit être affreuse entre toutes ! On a vu des parents qui, réduits au désespoir par la conduite d'un fils rebelle et dénaturé, ont levé leurs mains vers le ciel, en prononçant sur ce fils la plus terrible, la plus accablante des malédictions. A Dieu ne plaise que j'approuve cet acte ! je reconnais, au contraire, qu'il est aussi téméraire qu'insensé; mais, quelque blâme qu'on puisse infliger à l'acte en lui-même, il n'en reste pas moins vrai que la malédiction d'un père imprime sur celui qui l'a méritée une honteuse, une ineffaçable flétrissure. Oh ! J'ai peine à me représenter ce que mon âme éprouverait, si j'avais été maudit par celui qui m'engendra ! Sûrement, mon ciel serait voilé de ténèbres; le soleil ne brillerait plus sur ma vie. Mais être maudit de Dieu !... Oh ! Pécheurs, les paroles me manquent pour vous dire ce qu'est cette malédiction !...

Mais je vous entends me répondre : "S'il est vrai que nous ayons encouru la malédiction divine, du moins nous n'en sentirons pas les effets pendant notre vie; c'est une affaire qui regarde un avenir encore bien éloigné; aussi ne nous inquiète-t-elle que peu.

" Tu te trompes, ô âme, tu te trompes ! Dès à présent la colère de Dieu demeure sur toi. Tu ne connais pas encore, il est vrai, la plénitude de la malédiction, mais tu n'en es pas moins maudite à cette heure même. Tu n'es pas encore en enfer, le Seigneur ne t'a pas définitivement fermé les entrailles de ses compassions et rejetée pour toujours, mais tu n'en es pas moins sous le coup de la loi. Ouvre le livre du Deutéronome; lis les menaces adressées au pécheur, et vois si la malédiction de Dieu n'est pas représentée comme une chose immédiate, actuelle, présente:
 

Deutéronome 28 : 15-16

15 Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu n'observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd'hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage : 16 Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans les champs.

Tu seras maudit dans la ville, est-il écrit - c'est-à-dire dans le lieu de ton habitation, de ton travail, de tes affaires; tu seras maudit dans les champs - c'est-à-dire dans ces lieux mêmes où tu vas chercher le délassement, le repos et le plaisir; ta corbeille sera maudite et ta maie; le fruit de ton corps sera maudit et le fruit de ta terre; la portée de tes vaches et les brebis de ton troupeau; maudit seras-tu à ton entrée et maudit à ta sortie ! Il est des hommes, sur lesquels la malédiction divine semble s'appesantir d'une manière visible.

Tout ce qu'ils font est maudit. S'ils acquièrent des richesses, la malédiction s'attache à ces richesses; s'ils bâtissent des maisons, la malédiction s'attache à ces maisons. Voyez l'avare : il est maudit dans ses trésors; car son âme est tellement rongée par la cupidité et la convoitise qu'il ne peut jouir de ses trésors mêmes. Voyez l'intempérant : sa corbeille et sa maie sont maudites à la lettre, puisque son palais, blasé par les boissons enivrantes, ne peut plus jouir d'aucun aliment.

Il est aussi maudit à son entrée et à sa sortie, car, dès qu'il passe le seuil de sa propre maison, ses enfants courent se cacher, tellement est grande la frayeur qu'il leur inspire. Et il sera maudit un jour dans le fruit de son corps, car, lorsque ses fils avanceront en âge, ils suivront vraisemblablement l'exemple de leur père; ils se livreront aux mêmes excès que lui; ils jureront comme il jure; ils s'aviliront comme il s'est avili.

Aujourd'hui, le malheureux cherche peut-être à se persuader qu'il peut, sans grand inconvénient, s'enivrer et blasphémer tant que bon lui semble; mais quelle douleur aiguë traversera sa conscience (si toutefois il lui reste encore une conscience...) lorsqu'il verra ses fils marcher sur ses honteuses traces !

- Oui, je le répète, la malédiction divine accompagne d'une manière visible certains vices; mais, quoiqu'elle ne soit pas toujours également apparente, elle n'en pèse pas moins en réalité sur toute transgression de la loi. Toi donc, pécheur, qui vis sans Dieu, sans Christ, étranger à la grâce de Jésus, tu es maudit, sache-le - maudit quand tu t'assieds, maudit quand tu te lèves ! Maudit est le lit où tu couches; maudit le pain que tu manges ; maudit l'air que tu respires ! Tout est maudit pour toi. Quoi que tu fasses et où que tu ailles, tu es un être maudit !..... O effrayante pensée ! En ce moment même, je n'en puis douter, j'ai devant moi un grand nombre de créatures immortelles qui sont maudites de Dieu ! Hélas pourquoi faut-il qu'un homme parle ainsi à ses frères ? Mais, quelque pénible que soit ce devoir, comme ministre de Christ, je suis tenu de le remplir, sans quoi je serais infidèle envers vos âmes qui périssent. Ah ! Plaise à Dieu qu'il y ait dans cette assemblée quelque pauvre âme qui, saisie d'effroi, s'écrie : "Il est donc vrai ? je suis maudite ! Maudite de Dieu et de ses saints anges; maudite sur la terre et dans le ciel; maudite ! Maudite ! Toujours maudite ! " Oh je suis convaincu que si nous voulions prendre au sérieux ce seul mot : MAUDIT, il n'en faudrait pas davantage pour donner le coup de mort à notre indifférence et à notre torpeur spirituelles !

Mais j'ai plus que cela à te dire, mon cher auditeur. Si tu es impénitent et incrédule, je dois t'avertir que la malédiction qui t'enveloppe actuellement n'est rien comparée à celle qui fondra sur toi ci-après. Tu le sais, dans quelques courtes années, il nous faudra mourir. Oui, jeune homme, bientôt toi et moi nous vieillirons; ou peut-être, bien avant d'avoir atteint la vieillesse, nous étendrons-nous sur notre couche pour ne plus nous relever. Nous nous réveillerons de notre dernier assoupissement, et nous entendrons murmurer autour de nous que notre dernière heure va sonner. L'homme de l'art consultera une dernière fois notre pouls, puis il dira à notre famille éplorée qu'il n'y a plus d'espoir ! Et nous serons là couchés, immobiles et sans force. Et rien ne viendra rompre le lugubre silence de la chambre mortuaire, si ce n'est le bruit monotone de la pendule ou les sanglots de notre femme et de nos enfants. Et il nous faudra mourir !... Oh qu'elle sera solennelle cette heure où nous serons aux prises avec le grand ennemi du genre humain : la mort ! Déjà le râle déchire notre poitrine; c'est à peine si nous pouvons articuler une parole; nos yeux se vitrent; la mort a posé son doigt glacé sur ces flambeaux de notre corps, et les a éteints pour jamais; nos mains refusent de se soulever; nous sommes au bord du sépulcre ! Moment décisif, moment solennel entre tous les moments de la vie, que celui où l'âme entrevoit sa destinée, où, comme à travers les fentes de sa prison d'argile, elle découvre le monde à venir ! Oh ! quelle langue humaine pourrait exprimer ce qui se passera dans le coeur de l'inconverti, lorsqu'il se verra en face du tribunal de Dieu, qu'il entendra les foudres de la colère éternelle gronder à ses oreilles, et qu'il sentira qu'entre l'enfer et lui il n'y a plus que l'intervalle d'un moment ! Qui pourrait décrire la terreur inexprimable dont seront saisis les pécheurs, lorsqu'ils se trouveront en présence de réalités à l'existence desquelles ils n'avaient point voulu croire ?... Ah moqueurs qui m'écoutez, vous pouvez rire tout à votre aise aujourd'hui des choses de Dieu. Vous pouvez, en sortant de cette enceinte, plaisanter sur ce que vous venez d'entendre, tourner en ridicule le prédicateur, et vous égayer à ses dépens. Mais attendez que vous soyez couchés sur votre lit de mort, et vous ne rirez plus, je vous le garantis !

Maintenant que le rideau est baissé, que l'avenir est caché à vos regards, il vous est facile de vous moquer de cet avenir; mais, lorsque le Seigneur lèvera le rideau, et que les horizons éternels se dérouleront devant vos yeux, vous n'aurez plus le courage de rire. Le roi Achab, assis sur son trône, entouré de courtisans, rit du prophète Michée; mais je ne sache pas qu'Achab rit encore de Michée, quand une flèche ennemie, pénétrant par une jointure de sa cuirasse, l'eut blessé mortellement (1Ro 22). Les contemporains de Noé riaient, eux aussi, du vénérable vieillard qui leur annonçait que l'Éternel allait détruire le monde par un déluge. Ils l'appelaient, sans nul doute, un rêveur, un visionnaire, un insensé. Mais que devinrent vos dédains et vos sarcasmes, ô sceptiques, lorsque Dieu fit descendre du ciel de formidables cataractes, que les fontaines du grand abîme furent ouvertes, et que l'univers fut entièrement submergé ? Alors vous avez reconnu, mais trop tard, que Noé avait dit vrai.

Et vous de même, pécheurs qui vous trouvez dans cet auditoire, lorsque vous serez sur le point d'être lancés dans l'éternité, je ne pense pas que vous riiez encore de moi et de la parole que je vous annonce. Vous direz bien plutôt en vous-mêmes : "Je me souviens qu'à telle époque, j'entrai un jour par curiosité dans tel lieu de culte; j'y entendis un homme qui parlait d'une manière fort solennelle; sur le moment je ne le goûtai guère; toutefois, je ne pouvais me défendre de la pensée qu'il disait vrai, et qu'il me voulait du bien. Oh que n'ai-je écouté ses appels, que n'ai-je profité de ses avis, que ne donnerais-je pas pour l'entendre de nouveau ! Il y a peu de temps qu'un cas tout semblable est parvenu à ma connaissance. Un homme, qui maintes fois m'avait couvert de railleries et d'injures, étant allé un dimanche en partie de plaisir, ne revint chez lui que pour mourir. Le lundi matin, sentant sa fin approcher, que pensez-vous qu'il fit ? Il envoya quérir en toute hâte le serviteur de Dieu qui vous parle en ce moment, celui-là même qu'il avait tant de fois insulté ! Il voulait qu'il lui indiquât le chemin du ciel, qu'il vînt lui parler du Sauveur. Je m'y rendis avec empressement et avec joie; mais hélas qu'elle est triste la tâche de parler à un profanateur du sabbat, à un contempteur de l'Évangile, à un homme qui a passé sa vie au service de Satan, et qui touche à son heure dernière ! Et en effet, le malheureux mourut bientôt. Il mourut sans Bible dans sa maison, sans prière pour recommander son âme à Dieu, si ce n'est celle que je prononçai au chevet de son lit... Oh mes chers amis, croyez-le : c'est une chose terrible que de mourir sans Sauveur ! Souvent, après avoir assisté aux derniers moments de quelque pauvre pécheur, touchant le salu duquel je n'avais que peu d'espoir, je suis revenu chez moi l'âme brisée, le coeur navré, pensant en moi-même : "Mon Dieu ! que ne puis-je prêcher les insondables richesses de Christ, à chaque heure, à chaque instant du jour, afin que les âmes puissent regarder à lui avant qu'il ne soit trop tard ! " Puis, j'ai pensé au peu de zèle, au peu d'amour, au peu de ferveur avec lequel j'ai tant de fois annoncé les compassions de mon Maître, et j'ai pleuré - oui, j'ai pleuré amèrement, en sentant que je ne presse pas les âmes comme je devrais le faire, c'est-à-dire avec instances et avec larmes, de fuir la colère à venir ?

LA COLÈRE A VENIR ! LA COLÈRE A VENIR ! Oh mes chers auditeurs, mettez-vous bien dans l'esprit, je vous en conjure, que ce n'est point là un vain mot. Les choses dont je vous parle ne sont ni des rêves, ni des mensonges, ni des chimères, ni des fables semblables à celles des vieilles. Ce sont des vérités, et vous les connaîtrez bientôt, chacun pour son propre compte. Oui, pécheur, toi qui n'as point persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, et qui n'as point cherché un refuge auprès de Christ, le jour approche où les choses invisibles deviendront pour toi de redoutables, de vivantes réalités. Et alors oh alors, que feras-tu ? Après la mort suit le jugement.

Un jour, Jésus, du trône de sa gloire, viendra juger les vivants et les morts.

Essaie de te représenter ce grand et illustre jour du Seigneur. L'horloge du temps a sonné sa dernière heure. Les âmes des réprouvés vont entendre leur arrêt définitif. Ton corps, ô pécheur, s'élance hors du sépulcre; tu ouvres ton linceul, et tu regardes..... Mais quel est ce bruit terrible, ce bruit formidable qui ébranle les colonnes de la terre et qui fait chanceler le ciel même ? C'est la trompette de l'archange, la trompette de l'archange qui retentit jusqu'aux extrémités du globe, appelant tous les hommes en jugement ! Tu écoutes, et tu frémis. Soudain, une voix se fait entendre, voix qui est saluée par les uns avec des cris de désespoir, par les autres avec des chants d'allégresse. "Voici, il vient, il vient, il vient et tout oeil le verra ! Et le trône, blanc comme l'albâtre, apparaît sur une nuée du ciel; et sur ce trône est assis quelqu'un environné de majesté. C'est lui ! C'est l'Homme qui mourut au Calvaire ! Je vois ses mains percées, mais quel changement dans son apparence ! Plus de couronne d'épines, plus de sceptre dérisoire. Autrefois, il comparut à la barre de Pilate; maintenant, le monde entier comparaît à la sienne. Mais écoutons ! la trompette retentit de nouveau; le Juge ouvre le livre; tout est silence dans le ciel, tout est silence sur la terre. "Rassemblez mes élus des quatre vents, mes rachetés des extrémités du monde. " Aussitôt, les anges obéissent. Comme un éclair, leurs ailes fendent la foule. Ici, sont les justes, réunis à droite de leur Maître; et toi, pécheur, tu es laissé à la gauche, tu es laissé pour soutenir les ardeurs dévorantes de la colère éternel. Les harpes célestes font entendre de douces mélodies, mais elles ne sont point douces pour toi. Les anges répètent en choeur : "Venez, vous, bénis du Père; possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la création du monde ", mais cette ineffable salutation ne te concerne point. Et maintenant, sur la face du Seigneur, s'amassent des nuages de courroux; la foudre est sur son front; des éclairs jaillissent de ses yeux. Il te regarde, toi qui l'as méprisé; toi qui t'es joué de sa grâce, qui t'es ri de sa miséricorde, qui as profané le jour de son repos, qui t'es moqué de sa croix, qui n'as pas voulu qu'il régnât sur ton âme ! Il te regarde, et, d'une voix plus éclatante que dix mille tonnerres, il s'écrie : "Retirez-vous de moi, maudits ! " Et puis..... Mais non !..... Je ne veux pas te suivre plus loin ! Je ne veux parler ni du ver qui ne meurt point, ni du feu qui ne s'éteint point; je ne veux décrire ni les souffrances du corps, ni les tortures de l'âme. Qu'il me suffise de vous dire, pécheurs inconvertis, que l'enfer est terrible, que le sort des réprouvés est effroyable..... Oh ! fuyez donc, fuyez la colère à venir ! Et fuyez-la sans délai; fuyez-la dès aujourd'hui, de peur qu'étant surpris par la mort, vous ne vous trouviez transportés tout d'un coup au milieu des horreurs indicibles de la perdition éternelle ! Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire.

 

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Appel aux inconvertis, tu ne crois pas en Dieu ? (1er partie)

14 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #Enseignements

Mon cher auditeur, es-tu converti ou ne l'es-tu pas ? De ta réponse à cette question dépend la manière dont je m'adresserai à toi en ce jour. Essaie de te figurer que tu es assis dans ta maison, dans ton cabinet, et que je suis debout à ton côté, ta main dans ma main, m'entretenant seul à seul avec toi; - car c'est ainsi que je désire parler en ce moment à chacun de ceux qui m'écoutent. Je te réitère donc, mon cher auditeur, la question souverainement importante et solennelle que je t'ai déjà posée, et je te conjure d'y répondre comme en présence de Dieu.

Es-tu en Christ ou hors de Christ ? As-tu cherché un refuge auprès de Celui qui est l'unique espoir des pécheurs ? Ou bien es-tu encore étranger et éloigné de Dieu, et en dehors des promesses de son saint Évangile ?

Voyons, mon frère, pas d'hésitations, pas de faux fuyants; sois de bonne foi, et que ta conscience réponde OUI ou NON à ma demande. Car, de deux choses l'une : ou tu es sous le poids de la colère de Dieu, ou tu es délivré de cette colère. Il n'y a point d'autre alternative. Oui, tu es dans cet instant même héritier de la malédiction divine, ou héritier du royaume de la grâce : lequel de ces deux états est le tien ? C'est à toi à te prononcer. Et qu'il n'y ait point de "si " et de "peut-être " dans ta réponse, mais qu'elle soit nette, loyale, catégorique. Que si tu étais encore dans le vague à cet égard, je t'en supplie, ne donne point de repos à ton âme jusqu'à ce que ce vague soit dissipé. Surtout, ne te hâte pas d'interpréter le doute à ton profit; considère-le bien plutôt comme une forte présomption contre toi. Il est plus probable, crois-le, que la vérité se trouve du mauvais côté que du bon. Maintenant donc, ô mon frère, place ton âme dans la balance; et, si un plateau ne pèse pas évidemment plus que l'autre, mais que tous deux se maintiennent à peu près en équilibre, de telle sorte que tu sois obligé de dire : "Je ne sais lequel l'emporte... " Souviens-toi que mieux vaut résoudre de suite la question en mal (quelque terrible que soit cette extrémité), que de la résoudre en bien, au risque de te séduire toi-même et de continuer à vivre dans une présomptueuse sécurité, jusqu'à ce que tu reconnaisses enfin ta fatale illusion dans l'abîme de l'enfer. Peux-tu donc, une main posée sur la Parole de Dieu et l'autre sur ton propre coeur, lever en cet instant ton regard vers le ciel et dire dans une humble assurance : "Je sais une chose, c'est que j'étais aveugle, et que maintenant je vois; je sais que je suis passé de la mort à la vie; je suis le premier des pécheurs, mais Jésus est mort pour moi; et, à moins que je ne m'abuse de la manière la plus terrible, je suis dès à présent un racheté de Christ, un monument de la grâce de Dieu ? " Peux-tu, te dis-je, en toute bonne conscience, me faire cette réponse ? S'il en est ainsi, ô mon frère, paix te soit donnée en notre Seigneur ! Que la bénédiction du Très-Haut repose sur ton âme ! Ne crains point; les paroles que nous allons méditer n'ont plus de foudres pour toi. Lis plutôt le verset 13 du chapitre auquel j'ai emprunté mon texte, et tu y trouveras la confirmation glorieuse de tes espérances : Christ a été fait malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. Si donc il est vrai que tu sois un enfant de Dieu, converti et régénéré, je le répète, tu n'as rien à craindre, car Christ a été maudit à ta place.

Mais j'ai la solennelle conviction que la grande majorité de cette assemblée ne pourrait me faire une semblable réponse; et toi en particulier, mon cher auditeur - (car je veux continuer à m'adresser personnellement à toi) - tu n'oserais, n'est-il pas vrai ? Tenir ce langage, car tu es étranger à l'alliance de grâce. Tu n'oserais mentir à Dieu et à ta conscience; c'est pourquoi tu dis avec une franchise qui t'honore : "Je sais que je n'ai jamais été régénéré; je suis aujourd'hui ce que j'ai été de tout temps. " C'est donc avec toi que j'ai affaire, ô homme et je t'adjure, par Celui qui doit juger les vivants et les morts, par Celui devant lequel toi et moi devrons bientôt comparaître, je t'adjure d'écouter avec attention ce que j'ai à te dire de la part du Seigneur, te souvenant que cet appel est peut-être le dernier qu'il te sera donné d'entendre ! Et je t'adjure aussi, ô mon âme, de parler avec fidélité à ces hommes mortels qui t'entourent, de peur qu'au dernier jour le sang de leurs âmes ne soit trouvé dans les pans de ta robe, et que toi-même tu ne sois réprouvée !... O Seigneur, rends-nous tous sérieux et recueillis, et veuille nous donner, en ce moment, des oreilles qui entendent, une mémoire qui retienne, et une conscience qui soit touchée par ton Esprit, pour l'amour de Jésus

Nous diviserons ce discours en trois parties. En premier lieu, NOUS JUGERONS L'ACCUSÉ; en deuxième lieu, NOUS PRONONCERONS SA SENTENCE; et enfin, s'il se reconnaît coupable et qu'il se repente (mais seulement à ces conditions), Nous LUI ANNONCERONS LA DÉLIVRANCE.

Chapitre 1

D'abord, procédons AU JUGEMENT DE L'ACCUSÉ.


Mon texte est ainsi conçu : Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses, qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les faire. Homme inconverti, je te le demande, es-tu coupable ou non coupable ? As-tu persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi ? En vérité, il me semble presque impossible que tu oses soutenir ton innocence; mais je veux supposer pour un moment que tu aies le triste courage de le faire; je veux supposer que tu dises hardiment : "Oui, j'ai persévéré dans tous les commandements de la loi. " - C'est ce que nous allons examiner, mon cher auditeur; et avant tout, permets-moi de te demander si tu connais cette loi que tu prétends avoir accomplie ? Je vais t'en donner un simple aperçu, un aperçu que j'appellerai extérieur, mais souviens-toi qu'elle possède un sens intérieur et spirituel infiniment plus étendu que son sens littéral. Écoute donc le premier commandement de la loi :

TU N'AURAS POINT D'AUTRE DIEU DEVANT MA FACE.

Quoi ! N'as-tu jamais rien aimé plus que ton Créateur ? Lui as-tu toujours donné la première place dans tes affections ? Ne t'es-tu pas fait un Dieu, ou de ton ventre, ou de ton commerce, ou de ta famille, ou de ta propre personne ? Oh sûrement tu n'oserais nier que ce premier commandement ne te condamne !

Et le second, l'as-tu mieux observé ?

TU NE TE FERAS POINT D'IMAGE TAILLÉE, NI AUCUNE RESSEMBLANCE DES CHOSES QUI SONT LA-HAUT DANS LES CIEUX, OU ICI-BAS SUR LA TERRE, NI DANS LES EAUX PLUS BASSES QUE LA TERRE.


Quoi, n'as-tu jamais courbé le front devant la créature ? N'as-tu jamais élevé quelque objet terrestre à la place de Dieu ? Pour ma part, je le reconnais à ma honte, j'ai eu bien des idoles dans ma vie; et, si ta conscience parle avec sincérité, je suis assuré qu'elle te dira, à toi aussi : "Oh homme tu as, été un adorateur de Mammon, un adorateur de tes sens; tu t'es prosterné devant ton argent et ton or; tu t'es incliné devant les honneurs et les dignités; tu t'es fait un Dieu de ton intempérance, un Dieu de tes convoitises, un Dieu de ton impureté, un Dieu de tes plaisirs. 

Et le troisième commandement:

TU NE PRENDRAS POINT LE NOM DE L'ÉTERNEL TON DIEU EN VAIN


Oserais-tu soutenir que tu ne l'as point violé ? Si tu n'as jamais proféré de jurements grossiers, de paroles blasphématoires, n'as-tu pas du moins employé irrévérencieusement le nom de Dieu dans tes conversations ordinaires ? Dis : as-tu toujours sanctifié ce nom, trois fois saint ? Ne l'as-tu jamais prononcé sans nécessité ? N'as-tu jamais lu le Livre de Dieu avec distraction et légèreté ? N'as-tu jamais écouté la prédication de l'Évangile sans recueillement et sans respect ? Oh sûrement, ici encore, tu ne peux que t'avouer coupable.

Quant au quatrième commandement qui se rapporte à l'observation du sabbat:

SOUVIENS-TOI DU JOUR DU REPOS POUR LE SANCTIFIER


Est-il personne d'assez effronté pour dire qu'il ne l'a pas transgressé? O homme, mets donc ta main sur ta bouche, et reconnais que ces quatre commandements suffiraient à eux seuls pour te convaincre de péché, et pour attirer sur toi la juste colère de Dieu !

Mais continuons notre examen.

HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE.


Quoi, prétends-tu ne pas être coupable sur ce point ? N'as-tu jamais désobéi dans ta jeunesse ? N'as-tu jamais regimbé contre l'amour de ta mère, ni méprisé l'autorité de ton père ? Feuillette les pages de ton passé : vois si dans ton enfance, ou même dans ton âge mûr, tu as toujours parlé à tes parents comme tu aurais dû le faire; vois si tu les as toujours traités avec l'honneur auquel ils ont droit, et que Dieu t'a commandé de leur rendre.

TU NE TUERAS POINT.

Il est possible, mon cher auditeur, que tu n'aies point violé la lettre de ce commandement; il est possible que tu n'aies point ôté la vie à un de tes semblables, mais ne t'es-tu jamais laissé dominer par la colère ? Or, la Parole de Dieu déclare expressément que celui qui se met en colère contre son frère est un meurtrier:

 

1 Jean 3 : 15

15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui.

Juge, après cela, si tu es coupable, oui ou non.

TU NE COMMETTRAS POINT ADULTÈRE.

Peut-être as-tu commis des choses abominables, et t'es-tu plongé, aujourd'hui même, dans les plus honteuses voluptés; mais, en admettant que tu aies toujours vécu dans une chasteté parfaite, peux-tu dire, ô mon frère, que tu n'aies rien à te reprocher par rapport à ce commandement, lorsque tu te places en présence de ces solennelles paroles du Maître : Quiconque regarde une femme pour la convoiter, il a déjà commis adultère avec elle dans son coeur?
Matthieu 5 : 28

28 Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. Aucun désir impur n'a-t-il souillé ton imagination ?... Oh sûrement, sûrement, si ton front n'est pas d'airain, si ta conscience n'est pas entièrement cautérisée, ta réponse à ces questions ne saurait être douteuse!

TU NE DÉROBERAS POINT.

N'as-tu jamais dérobé ? Peut-être, ce matin même, as-tu commis un vol, et te trouves-tu ici, au milieu de la foule, chargé encore du produit de ton larcin; mais, quand même tu serais d'une probité exemplaire, cependant, n'y a-t-il pas eu certains moments dans ta vie, où tu as éprouvé un secret désir de faire tort à ton prochain ? Je vais plus loin : n'as-tu jamais commis dans l'ombre et le silence quelques-unes de ces fraudes qui, pour ne pas tomber sous le coup de la loi de ton pays, n'en sont pas moins autant d'infractions manifestes à la sainte loi de Dieu ?

Et qui de nous aurait l'audace d'affirmer qu'il a parfaitement obéi au neuvième commandement ?

TU NE DIRAS POINT DE FAUX TÉMOIGNAGE CONTRE TON PROCHAIN


Ne nous sommes-nous jamais fait l'écho de la calomnie ? N'avons-nous pas souvent dénaturé les intentions de nos semblables, ou mal interprété leurs desseins ?

Et le dernier commandement:

TU NE CONVOITERAS POINT


Où est-il l'homme qui ne l'ait foulé aux pieds ? Combien de fois n'avons-nous pas souhaité plus que Dieu ne nous avait donné? Combien de fois nos coeurs charnels n'ont-ils pas soupiré après des biens que le Seigneur dans sa sagesse avait jugé bon de nous refuser ? Ah mes amis, soutenir notre innocence en face de la loi de Dieu, ne serait-ce pas, je vous le demande, faire acte de véritable folie ? Ne semble-t-il pas que la simple lecture de ce loi sainte devrait suffire (moyennant la bénédiction de l'Esprit) pour nous arracher ce cri d'humiliation et de pénitence : "Nous sommes coupables, Seigneur, nous sommes coupables en tous points ? "

Mais j'entends quelqu'un me dire. : "Non, je ne veux pas me reconnaître coupable. Assurément, je ne prétends pas avoir persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, mais du moins j'ai fait ce que j'ai pu." C'est faux, ô homme ! Ou tu te fais illusion, tu mens à la face de Dieu ! Non, tu n'as pas fait tout ton possible pour persévérer dans le bien. Dans mille circonstances de ta vie, tu aurais pu agir mieux que tu n'as agi. Quoi ! ce jeune homme oserait-il affirmer qu'il fait son possible pour plaire à Dieu, quand je le vois s'asseoir sur le banc des moqueurs, et insulter son Créateur jusque dans son sanctuaire ? Quoi tous, tant que nous sommes ici, n'aurions-nous pu, si nous l'avions voulu, résister à telle tentation, éviter telle chute dont le souvenir nous condamne ? Si nous n'étions pas libres d'échapper au mal, sans doute nous serions excusables de tomber; mais lequel de nous n'est pas forcé de reconnaître qu'il y a eu, dans sa vie, des moments solennels, où, appelé à choisir entre le bien et le mal, il a résolument choisi le mal et tourné le dos au bien, marchant ainsi - le sachant et le voulant - dans le chemin qui conduit à l'enfer ?

"Ah ! s'écrie une autre personne, il est vrai que j'ai enfreint la loi de Dieu; mais, en définitive, je vaux bien ceux qui m'entourent; je ne suis pas plus mauvais que bien d'autres. " - Pauvre argument que celui-là, mon cher auditeur, ou plutôt argument qui, par le fait, n'en est pas un. Tu n'es pas, je veux le croire, plus mauvais que le reste des hommes; mais, je te prie, en quoi cela t'avance-t-il ? Sera-ce une chose moins terrible d'être damné en compagnie que d'être damné seul ? Lorsque, au dernier jour, Dieu dira aux méchants : Allez, vous, maudits, au feu éternel ! Crois-tu que cette effroyable sentence te semble plus douce, parce qu'elle s'adressera à des milliers de créatures aussi bien qu'à toi ? Si le Seigneur précipitait une nation entière en enfer, chaque individu sentirait aussi vivement le poids de ce châtiment que s'il était seul à le porter. Dieu n'est pas comme les juges de la terre : si les tribunaux étaient encombrés d'accusés, peut-être seraient-ils tentés de passer légèrement sur plus d'une procédure; mais le Très-Haut n'agira point ainsi. Infini dans toutes ses facultés, le grand nombre de criminels ne sera point un obstacle pour lui. Il se montrera aussi juste, aussi inflexible à ton égard que s'il n'existait d'autre pécheur que toi. D'ailleurs, qu'as-tu à faire, je te prie, avec les péchés d'autrui ? Tu n'en es pas responsable, car chacun portera son propre fardeau. Dieu te jugera selon tes oeuvres, non selon celles des autres. Les manquements de la femme de mauvaise vie peuvent être plus grossiers que les tiens, mais il ne te sera pas demandé compte de ses iniquités. Le crime du meurtrier peut l'emporter de beaucoup à mes yeux sur tes propres transgressions, mais tu ne seras pas condamné pour le meurtrier. Mets-toi bien dans l'esprit, ô homme que la religion est une affaire tout entière entre Dieu et toi ; c'est pourquoi, je t'en conjure, regarde à ton propre coeur, et non à celui de ton prochain.

Mais j'entends un autre de mes auditeurs s'exprimer ainsi : "Quant à moi, je me suis souvent efforcé de garder les commandements Dieu, et, à certaines époques de ma vie, je crois y être parvenu : cela ne suffit-il point pour me mettre à l'abri de la malédiction ? " Pour répondre, mon frère, permets-moi de te relire la sentence contenue dans mon texte : "Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire. " Ah ! ne te persuade point que le Seigneur confonde jamais les couleurs fiévreuses d'une irrésolution maladive avec la santé de l'obéissance. Ce n'est point une observation passagère et intermittente de ses commandements qu'il acceptera au jour du jugement; non, il faut persévérer à faire sa volonté. Si donc, dès ma plus tendre enfance, jusqu'à l'heure où mes cheveux blancs descendent au sépulcre, ma vie n'est point un accomplissement incessant de la loi de Dieu, je serai condamné ! Si, dès l'instant où, mon intelligence m'éclairant de ses premiers rayons, je deviens un être responsable, jusqu'au jour où, comme un épi mûr, je suis recueilli dans les greniers éternels, je n'observe point dans leur entier toutes les ordonnances de mon Maître, le salut par les oeuvres est impossible pour moi, et, sur ce terrain, je serai infailliblement perdu ! N'espère donc pas, ô homme qu'une obéissance vacillante et sans suite sauvera ton Âme. Tu n'as point persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi : par conséquent tu es condamné.

"Mais, objecte un autre, s'il y a plusieurs points de la loi que j'ai transgressés, je n'en suis pas moins très vertueux. " Je te l'accorde, mon frère. Je veux supposer qu'en effet tu as été, à bien des égards, un modèle de vertu; je veux supposer que tu es pur de bien des vices. Mais relis mon texte (et souviens-toi que ce n'est pas ma parole, mais celle de Dieu, que tu vas lire) : "Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi. " Il n'est pas dit, remarque-le, dans certaines choses, mais dans toutes les choses.

Or, je te le demande, as-tu pratiqué toutes les vertus ? As-tu évité tous les vices ? Tu dis peut-être pour ta défense : "Je ne suis point un intempérant. " Soit, mais tu n'en seras pas moins damné si tu as été un fornicateur. - "Je n'ai jamais commis d'impureté ", t'écries-tu. Soit encore : mais, si tu as profané le sabbat, tu as encouru la malédiction. - Me réponds-tu qu'à cet égard tu es également sans reproche ? Je réplique que, si tu as pris le nom de Dieu en vain, cette seule transgression suffit pour te condamner. Sur un point ou sur un autre, la loi de Dieu t'atteindra indubitablement. Mais il y a plus : non seulement j'affirme (et ta conscience l'affirme aussi, j'en suis certain) que tu n'as point persévéré dans toutes tes choses qui sont écrites dans le livre de la loi, mais encore je soutiens que tu n'as pas persévéré à garder dans son entier un seul des commandements de Dieu. Le commandement est d'une grande étendue, a dit le Psalmiste, et pas un homme sur la terre n'est parvenu à en sonder les profondeurs.

Ce n'est point seulement l'acte extérieur qui nous rend passibles des peines éternelles, la conception du péché suffit pour perdre l'âme. - Et souvenez-vous, mes chers amis, que cette doctrine, qui peut, j'en conviens, vous sembler dure, n'est pas de moi : elle est de Dieu. N'eussiez-vous jamais transgressé de fait la loi divine, cependant, si votre coeur a conçu de mauvaises pensées ou nourri de mauvais désirs, vous avez mérité l'enfer. Eussiez-vous vécu depuis votre naissance jusqu'à cette heure dans une cellule inaccessible, loin de tout être humain, et que par conséquent il vous eût été physiquement impossible de commettre, soit un acte impur, soit un meurtre, soit une injustice, les imaginations de votre coeur dépravé suffiraient à elles seules pour vous bannir à tout jamais de la présence de Dieu. Non ! il n'est pas une âme dans cette grande assemblée qui puisse espérer échapper à la condamnation de la loi ! Tous, depuis le premier jusqu'au dernier, nous devons courber notre front devant Dieu, en nous écriant d'une même voix : "Nous sommes coupables, Seigneur, nous sommes coupables !... " Lorsque je te contemple, ô loi ! ma chair frémit, mon esprit est éperdu ! Lorsque j'entends gronder ton tonnerre, mon coeur se fond comme de la cire au dedans de moi ! Comment pourrais-je soutenir ta présence ? Comment pourrais-je désarmer ta justice ? Sûrement, si, au dernier jour, je dois comparaître à ta barre, je ne saurais me soustraire à la condamnation, car ma conscience elle-même sera mon accusateur !

Mais je crois superflu d'insister davantage sur ce point. 0h toi qui es hors de Christ et sans Dieu dans le monde, n'es-tu pas convaincu que tu es sous le coup de la colère divine ? Arrière de nous, folles illusions, tombez, masques menteurs ! Jetons au vent nos vaines excuses, et reconnaissons qu'à moins que nous ne soyons couverts du sang et de la justice de Christ, la malédiction contenue dans mon texte ferme à chacun de nous individuellement la porte des cieux, et ne nous laisse rien à attendre que les flammes de la perdition.

 

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Saint où Pécheur ?

13 Avril 2017 , Rédigé par Frédéric Klumpp. Publié dans #mini messages

Lecture choisi : 1 Épître aux Corinthiens.

 

Nous démarrons cette étude dans la première Épître aux Corinthiens.

Paul appelé à être Apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, et le frère Sosthènes, A l'Église de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés en

Jésus-Christ, qui êtes appelés à être saints, avec tous ceux qui en quelque lieu que ce soit invoquent le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur [Seigneur] et le nôtre ; Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre

Père, et par le Seigneur Jésus-Christ. 1Co 1/1.3

Dans cette salutation, Paul s'adresse à l'Église de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés et aux saints.

Nous allons nous concentrés sur deux mots qui ressorte de cette salutation.

- Sanctifiés

- A être saints

Nous allons tout abord de comprendre le mot sanctifier.

Le mot sanctifier, veut dire : attribuer à quelques chose un caractère sacré, noble, exceptionnel, le placer au dessus de tout. Rendre quelqu'un de saint, le mettre en état de grâce.

Puis, le mot saint.

Le mot saint est pour beaucoup de chrétiens aujourd'hui synonyme de perfection, lorsque vous posez la question à certains chrétiens ils vous répondront qu'ils sont tous pécheurs, "je suis le pire d'entre tous", et mène ces personnes dans une attitude qui n'est pas biblique. Beaucoup s'en défendent, c'est devenu quelque chose de sacrer, aujourd'hui lorsque vous entendez des chrétiens dirent qu'ils sont des pécheurs, c'est celui qui le sera le pire, et tout cela dans un esprit de sacralisation, être pécheur aujourd'hui c'est sacrer.

Malheureusement ce n'est pas ce que la Bible nous parle, nous sommes loin de cette affirmation.

Après avoir été visité sur la route de Damas, Paul se retrouve aveugle, et prie et jeûne, le Seigneur envoi Ananias vers Paul afin qu'il prie pour lui, mais que dit Ananias ?

Et Ananias répondit : Seigneur ! J'ai ouï parler à plusieurs de cet homme-là ; et combien de maux il a faits à tes Saints dans Jérusalem Ac 9/13.

Noter ce que dit Ananias, j'ai entendu ce que cet homme a fait à tes saints qui sont à Jérusalem. A TES SAINTS.

Vous devez savoir ceci, les croyants du NT sont appelés "saints".

Vous devez comprendre que l'idée fondamentale dans ce mot saint, est celle de la séparation avec le péché pour s'approcher de Dieu. Ce qui veut dire que les saints sont ceux qui ont été séparés pour Dieu. Les saints de Dieu.

Après avoir été sanctifié, c'est-à-dire d'avoir revêtu un caractère sacré, noble, exceptionnel, nous sommes devenu saints, ce qui veut dire que nous sommes conduit et sanctifiés par le St Esprit et nous avons été appelés à nous détourner des choses du monde pour suivre Jésus.

Voici quelques références bibliques concernant le mot saint.

À [vous] tous qui êtes à Rome, bien-aimés de Dieu, appelés [à être] saints ; que la grâce et la paix vous soient données par Dieu notre Père, et [par] le Seigneur Jésus-Christ Rm 1/7.

A l'Église de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés en Jésus-Christ, qui êtes appelés à être saints, avec tous ceux qui en quelque lieu que ce soit invoquent le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur [Seigneur] et le nôtre 1Co 1/2.

En parcourant les différentes lettres de Paul, vous constaterez qu'il adresse ses lettres aux saints des différentes églises.

Mais, car il y a un mais, parce que j'entends certains déjà qui grincent des dents, le terme saint ne veut pas dire que le croyant est parfait, ou qu'il ne peut pas commettre de péché, loin de moi cette idée.

Voyez vous, beaucoup de chrétiens se qualifient de "pécheurs sauvés", mais le gros problème ici, est que ce terme ne fait partie du vocabulaire du NT. C'est comme si vous rencontriez l'apôtre Pierre en lui disant : Frère je suis un pécheur sauvé, vous savez ce qu'il vous répondrait ?

Mais tu es fou où quoi ! Voici ce qu il répondrait.

Donc, le mot saint qui est couramment employé dans le NT pour désigner les chrétiens, et met l'accent sur l'attente biblique selon laquelle les chrétiens doivent se conformer à la voie divine de la justice, et la nécessité que la sainteté devienne une réalité intérieure pour tous ceux qui appartiennent à Christ.

Poursuivons notre lecture, au ch 3 v 16 et 17 nous lisons ceci :

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l`Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes.

Nous sommes devenus le temple de Dieu par le St Esprit. Paul nous enclin à être prudent, et de prendre soin de ce temple que nous sommes, car nous sommes saints.

En tant que temple de Dieu au milieu de ce monde corrompu, nous ne devons pas prendre part à la mondanité et aux péchés du monde, nous devons au contraire rejeter toutes les formes d'immoralité.

Il est possible de corrompre ou de détruire l'Église de Christ, en se vautrant dans l'impudicité, en encourageant les mensonges, les tromperies et l'ambition égoïste, en favorisant les fausses doctrines, en rejetant la révélation apostolique et faisant preuve d'indifférence à l'égard de la vérité biblique.

Nous devons comprendre aussi ceci en tant que chrétiens, notre corps est la demeure personnelle du St Esprit.

Il est écris que l'Esprit de Dieu est sceau qui a été apposé sur nous. Ceci est la preuve que nous lui appartenons.

Ceci dit, parce que l'Esprit vit en nous et que nous appartenons à Dieu, notre corps ne doit jamais être souillé par quelques impureté ou péché que ce soit, pensées, désirs, actions, films ou magazines immoraux. Nous devrions plutôt vivre d'une manière à honorer Dieu et à lui plaire.

Et pour terminer ce message, nous allons lire au ch 6/9 à 11 :

Ne savez-vous pas que les injustes n`hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n`hériteront le royaume de Dieu. Et c`est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus Christ, et par l`Esprit de notre Dieu.

Notez ce qu'il y a d'écris au v 11 "mais vous avez été sanctifiés" !

Nous avons été lavés, nous avons été sanctifiés, nous avons été justifiés, alors pourquoi disons nous que nous sommes des pécheurs sauvés par grâce ?

Frédéric Klumpp

Serviteur de Dieu

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