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 Frédéric Klumpp

Chasser les démons à tout bout de champs !

13 Décembre 2015 , Rédigé par Revivaliste Frédéric Klumpp. Publié dans #Vidéos

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Le réveil et la réforme !

9 Décembre 2015 , Rédigé par Revivaliste Frédéric Klumpp. Publié dans #Une parole pour vous

Il y a depuis quelques temps, des gens qui nous parlent de réveil et de réforme.

Pour ma part, c'est une bonne chose que de parler de réveil et de réforme, si nous parcourons l'histoire du christianisme, nous allons y découvrir que bon nombres de nos contemporains ont eu accès à ce mouvement de réveil, Wesley, Finney, Withfield et bien d'autre encore ont été des déclencheurs de réveil et de réforme.

Aujourd'hui encore et merci Seigneur, bon nombres d'entres nous voyant le déclin de l'Eglise, sente en eux une force qui les pousses à vouloir exprimer un désir de vouloir réformer et réveiller l'Eglise. 
Je suis de ceux qui pensent que le déclin de l'Eglise, existe depuis quelques décennies déjà, malgré la protestation de certains qui veulent nous faire croire que l'Eglise va bien, et bien non l'Eglise ne va pas bien du tout. 
Je pense que Dieu qui est souverain de tout, suscite parmi les hommes, certains pour porter le message du réveil, mais voilà le problème.

Certains, et sans donné de noms mais je sais que vous les connaissez déjà, se sont mis en quête t'apporter ce réveil dans notre nation, malheureusement ils le font avec une certaine dictature irrespectueuse, ils veulent bouleverser le monde des chrétiens, mais la manière dont ils procèdent, ne font qu'aggraver les choses.

Tout abord laisser moi vous montrer une chose, toutes réformes quelque soit, doit impérativement commencer dans notre coeur ! C'est là que commence le réveil spirituel, lorsque l'ont prend conscience de notre état de délabrement, la manière dont nous avons exigés des brebis, la manière dont nous nous sommes comportés envers d'autres frères et sœurs ! Des refus d'obéir à Dieu, et toutes nos agissements non fondé sur la Parole de Dieu.

Chaque conducteurs devrais se remettre en question sur sa position. Et d'avoir l’honnêteté si il est sincère avec lui même de reconnaître qu'il a fait des erreurs. J'ai fait des erreurs, je l'ai est confessé, je me suis remis en question, mais Dieu a trouvé en moi un coeur sincère et ma remis sur le chemin initial qu'il avait tracer pour moi. Il a fallu que j'apprenne l'école du renoncement, du brisement, de crucifié ce "moi" pathétique et orgueilleux, et pour vous dire, ce n'est pas dans les écoles de théologies que l'ont vous apprend cela. Voici la première partie de mon message, je vous laisse réfléchir sur ce qui vient d'être dit, et je vous dis à bientôt.

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Appel aux dirigeants d'églises de France

8 Décembre 2015 , Rédigé par Revivaliste Frédéric Klumpp. Publié dans #infos

Revivaliste Frédéric Klumpp

                                                                                             Lettre du 06/12/2015

                                                                                                    

A tous mes frères en Christ Jésus, et tous ceux qui sont avec eux, que la grâce de Dieu, le Père de notre Seigneur et Sauveur Jésus vous soit répandus en abondance, et que sa paix qui surpasse toute chose vous soit apporté, que Dieu nous donne le discernement et l'intelligence de comprendre son appel. A lui la gloire, l'honneur, la louange, force et puissance son à notre Dieu tout puissant Lui qui règne aux siècles et des siècles, amen.

J'ai longuement réfléchis et hésité avant d'écrire cette maxime, mais le Seigneur que nous servons, me pousse à le faire.

C'est avec humilité et tremblement que je vous adresse cette lettre, à vous mes frères qui sont plus expérimenté que moi, dont la sagesse n'est plus à prouver, et quand à moi, qui suit le moins expérimenter de tous et le moins sage, j'aimerais partager avec vous un sujet qui pourra paraître nocif et peut être pour certains un sujet dangereux, mais l'Esprit me pousse à le faire, Je souhaite tout particulièrement que mes frères comprennent que je ne prétends à aucune infaillibilité dans ce domaine. Je ne veux que présenter mes opinions, avec la modestie qui convient à mon ignorance, et que réclame aussi la nature du sujet.  

Avant de poursuivre, je vous demande chers frères bien aimés, de faire preuve de patience envers moi, car il n'est pas facile pour moi de m'exprimer, je n'ai pas cette particularité d'avoir une belle éloquence comme certains d'entres vous la possède, je suis hésitant et cherchant les mots pour qu'afin personne ne soit visé, jugé, critiqué où blessé. J'ai longuement prié, afin que Dieu puisse me guider dans mes propos, et que ceux-ci soit des propos constructifs, je ne viens pas à vous avec un esprit de conquérant où un esprit de dictature, où un esprit de d'asservissement, ne voyez pas en moi un esprit qui veut que vous vous ralliez à ma cause, mais bien au contraire c'est avec un esprit abattu et remplis de crainte que je viens vers vous.

Dans cette lettre, j'aimerais partager avec vous, mes craintes et mes doutes. Mes craintes concernant l'Église et mes doutes concernant notre nation.

Il est aisé de constater que nous sommes dans une période très difficile, où l'ennemi s'acharne constamment contre l'Église. Ne nous voilons pas la face, les événements qui se déroulent actuellement sous nos yeux, sont palpables et nous montre que les prophéties des Saintes Écritures s'accomplis sous nos yeux.

Alors que peut ont y faire ?

Pour comprendre, j'aimerai partager avec vous une réflexion, j'ai été longtemps au sein de grandes assemblées, partageants les activités de l'église, et cela avec une entière joie et fierté. Les réunions de prières, les marchés, les stands bibliques, et toutes ces activités pour l'avancement du règne de Dieu. Cependant, une voix se révélait à moi et me montrait autre chose, pendant des années j'ai mis de côté cette petite voix, au profit des activités. Alors, il a fallu que le Seigneur intervienne sur ma vie, et il m'a poussé à prendre du recul et de voir la scène religieuse avec un autre regard, avec son regard.  

Depuis quelques années déjà, j'assiste un certain déclin de l'Église, beaucoup de nos contemporains nous avertissaient de ce déclin, beaucoup nous avertissaient de ce qui allait se passer, mais qu'avons fait réellement ?

Ce qui m'a fait prendre conscience de l'état actuelle de l'Église, le déclencheur de cette prise de conscience fut les tragiques événements qui se sont malheureusement produits et qui ont fait des victimes innocentes. Des familles endeuillés, brisés, des personnes qui ne seront jamais pourquoi c'est chose se sont telles produites.

Depuis quelques décennies déjà, un certain endormissement nous a enveloppés, et comme un brouillard qui descend lentement, nous a couvert de son manteau. Le problème aujourd'hui, est que les membres du corps en Christ sont établie en clan, pourquoi ce terme ? La réponse ne vient pas de ma propre réflexion, mais plutôt des gens qui ont observés ce phénomène, beaucoup de chrétiens de toutes dénominations confondues, ont remarqué ce problème.

Mes chers frères bien aimés, si nous prenons le temps de réfléchir à cette question, je suis sur que la réponse de ne tardera pas à venir, si nous prenons le temps de voir, la manière dont nous nous comportons, nous remarquerons que nous sommes bien dans un système de clan. Rejetant tout ce qui est en dehors de nos assemblées, de nos idéologies, rejetant avec perte et fracas tous ceux qui ne sont pas moulé dans notre idéologie. Je vous pris de bien vouloir considérer mes propos non pas comme une accusation, où un quelconque jugement ou de critique, loin de moi cette pensée, je part du principe que nous sommes tous concernés par ce malaise, je dis bien tous et moi le premier qui suis le pire d'entre tous. Mais de reconsidérer notre position par rapport au glorieux Évangile que notre Seigneur nous a confié.

Nous nous sommes constitué en fédération, dénomination, ou quelque soit l'association, ce n'est pas un mal, car je sais que Dieu est un Dieu d'ordre, mais ce qui me bouleverse, c'est cette opinion très haute que nous avons de nous-mêmes et de nos assemblées, comment peut ont croire que nous sommes les seuls à détenir la Vérité ?

Voyez vous chers frères, je vais essayer de susciter votre attention sur un grave problème, et celui-ci est de taille, c'est notre identité en Christ, et cette identité nous l'avons perdu, il est facile de le savoir, chaque fois que je rencontres des chrétiens, la première question qu'ils me posent est de quelle église je suis. Je trouve que cette question est potentiellement dangereuse, dans le sens que les gens attendent une réponse et d'après ce que vous répondez ils en déduisent si vous êtes un vrai chrétien ou pas.

Ils se moquent complètement si vous prêchez Jésus, ils se moquent si vous parlez de repentance, non ce qui leur intéresse c'est de savoir de quelle église vous appartenez !

Et cela n'est pas de leur faute, je les bénis, mais la faute vient des conducteurs, oui mes frères bien aimés, ce genre de propos viennent de nous, de nos idéologies personnelles, et plus encore, la peur de perdre les brebis, peur que la personne viennent diviser nos assemblées. Alors qu'est ce que nous faisons, nous cherchons par tous les moyens de savoir d’où il vient, qu'est ce qu'il prêche, et on en fait un apostat, on le rejette, on ne prend pas le temps de l'écouter. C'est ce que nous faisons tous, Charles Finney a écrit dans son sermon sur le réveil de l'Église ceci : Ce mal est le suivant: on a accablé les hommes de réveil de préjugés défavorables. Cela a profondément attristé l’Esprit de Dieu. Il me semble que l’on n’a pas suffisamment réfléchi au fait qu’un esprit influencé par des préjugés ne peut pas avoir de communion avec Dieu. Il ne peut donc être exaucé dans ses prières, ni recevoir la grâce indispensable pour vivre d’une manière qui honore Dieu. On ne peut nier le fait que l’Église, d’un bout à l’autre de notre pays, est pleine de toutes sortes de préjugés. Ces préjugés anéantissent la piété des églises et empêchent le réveil. Bien souvent, les serviteurs de Dieu, certainement sans le vouloir, ont eux-mêmes injecté ces préjugés dans l’esprit des membres de leurs églises. Ils les ont ainsi coupés de la communion avec Dieu. Ces chrétiens ont perdu toute capacité d’ouverture spirituelle. Ils ont déjà leurs idées préconçues. Ils refusent d’entendre de leurs deux oreilles pour juger ensuite. Dans certaines Églises, ces préjugés touchent un grand nombre de domaines. L’abolition de l’esclavage, la réforme morale, les hommes et les mesures de réveil, les séries de réunions, la Nouvelle ou l’Ancienne École de Théologie, la sanctification ou l’anti-sanctification, tout cela a fait l’objet de grands préjugés. Il importe peu que ces préjugés soient pour ou contre la vérité. Il suffit qu’il y ait préjugé. Il suffit que l’esprit soit orienté dans une certaine direction, et se ferme à toute autre éventualité, pour que l’âme soit effectivement coupée de Dieu.

Un préjugé est le fait d’avoir une idée préconçue sur un certain sujet. Une idée préconçue est exactement ce que Christ veut interdire. Le Seigneur ne veut pas nous empêcher à avoir une opinion ferme, ni un jugement définitif sur certains cas, questions ou personnages sur lesquels nous sommes appelés à nous prononcer. Mais Il ne veut pas que nous jugions sans avoir examiné chaque cas d’une manière objective, complète et charitable.

Certains serviteurs de Dieu, d’un tempérament combatif, ne se rendent pas compte, en fait, qu’ils poussent leurs assemblées, par leurs prédications, à avoir une foule de préjugés qui produisent tout autre chose qu’une réelle piété. J’ai été souvent choqué d’entendre les préjugés exprimés par les serviteurs de Dieu eux-mêmes, et par les chrétiens de toutes dénominations.

Frères, si nous voulons un réveil parmi les chrétiens, nous devons nous méfier de toute tendance à les pousser à avoir des préjugés, dans n’importe quel domaine. Ils sont déjà assez enclins naturellement à avoir des préjugés et à porter des jugements subjectifs. Ce n’est pas la peine de les pousser, par nos prédications, à avoir un état d’esprit aussi impie. Arrêtons de les mettre en garde contre telle ou telle chose, de dénoncer l’anti- esclavagisme, la réforme morale, la colonisation, ou toute autre chose, dans un esprit et d’une manière qui crée des préjugés! Il se peut que nous pensions rendre service à Dieu. Il se peut que nous nous réjouissions de voir le zèle de nos assemblées pour ce que nous croyons être la vérité. Nous voulons peut-être former et maintenir nos chrétiens dans l’orthodoxie. Nous voulons qu’ils soient enflammés de zèle, au point de parcourir la terre et la mer pour faire des prosélytes à leur image. Mais nous apercevrons qu’ils auront fait de leurs convertis des enfants de la géhenne deux fois plus qu’eux- mêmes.

 

Il m'a semblé bon de mettre cette parole de C Finney, parce que l'on assiste aujourd'hui au même phénomène.

 

Mes frères bien aimés, cette lettre est pour vous demandez audience, de vous demandez si il y aurait une possibilité que l'on puisse se rencontrer afin que je puisse exposer plus clairement ce que le Seigneur a déposé dans mon cœur.

Je comprends parfaitement si vous doutiez de quoi que ce soit, c'est un réflexe naturel, mais une fois de plus, je le répète je ne viens pas à vous pour juger quoique ce soit ni remettre en cause quoique ce soit, le but de ma demande est de pouvoir partager avec vous un sujet important.

Merci mes frères bien aimés de votre compréhension, je me tiens à votre entière disposition si vous désirez avoir des informations supplémentaires. Vous trouverez ci-dessous mes coordonnées.

Que la grâce de Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ vous soit abondamment répandue dans vos assemblées, vos foyers, et à tout ce que vous aimez, que la paix de Dieu nous soit donné en toute chose, soyez bénis et encouragés et que l'œuvre de Dieu puisse voir son accroissement en vérité.

Votre serviteur

Revivaliste Frédéric Klumpp.

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Appel aux dirigeants et aux chrétiens !

4 Décembre 2015 , Rédigé par Revivaliste Frédéric Klumpp. Publié dans #infos

Mes chers frères, j’espère, et je crois, que ne m’en voudrez pas si je vous dévoile ma pensée sur ce sujet avec une grande franchise. L’état de l’Église, le déclin des réveils, et la situation générale du monde chrétien le réclament.

J’ai lu dans diverses revues certaines raisons invoquées pour expliquer le déclin des réveils, l’absence de leur influence vivifiante, et l’absence de puissance dans la prédication de l’Évangile.

Quelles que soient par ailleurs les raisons du grand déclin des réveils, il me semble que nous, serviteurs de Dieu, nous devrions considérer que notre propre état spirituel est certainement l’une des raisons de ce déclin, pour ne pas dire la raison principale et fondamentale. Ne cherchons pas hors de nous-mêmes la cause fondamentale de ce problème. Nous manquons de sanctification personnelle et d’onction. Nous avons peu de puissance dans la prière et dans la prédication de la Parole.

Nous n’avons pas assez de sainteté dans notre vie, ni de consécration à l’oeuvre de renoncement à soi. Nous mettons peu d’énergie à exercer notre ministère. Voilà, sans aucun doute, les principales raisons pour lesquelles les réveils sont aujourd’hui si peu nombreux, si espacés dans le temps, et si superficiels.

En réalité, les ministères se sont dans une large mesure égarés dans de vaines disputes. Ils consacrent leur attention à la politique de l’Église, au gouvernement de l’Église et à toutes sortes de procédures ecclésiastiques. Les ministères ont cessé de lutter pour réveiller ceux qui ne sont pas dans l’Église, et pour ramener l’Église à la sainteté. La situation est alarmante et le préjudice extrême.

Je fais appel à vous, mes frères de toutes dénominations, pour vous demander si vous ne reconnaissez pas ce que je viens de dire comme une réalité de votre expérience et de votre observation personnelles. Les ministères, dans une large mesure, se sont laissés distraire de l’oeuvre fondamentale de la conversion des pécheurs et de la sanctification de l’Église. Ceci est alarmant. Mais ceci est trop connu pour avoir besoin d’être prouvé. Il suffit de lire la presse, d’observer les remous au sein des églises, les conflits doctrinaux et, puis-je le dire, les ambitions personnelles. Tout cela est venu au grand jour et a été offert en pâture au public au cours des dernières années, et témoigne clairement du fait que la plupart des ministères ne se préoccupent plus de rechercher le réveil, ni la sainteté et l’entière consécration de l’Église. S’il en est ainsi, mes frères bien-aimés, et quelles que soient les mesures qui doivent être prises par ailleurs, ne nous revient-il pas de reconnaître notre faute, de la confesser, de nous en attrister et de nous en repentir, afin de recevoir une nouvelle onction pour le ministère?

Frères bien-aimés, il ne nous sert à rien de regarder autour de nous pour chercher les causes de ce mal. La principale de toutes les causes est à rechercher en nous-mêmes. Si notre coeur est froid, notre zèle pour le réveil s’affaiblit. Si nous sommes occupés à autre chose, si nous battons la campagne pour assister à des conventions, des conseils et des synodes, si nous passons notre temps à lire les critiques acerbes publiées par les journaux, si nous nous lançons dans la politique de l’Église, si nous nous agitons pour le gouvernement de l’Église et pour tant d’autres choses, il n’est pas étonnant que l’Église et le monde se désintéressent complètement des réveils.

Il faut que les responsables se mettent à l’oeuvre! Il faut que les serviteurs de Dieu soient baptisés dans le Saint-Esprit! Il faut que nous soyons réveillés et présents sur le champ de bataille avec toute notre armure! Il faut que notre âme soit ointe du Saint-Esprit! Sinon, il ne nous convient certainement pas de regarder autour de nous pour tenter de découvrir la cause du déclin des réveils.

Je suis sûr qu’il y a bien d’autres causes à ce déclin. Dieu voulant, nous les examinerons. Mais celle-ci est la plus importante. De toutes les causes, elle est celle qui déshonore le plus le Seigneur. Les ministères ne sont pas à l’oeuvre, et les bergers ont d’une certaine manière abandonnée leur troupeau. Je veux dire qu’ils ne le conduisent pas dans les gras pâturages, auprès des eaux tranquilles. Ils ne sont pas eux-mêmes oints de l’Esprit, ni remplis de foi et de puissance, pour pouvoir conduire l’Église dans le réveil.

Dans une large mesure, les Églises ne semblent pas très bien se rendre compte de l’état des ministères, parce qu’elles sont elles- mêmes rétrogrades. Le déclin d’une piété vivante au niveau des ministères a, bien entendu, été l’occasion d’un déclin parallèle des Églises. A tel point que celles-ci ne sont plus guère conscientes de leur propre état, ni de l’état des ministères.

J’espère, mes chers frères, qu’en écrivant de la sorte, je ne serai pas accusé de mépriser l’influence des ministères ni d’encourager l’esprit de critique dans l’Église. Je ne voudrais aucunement faire cela. Mais nous devons être assez francs, humbles et honnêtes, pour regarder en face le véritable état des choses. Nous devons confesser et abandonner nos péchés. Nous devons nous remettre à l’oeuvre et travailler à nouveau pour le réveil. Sinon, Dieu ne manquera pas de nous châtier et de susciter d’autres instruments pour accomplir Son oeuvre, en nous mettant à l’écart. Il éloignera de nous le coeur des Églises, détruira l’influence que nous exerçons sur elles, et suscitera des hommes que nous ne connaissons pas pour aller conquérir le pays.

On voit beaucoup de conventions diverses aujourd’hui. Mais je pense à une convention qui serait différente de toutes les autres, et qui nous serait fort utile. Nous devrions organiser une convention des divers ministères, et nous réunir pour prier, pour confesser nos péchés les uns aux autres, pour recevoir un esprit de réveil, et pour discuter des meilleurs moyens de promouvoir un réveil dans tout le pays. Je me réjouirais d’une telle convention. Il me semble que, de toutes les conventions que nous avons aujourd’hui, celle-ci serait la plus utile!

Que dire, frères? Ne sommes-nous pas extrêmement coupables? N’est- il pas vrai que les ministères, dans une large mesure, ont perdu l’esprit de réveil? N’y a-t-il pas au milieu de nous une grande insuffisante d’onction et de puissance? N’avons-nous pas accepté passivement de nous laisser distraire de cette grande oeuvre? Notre indifférence n’est-elle pas excessive et criminelle?

S’il en est ainsi, mes chers frères, ne devons-nous pas nous repentir? Ne devons-nous pas réaliser nos fautes, les confesser aux Églises et au monde, et retourner en arrière pour reprendre notre bannière, au nom du Seigneur?

J’espère que mes frères seront patients envers moi. Car je veux insister davantage sur les responsabilités criminelles des ministères en ce qui concerne le déclin des réveils, tout particulièrement ces derniers temps.

Tout le monde sait que les ministres de Christ ont abandonné l’esprit de réveil. Cela est évident et lamentable. Il est tout à fait courant de remarquer que les ministères ont perdu, en général, l’esprit de réveil. Ils ont beaucoup de zèle pour toutes les questions ecclésiastiques. Ils savent très bien manier la critique. Mais ils ont peur des réveils, des prédicateurs de réveil, et des tentatives faites en faveur des réveils. Ils font peu de chose, ou même rien, pour rechercher eux-mêmes un réveil spirituel. Je ne pense pas que ce soit vrai partout, mais je fais une remarque générale. Elle est trop évidente pour nécessiter d’être prouvée. Je crois que tous en conviendront.

Mes très chers frères bien-aimés, si les ministères ne sont pas animés d’un esprit de réveil, il est vain d’espérer que l’Église le soit. La place normale du berger est devant le troupeau. Mais s’il essaye de pousser le troupeau devant lui, il le dispersera dans toutes les directions. Si le berger abandonne l’esprit de réveil, les brebis l’abandonneront aussi tout naturellement. En revanche, si le berger progresse dans l’oeuvre du Seigneur, les brebis le suivront partout où il les conduira. Cela est presque évident.

Ce qui a le plus freiné les réveils a toujours été une oeuvre de grâce superficielle dans le coeur des ministères eux-mêmes. Je me tromperais gravement si cela n’était pas vrai.

Mes frères, croyez-moi, je ne dis pas cela avec un esprit de critique. Je ne désire pas pointer du doigt les fautes. Il s’agit là d’une pleine et entière conviction de mon propre esprit. Mon opinion ne s’est pas formée de manière hâtive. Elle résulte d’une longue observation, et d’une connaissance intime d’un grand nombre de serviteurs de Dieu de différentes dénominations.

Quand les serviteurs de Christ sont remplis de l’Esprit de Dieu, l’Église, en général, ne sera pas rétrograde. Je le dis d’une manière générale.

Il peut y avoir certains cas où des Églises subissent une influence qui les empêche de rechercher la sainteté des chrétiens et la conversion des pécheurs, malgré tous les efforts déployés par des responsables tout à fait réveillés et vigilants. Quand il y a de grands bouleversements politiques, de grandes crises économiques, des périodes de grande dépression ou d’activité intense dans les affaires ou dans la situation financière de l’Église ou du monde, cela peut détourner momentanément la majorité des chrétiens d’une profonde spiritualité, même si les ministères restent réveillés.

Cependant, je reste entièrement convaincu que si les ministères sont réveillés, s’ils prient, s’ils sont pleins de vitalité, leur influence écartera presque toujours les calamités et les troubles. Ils pourront pousser l’Église, et la société en général, à s’intéresser profondément aux choses spirituelles. Cela réduira considérablement le risque de voir se produire des guerres, des bouleversements politiques et économiques, des spéculations et des crises. Quoi qu’il en soit, je considère comme une vérité générale que si les ministères sont baptisés dans le Saint-Esprit, s’ils sont abondamment oints d’un esprit de réveil, l’Église suivra. "Tel sacrificateur, tel peuple!"

Mes frères, je crois que si nous sommes nous-mêmes profondément animés d’un esprit de réveil, nous allons lancer un appel aux Églises pour qu’elles se lèvent et recherchent le réveil. Cet appel sera immédiatement entendu. Il suffit que les serviteurs de Dieu se lèvent, qu’ils soient remplis de l’Esprit et eux-mêmes réveillés. Je suis alors certain qu’il leur suffira, où qu’ils soient dans ce pays, de prêcher dans l’Esprit pendant trois dimanches seulement, pour voir l’esprit de réveil renaître dans l’Église. Essayons seulement de faire cette expérience! Éveillons-nous à l’importance de ce sujet! Confessons et abandonnons nos propres péchés! Crions à plein gosier, ne nous retenons pas, élevons la voix comme une trompette devant l’Église! Rallions la foule des élus de Dieu! S’ils sont sourds à notre appel, cherchons encore plus sérieusement ce qu’il nous faudra faire. Mais, tant que nous ne serons pas oints pour accomplir cette oeuvre, ne nous permettons pas de tenter le Seigneur ni d’abuser l’Église, en recherchant la cause du déclin des réveils ailleurs qu’en nous-mêmes.

Comprenez-moi bien. Je sais que l’Église est dans un état de déclin spirituel. Elle a grandement besoin d’être vivifiée et réveillée. Mais je crois que la cause majeure de ce déclin de l’Église réside dans le fait que les ministères se sont laissés distraire des responsabilités qu’ils auraient dû exercer. Je crois aussi que le seul remède à cette situation sera trouvé lorsque ces ministères auront compris que leur priorité absolue est d’être eux-mêmes profondément spirituels et complètement réveillés. Dès qu’ils l’auront compris, il se produira un réveil général. Je ne m’attends pas à voir un tel réveil se produire tant que les ministères n’auront pas pleinement ouvert les yeux sur leur propre état et sur l’état de l’Église.

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