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 Frédéric Klumpp

Savez-vous ce que signifie la croix? - Tim Conway (French)

26 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Vidéos

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Palestinienne Voit Jésus Et Le Ciel - Khalida Wukawitz

20 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Témoignages

Khalida Wukawitz est une Arabe Palestinienne, et sa vie n'a été qu'une succession de rejets et de rudes épreuves. En effet, neuf jours après sa naissance, sa mère meurt, et son père l'abandonne. Mais les misères de Khalida ne s'arrêtent pas pour autant, car l'orphelinat dans lequel elle se trouvait est frappé par une bombe. Malgré tout, elle retrouve son père, mais ce dernier ne veut pas d'elle, et la marie de force à plusieurs reprises. Khalida se retrouve ainsi aux États-Unis, mariée à un homme abusif qui la menace même de mort. Voulant se suicider à cause du poids de ses fardeaux, Khalida entend une voix audible qui lui demande de quitter les ténèbres et de venir à la lumière. C'est ainsi qu'elle prend la décision de s'enfuir avec ses trois petits enfants, et se retrouve dans la rue. Elle est heureusement recueillie par une dame chrétienne qui la prend chez elle comme sa propre fille. Touchée par l'amour et la foi de cette dame, Khalida qui était dévouée à l'Islam jusqu'à lors, prend la ferme résolution de vouloir connaître la vérité. C'est ainsi qu'elle fit une simple prière, demandant à Jésus de se montrer et de se faire connaître si vraiment il est le Fils de Dieu. Khalida ne s'attendait pas à une réponse, mais ce jour, elle vécut une expérience qui changea à toujours sa vie.

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L'Adultère en campagne d'affichage publicitaire!

12 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Vidéos

Cette génération a dépassée de loin Sodome et Gomorrhe, le bien est appelé mal et le mal appelé bien, leur objectif déstructurée et anéantir la famille, le couple, les enfants, on le voit déjà avec "la théorie du genre", on te dit tu es né garçon mais tu peux devenir une fille, on ne respecte aucun code civil (puisqu'on le modifie) du mariage fidélité et assistance des deux époux, on blasphème contre Dieu comment s'attendre à quelque chose de bon venant d'une société qui a ôté toutes valeurs "judéo chrétienne" et surtout qui ne veut pas de Jésus ils vont récolter les fruits qu'ils aurons semés les bureaux de nos chers psy vont être plein ainsi que ceux des voyants, et des psychanalystes à qui cela rapportera du fric pour essayer de régler les problèmes de couple et des familles sans compter la déstructuration des enfants et de leur souffrance la chair nourrit la chair mais le reste hélas périra en enfer ils oublient de le dire!! la convoitise des convoitises va en laisser beaucoup sur le carreaux! Sans compter les nombreux avortements liés à toutes ses relations sexuelles illicites, et la recrudescence du SIDA je doute que beaucoup sortent "couvert" comme ils se plaisent à le dire! ce n'est pas par hasard qu'ils aient choisi la pomme comme emblème! Le sceau du diable est posé sur leur vie il n'a plus qu'à se laver les mains contemplant son oeuvre dévastatrice ! Et quand aux membres de l'Etat, on sait qu'ils font parti des loges maçonniques et autres diableries et adepte des infidélités, orgies en tout genre, sans compter sacrifice et pédophilie pour certains! Ils se complaisent dans ce genre d'initiative qui prolifèrent vitesse grand V (comme vice et immoralité et perversité) Mais, l'armée de l'Eternel est là et veille!

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John Wesley APÔTRE DES FOULES, PASTEUR DES PAUVRES

11 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

"Le Méthodisme met l'accent sur l'œuvre positive du Saint-Esprit dans les cœurs des chrétiens. La doctrine de la sanctification est la réponse victorieuse aux deux tentations permanentes du protestantisme du XVIème siècle (que le Méthodisme n'a d'ailleurs pas évitées lui-même): le moralisme puritain, d'une part, et l'hérésie antinomienne, la passivité devant le péché, de l'autre. C'est dans cette double certitude, toute tissée de joie et de puissance victorieuse, que le Réveil allumé grâce à Wesley a enveloppé le protestantisme... L'action du Réveil dépasse toujours les limites des organisations et des Eglises qui y prennent naissance ou qui s'en réclament directement. Nous pensons que l'exemple personnel de Wesley demeure, à cet égard, toujours vrai. Que la grâce de Dieu nous préserve, les uns et les autres, du sectarisme chrétien, aussi bien que de l'aveuglement spirituel." - Fadiey Lovsky

 

La route, presque toute droite, monte insensiblement jusqu'au bourg construit au centre de la région marécageuse et monotone. Il fait assez froid: le 1er janvier, dans les grandes plaines anglaises, l'air vous cingle impitoyablement. Ce n'est pas la saison de chevaucher un livre à la main. A la vérité, le paysage n'étonne guère le voyageur. L'a-t-il assez de fois parcourue, et dans les deux sens, à pied comme à cheval, la route de Doncaster à Epworth, du temps de sa jeunesse! Mais, précisément parce qu'elle n'a plus l'attrait du neuf, elle saisit son attention, elle provoque un serrement de cœur: l'homme de quarante ans se dirige vers son village natal, un village ordinaire, où on a eu des joies et des peines, où votre père fut pasteur, et dont vous connaissez encore la plupart des gens... Ce cavalier qui vous précède sur la route, c'est peut-être même un gars d'Epworth... Il ne va pas vite, en tout cas: un peu de curiosité, peut-être, pousse John Wesley à le rattraper. L'homme est plus âgé que John Wesley. Celui-ci, qui ne le reconnaît pas, remarque que l'inconnu se tient en selle avec difficulté. Est-ce donc par inexpérience? Ne serait-ce pas plutôt qu'on peut compter, à Doncaster, je ne sais combien d'auberges? Sur cette route déserte, un compagnon ne se rencontre pas si souvent qu'on hésite à le saluer. L'inconnu prend les devants; Wesley répond. D'habitude, la conversation s'oriente vers le froid, la longueur de la route, la robustesse des chevaux. Le cavalier ne s'en tient pas à ces généralités dûment éprouvées; il s'intéresse vivement au livre qui sort à moitié de la poche de Wesley; au fait, en quel endroit se rend-il? Y a-t-il plusieurs jours qu'il voyage? A-t-il de la famille à Epworth? Ces longues absences sont-elles pénibles à sa femme? Tiens! Monsieur est donc célibataire? Un peu étonné de cette indiscrétion, John Wesley répond avec bonne grâce. A son tour de paraître indiscret: - Savez-vous, monsieur, que nous sommes en route vers l'éternité? L'homme ne rougit pas (ce n'est plus possible), mais, piqué, il répond vivement: - Oh! je vous reconnais bien, allez! Wesley, c'est vous. Un moment de silence. Les chevaux font sonner la route gelée. - Quel dommage, reprend l'homme, quel dommage... Il semble réfléchir encore, puis continue: - Quel dommage... Il faut croire que la religion de votre père ne vous suffisait pas. Vous vouliez du neuf. Mais, dites donc, pourquoi moi? Pourquoi vous fabriquer une nouvelle religion? La religion de nos pères, c'est toujours la meilleure, ou quoi? Moi, eh bien, je suis chrétien, monsieur Wesley. Je suis Anglican. Oui, monsieur. ça me suffit, monsieur Wesley Ayant soudain esquissé, sur ce dernier mot, une ombre de salut, il donne un coup de talon à sa monture et disparaît rapidement dans le lointain. John Wesley est trop habitué aux sottises écrites, imprimées, dites ou hurlées pour accorder quelque importance à ce que l'inconnu vient de dire. Il sait bien, au surplus, que nul n'est prophète en son pays: s'il se rend à Epworth, ce n'est pas pour qu'on l'y accueille avec des fleurs et des discours. Mais est-il bien vrai qu'il ait abandonné la foi de son père? Wesley songe à sa jeunesse, à son père: c'est comme si le passé se mêlait au présent, tout au long de la route. Si la piété filiale habite le cœur de John Wesley, elle ne l'aveugle pas. Il y a quelque chose de comique dans les reproches essuyés tout à l'heure par le fils, sur la route d'Epworth: car enfin, ce père dont il aurait dû garder la religion, ce pasteur Samuel Wesley offert en modèle aujourd'hui, se peut-il qu'on oublie que la paroisse ne l'a pas aimé? Wesley se rappelle plus d'un détail évocateur, plus d'une conversation surprise; il se souvient surtout d'une nuit tragique... Il faut bien avouer que le pasteur Samuel Wesley était un homme autoritaire, qui mêlait la politique aux affaires religieuses, usait de son prestige aux élections et se liait avec des gens qu'à tort ou à raison ses paroissiens tenaient pour les ennemis de leurs intérêts matériels. D'ailleurs, les conflits politiques divisaient jusqu'au propre ménage du pasteur. En désaccord avec sa femme, il l'avait quittée durant un an en lui déclarant que "des époux qui n'avaient pas le même roi ne pouvaient plus partager le même lit". John, né en 1703, avait été le gage de leur réconciliation sur la question royale. Que la vie quotidienne au presbytère était dure! On y vivait de pauvreté, d'autant plus que le pasteur excitait assez de haine pour que, par trois fois, on eût tenté d'incendier la maison. Le dernier essai parvint à la consumer complètement; c'est à peine si Samuel Wesley put sauver ses nombreux enfants. En les recomptant à la lueur des flammes, il constata que manqua le petit John, alors âgé de six ans. En vain le pasteur voulut-il s'élancer dans le feu: il dut rebrousser chemin et, s'agenouillant, il commença à prier pour que Dieu reçût l'âme de son petit garçon. John, pendant ce temps, s'étant réveillé, courut jusqu'à la fenêtre; on l'y aperçut; un homme, monté sur les épaules d'un autre, put atteindre l'enfant et le sauver, tandis que le toit s'écrasait. Le père appela les voisins (parmi lesquels il y avait sans doute les incendiaires) pour remercier le Ciel. Ni la mère ni l'enfant n'oublièrent jamais cette nuit. A quarante ans, quand il y songe, Wesley y discerne encore le signe de la grâce de Dieu. Jusqu'à sa mort, il se considérera comme "un brandon arraché aux flammes". Suzanne Wesley, sa mère, n'était certes pas une femme ordinaire. Malgré un labeur acharné, dix-neuf grossesses, dix enfants vivants dont elle dirigeait aussi bien l'éducation que l'instruction, elle parvenait à prier et à méditer chaque jour pendant au moins deux heures et demie. Tous les témoignages concordent, qui attestent la ferveur de sa vie intérieure. On n'a pas tort de s'étonner de la sévérité de ses méthodes d'éducation; encore faut-il admettre que c'est à sa mère que Wesley doit la virilité de son caractère et sa silencieuse obstination. Elle était admirable de doigté, d'autorité, de perspicacité, de discernement - le mot n'est pas trop fort, - de sagesse et d'amour. Elle donnait à ses fils le spectacle quotidien d'une piété réelle, profonde, et leur apprenait à la pratiquer. John Wesley lui doit encore le souvenir des "petites compagnies" qu'elle avait établies dans la paroisse pendant les absences de son mari - nous dirions aujourd'hui des "réunions de cuisine"; il lui doit l'entretien qu'elle lui accordait une fois par semaine, en tête-à-tête, sur sa naissante vie spirituelle; il lui doit l'orientation de son ministère vers la théologie pastorale et ascétique, plutôt que vers les travaux critiques où Samuel Wesley se complaisait, et où il eût aimé entraîner son fils. John se rappelle les encouragements qu'il a reçus de sa mère avant de partir en mission, et l'appui qu'elle lui accorda dans les premiers temps du méthodisme. Sur la route d'Epworth, c'est avec la plus virile tendresse que John Wesley songe à sa mère. Il sait bien que ce qu'il y a de plus brûlant et de plus vivant dans sa foi d'homme, c'est sa mère qui le lui a transmis. Songe-t-il à sa jeunesse? Sans doute, mais au hasard du souvenir; et peut-être à ses études, poursuivies selon l'engrenage d'alors: une protection obtenue par le père afin de permettre à John d'entrer dans une école secondaire - Charterhouse, - puis à l'Université (Oxford), en 1720. Ses études terminées, John Wesley avait été consacré pasteur de l'Eglise d'Angleterre à vingt-deux ans, en 1725; l'année suivante, il était élu agrégé à Oxford, c'est-à-dire chargé de cours à l'Université où il avait été lui-même étudiant. On reconnaissait ainsi les remarquables facultés intellectuelle et le savoir du jeune pasteur, capable dès lors de subvenir à ses propres besoins. Il donnait aux étudiants des conférences sur la théologie du Nouveau Testament et présidait les exercices de discussions philosophiques. Le reste de son temps lui appartenait. De telles fonctions font de lui un virtuose de la discussion, mais lui apprirent aussi les limites de la pensée et de l'intellectualisme. Un frère de John Wesley, Charles, de cinq ans plus jeune, vint étudier à l'Université à son tour. Si sa jeunesse d'étudiant ne fut point puritaine, il faut se garder de prendre à la lettre les récits qui font du jeune John un grand pécheur. La tendresse du jeune étudiant pour la fille d'un pasteur? Ce ne fut qu'une idylle, et la jeune fille influença John dans le sens le meilleur. Quand des obstacles matériels les séparèrent, Wesley continua de mener une existence studieuse et réglée. Il communiait fréquemment. Il y fallait du courage et des convictions solides. A Oxford, vers 1720-1725, communier en dehors dés trois grandes fêtes, c'était presque une inconvenance; et c'était essuyer à coup sûr les moqueries des copains et des professeurs. Mais voici Epworth. Des rideaux se soulèvent discrètement aux fenêtres; on a déjà reconnu ce John Wesley qui divise les gens et les fait jaser: les uns le tiennent pour un fou, les autres pour un homme de Dieu. Dans quelques minutes; la nouvelle va avoir fait le tour du gros village. C'est le soir du samedi. Ses "partisans" l'attendent. Il sait bien que l'église paroissiale ne va pas accueillir la réunion qu'il vient faire. Aussi rassemble-t-il les gens qui n'ont peur ni du froid pénétrant ni des quolibets dans le cimetière - un cimetière de village, étalé tout autour de l'église, où, du premier coup d’œil, on reconnaît les tombes des parents et des voisins. Wesley s'approche de la pierre paternelle. Il prêche dans le silence du crépuscule. Il ne dit que des choses simples, mais avec quelle force, avec quelle flamme!... Le lendemain matin, tout le monde se rend à l'église. Wesley aussi, qui s'assied sur un banc, à la place peut-être qu'il occupait dans son enfance. Mais le pasteur qui lit les prières, ce n'est plus Samuel Wesley. Le pasteur n'a pas reconnu le fils de Samuel. Il ne le reconnaîtra pas au cours du sermon. Mais quand Wesley s'avance pour communier avec les fidèles, le pasteur le reconnaît soudain, et lui refuse le pain et le vin. Quand les jeunes gens purifient leurs sentiers Les directives de travail et les conseils spirituels que les jeunes amis de Charles acceptaient de la part de John constituaient une discipline studieuse et religieuse qu'un farceur, un jour, appela du nom de méthode. La méthode des copains de Charles et John Wesley! C'est quand le petit groupe s'en allait communier qu'éclataient les moqueries des étudiants. On n'a pas idée de communier en semaine ou un dimanche ordinaire! Le bon sens d'Oxford n'approuvait pas de tels besoins, ça devait faire partie de la méthode, sans doute... "Regardez voir les Méthodistes qui vont communier!" Le sobriquet des Méthodistes date d'Oxford: John Wesley le releva, très dignement. Il faut insister sur le besoin qu'éprouvèrent les Méthodistes de rechercher une piété non plus individuelle, mais, pour parler le jargon d'aujourd'hui, communautaire. Cette quête est d'une importance extrême si l'on veut comprendre comment, du jour au lendemain presque, Wesley saura répondre aux besoins spirituels des communautés nées de sa prédication. La piété de la petite communauté d'Oxford, vers 1729, s'orientait vers la vie intérieure d'une communauté dont les membres priaient ensemble, jeûnaient ensemble, communiaient ensemble - au profond ébahissement des étudiants. Les jeunes étudiants qui acceptaient la direction spirituelle de John Wesley visitaient les prisons, soignaient et réconfortaient les malades, donnaient des aumônes considérables. John Wesley donna jusqu'à 75% de son revenu et renonça au port de la coûteuse perruque, où les hommes de ce temps-là mettaient leur argent et leur dignité. C'était s'attirer les moqueries des étudiants, l'incompréhension des gens convenables. Vous rendez-vous compte, un professeur sans perruque! Wesley, pour sa part, songeait plutôt au bon usage de l'argent qu'il économisait. Cet amour pratique, lié aux débuts même du petit groupe universitaire, demeura un trait permanent de l'apostolat de Wesley. Né d'un approfondissement spirituel, aussitôt incarné dans l'amour du prochain, le Méthodisme apparaît comme un bel exemple d'équilibre chrétien - mais aussi comme une leçon pour les chrétiens d'un siècle d'activisme qui néglige trop souvent les conditions spirituelles d'un amour efficace. Qu'on nous permette de souligner, d'autre part, que le mouvement est né parmi les étudiants. Le terrain est solide où s'aventurent tous ceux qui pensent qu'on ne saurait jamais trop prêter d'attention à la vie spirituelle des universités. La "petite communauté" s'affermit entre 1729 et 1735, autour des deux Wesley et du fils d'une servante, George Whitefield, qui deviendra le plus illustre prédicateur anglais du XVIIIe siècle. Ceux qui chantent dans la tempête En 1735, forts de l'approbation de leur mère, les deux Wesley se décidèrent, assez inopinément, à partir en mission en Amérique, dans la nouvelle colonie anglaise de Georgie. Les raisons de ce départ pour une mission fort courte (1736-1737) tenaient peut-être à un désir inconscient d'évasion. Mais les autorités civiles, qui avaient trompé les frères Wesley, leur interdirent toute évangélisation parmi les Indiens, qui n'étaient, somme toute, que des ennemis... La mission et tous les projets d'héroïsme chrétien, toutes les décisions de dépouillement, se réduisirent à la routine d'un ministère ordinaire en milieu colonial! John Wesley s'y montra zélé, fervent, peut-être trop puritain, saintement exigeant il osa prendre le parti des opprimés contre les prérogatives de certaines personnalités influentes; il fut enfin très maladroit dans une grande désillusion d'amour qui lui rendit le séjour de Savannah impossible. On alla jusqu'à lui faire un procès: il dut s'en aller. Son frère avait abandonné sa paroisse, devant une opposition semblable, quelque temps auparavant. Pourtant, Wesley revint d'Amérique profondément enrichi. Pour le chrétien, tout échec contient quelque grâce; et puis, Wesley avait rencontré, au voyage d'aller, et en Amérique même, des Moraves allemands, qui allaient, au cours des années suivantes, l'attirer toujours davantage. Revenu d'Amérique avec l'amertume d'un échec qu'il attribuait à son incapacité spirituelle, Wesley en avait au moins rapporté une grande envie de mieux connaître la foi des Moraves. Dès son retour à Londres et à Oxford, il se mit à les fréquenter. Un représentant à Londres de Zinzendorf sut prouver à Wesley que sa foi intellectuelle devait s'attendre à l'expérience personnelle. C'est ce même Morave, Bohler, qui initia Wesley à la doctrine luthérienne de la foi. Sous d'aussi pressantes influences, Wesley abandonna quelque chose de sa piété anglicane - ou, si l'on préfère, il l'enrichit. Il ne se contenta plus de son rituel; il donna plus de temps à la prière d'abondance. Fête d'amour et plénitude du Saint-Esprit L'épisode le plus connu de la vie de John Wesley ne constitue cependant pas la page la plus claire de sa biographie: nous voulons parler de sa "conversion" de 1738, durant l'époque "morave" de sa vie. Le 24 mai 1738, en ouvrant selon son habitude, vers 5 heures du matin, son Nouveau Testament, le professeur John Wesley lut dans la deuxième épître de Pierre une promesse qui l'impressionna: "Nous avons été mis en possession des plus précieuses et des plus grandes promesses afin que, par leur moyen, vous deveniez participants à la nature divine." Ouvrant encore le livre, il y rencontra cette autre parole: "Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu." L'après-midi, au service anglican, où il ne manquait pas de prier malgré les suspicions de ses collègues, le chant du De Profundis lui parut admirablement exprimer les supplications dont son âme était emplie. Il se rendit à contre-coeur, il l'avoue, à une petite réunion morave qui se tenait ce soir-là à Londres. On y lisait la préface de Luther à l'Epître aux Romains. C'est pendant cette lecture, à 20h45, tandis que le lecteur décrivait, à la suite de Luther, le changement que la foi opère dans l'âme de l'homme, que Wesley ressentit quelque chose qu'il décrit ainsi: "Mon cœur s'échauffait étrangement; je mettais ma confiance dans le Christ, et dans le Christ pour mon salut. Et une assurance me fut donnée qu'il avait enlevé mes péchés, oui, les miens, et qu'il m'avait sauvé de la loi du péché et de la mort." Un flot d'amour l'envahit aussitôt, et particulièrement envers tous ceux qui lui témoignaient leur mépris. Prenant la parole, il rendit témoignage de ce qu'il éprouvait; et puis, accompagné de quelques amis, il alla porter la nouvelle de cette expérience à son jeune frère Charles, alors alité. Celui-ci avait connu auparavant, le jour même de la Pentecôte 1738, une expérience semblable. Or, Charles Wesley était poète (il sera l'hymnologue du Méthodisme); il avait déjà traduit sa joie dans un admirable cantique. Sans doute, dans les dernières heures du 24 mai, John Wesley se rappela-t-il le récit que son frère avait dû lui faire de l'inoubliable journée de Pentecôte. "Je crois!", s'écria John en s'approchant du lit de son frère. Tout le monde entonna le cantique que Charles venait de composer; puis l'assistance entière fléchit les genoux pour prier. Les jours suivants, au profond étonnement de plusieurs, John Wesley déclara qu'il était devenu chrétien. Faut-il en conclure que le grand revivaliste anglais se soit donné au Christ le soir du 24 mai 1738? Quand on lit son Journal, on soupçonne que, peut-être, Wesley ne pensait pas tellement à la nouvelle naissance, en s'écriant: "Je crois", qu'à un changement profond, à une expérience décisive, à quelque rencontre avec le Christ; ou, si l'on préfère, ce n'est pas sous l'angle de la justification par la foi que Wesley parlait à ses interlocuteurs de sa joie du 24 mai, mais bien plutôt en regardant à la foi sanctifiante, qui semblé avoir été l'aspiration maîtresse de sa vie, et probablement l'apport le plus précieux du Méthodisme aux Eglises nées de la Réforme. Entre 1735 et 1741, sous l'impulsion de Jonathan Edwards, l'Amérique anglaise connut un mouvement religieux qu'on peut appeler, à la lumière d'événements ultérieurs, un Réveil, et, très probablement, Wesley en eut quelques échos lors de son séjour en Georgie, en 1736-1737. En 1736, dans le Pays de Galles, un laïque qui ne put supporter l'atmosphère dissipée de l'Université d'Oxford, Howell Harris, fut l'instrument d'un mouvement revivaliste important, qui durait encore en 1739, lorsque Wesley et Whitefield en reconnaîtront le caractère évangélique et travailleront d'accord avec Harris. Deux ans plus tard, à quelques jours de distance, Charles et John Wesley reçurent l'illumination soudaine qui les emplit de joie, renouvela l'image du Christ en eux, et après laquelle, ils manifestèrent dans la prédication publique une puissance que les deux frères Wesley n'avaient encore jamais connue. Cette expérience de Wesley est en rapport avec une effusion particulière de l'Esprit qui, dans la chrétienté anglaise, s'est traduite, sur les deux rives atlantiques, par la "plus vigoureuse, la plus tenace des réactions au sein du protestantisme en quatre siècles". Le journal de Wesley raconte que, le soir du 1er janvier 1739, Whitefield, les deux Wesley et une soixantaine d'amis se réunirent pour "une fête d'amour": c'était un usage morave qui rassemblait, comme dans le livre des Actes, les chrétiens désireux de passer une longue veille, au cours de laquelle on prenait le repas en commun et on priait, fort avant dans la nuit. "Vers trois heures du matin, raconte John Wesley, comme nous persévérions dans une pressante prière, la force de Dieu vint puissamment sur nous, tellement que plusieurs se mirent à crier, ne se possédant plus de joie, tandis que d'autres tombaient la face contre terre. Quand nous sommes revenus quelque peu de l'effroi et de l'étonnement qui nous avaient saisis en présence de la majesté, nous entonnâmes d'une seule voix: "Nous te louons, ô Dieu, nous reconnaissons que Tu es le Seigneur." On ose à peine commenter de telles lignes, qui éclairent singulièrement le 24 mai précédent. Whitefield, qui tenait aussi son journal, écrit à propos de cette même "fête d'amour": "Ce fut une vraie Pentecôte." Cinq jours après la fête d'amour du 1er janvier 1739, il y eut une autre réunion, dans la prière et le jeûne, au cours de laquelle Wesley éprouva "la conviction inébranlable que Dieu était sur le point de faire de grandes choses au milieu d'eux". Or, une subite transformation allait faire de John Wesley, en six mois environ, le plus grand revivaliste du XVIIIe siècle. Pourtant, l'histoire prouve que plus d'un témoin du Christ n'a pas attendu sa trente-sixième année pour travailler glorieusement au nom de son Seigneur. Le ministère de John Wesley dans la paroisse de son père avait été vraiment terne; son rôle à l'Université d'Oxford se borna, en réalité, à réunir une dizaine de jeunes gens; sa mission en Amérique parut être un échec. Mais, du 1er avril 1739 à la fin de la même année, Wesley tiendra 500 réunions en plein air et suscitera, dans le Pays de Bristol et à Londres, un véritable incendie religieux. Whitefield suggère la solution de l'énigme en écrivant que leurs soixante amis, après lui-même, et Charles, et John Wesley, connurent une Pentecôte en vue de la subite puissance qu'ils manifestèrent dans l'évangélisation tout aussitôt, comme les apôtres avaient reçu l'effusion de l'Esprit "avec impétuosité" avant que la parole de saint Pierre n'ajoutât trois mille personnes à l'Eglise. La "Pentecôte" du 1er janvier 1739, ou "fête d'amour", ou "réunion d'attente" (le terme importe peu, et varie selon les milieux chrétiens) éclaire le 24 mai précédent. L'Ecriture permet de choisir un terme moins ambigu que celui de "conversion": plénitude du Saint-Esprit, ou baptême dans l'Esprit-Saint, comme on voudra, puisque les conséquences de cette plénitude sont dans la vie de Wesley, comme dans les Actes des Apôtres, semblables malgré dix-sept siècles d'histoire. Pèlerinage aux sources moraves Puisque la grâce de Dieu l'avait saisi par le ministère des Moraves, John Wesley décida de se rendre à Herrnhut, au fond de la Saxe, sur la frontière bohémienne, pour rencontrer Zinzendorf et pour voir la communauté. Ce n'était pas dans le tempérament de Wesley de faire ou de croire quelque chose à moitié. Se mettre totalement à l'école des Moraves, si Dieu le demandait; faire la part de l'excellent et du médiocre si c'était nécessaire, mais répondre aux questions nées de la fréquentation des Moraves, et agir à leur égard selon la parole évangélique: Viens et vois! Il va sans dire que, pénétré de reconnaissance, Wesley se rendait en Saxe (par la Hollande), le cœur empli de bonne volonté et d'amitié envers les disciples de Zinzendorf. Il ne fut pas déçu. La fréquentation de ceux que, de loin, il tenait pour les meilleurs des chrétiens, le remplit d'admiration. Il rassembla un véritable dossier sur l'organisation d'Herrnhut, où la vie communautaire mettait la louange et la prière au premier plan des préoccupations de chacun. Le caractère ascétique et quasi monacal, dans la libre acceptation de tous, l'organisation presque méticuleuse de la vie quotidienne, ne pouvaient que plaire à celui que les rieurs d'Oxford qualifiaient de "méthodiste" en toutes choses. Les Moraves se réunissaient régulièrement en groupes composés de gens du même âge et de la même condition: les célibataires entre eux, les femmes mariées ensemble, etc.; des subdivisions plus intimes permettaient la libre conversation spirituelle et la confession mutuelle. Wesley prenait notes sur notes. La petite communauté d'Oxford n'avait-elle pas pressenti quelque chose de cela? Dieu ne donnait-il pas, dans les expériences d'Herrnhut, une réponse aux recherches des jeunes "méthodistes"? Quand il revint d'Allemagne, Wesley nourrissait sans doute une sainte jalousie à l'égard des Moraves. Il n'allait pas attendre longtemps - Dieu allait lui ouvrir un champ d'activité auquel il ne s'attendait pas. Le début de l'évangélisation moderne George Whitefield, le jeune étudiant qui participait aux exercices spirituels d'Oxford et aux réunions d'attente à Londres, avait pris l'engagement d'aller collecter de l'argent pour un orphelinat d'une colonie anglaise d'Amérique. Car les Méthodistes joignaient, aussi bien en 1739 qu'en 1729, l'activité à la piété. C'est pourquoi Whitefield vint à Bristol, le grand port colonial, dans l'intention d'y recueillir de l'argent et de s'embarquer pour l'Amérique. "Puisqu'il a tellement envie de convertir les païens, que ne va-t-il à Kingswood?", dirent, entre autres commentaires désagréables, les esprits forts de l'endroit. Il y a toujours une part de vérité dans les sottises qu'on dit aux chrétiens. En vérité, à Kingswood, aux portes mêmes de Bristol, des hommes extrayaient le charbon exigé par le jeune capitalisme et la prospérité croissante du port de Bristol; mais on n'avait construit pour les mineurs ni temples ni écoles; aucun pasteur ne leur avait été accordé. On ne les admettait pas, pour autant, dans les églises ni les écoles de Bristol: il est vrai que s'ils fomentaient des émeutes, elles étaient réprimées sans ménagement. Kingswood représente parfaitement, dans toute sa nudité, l'état de déchéance où l'homme se trouva plongé aux premiers temps de la Révolution industrielle. Le clergé de Bristol ne s'intéressait pas plus à l'orphelinat de Whitefield qu'aux habitants de Kingswood: la prédication dans les églises fut interdite au missionnaire. Le samedi 17 février 1739, Whitefield décida de relever le défi lancé par les sceptiques, et les pasteurs anglicans. N'avait-il pas, huit jours, auparavant, parlé dans une auberge à une centaine de personnes? Ne se demandait-il pas depuis longtemps s'il fallait vraiment établir des distinctions entre le contenu des prédications destinées aux Anglais ou aux Indiens? Whitefield porterait donc la Bonne Nouvelle aux païens de Kingswood. Le même soir, du haut d'un tertre, il s'adressait à 200 mineurs. On se moqua de lui, il y eut des blasphèmes, mais il fut écouté. Le lendemain, 2000 auditeurs accoururent, et les chiffres augmentèrent les jours suivants jusqu'à 20 000 personnes. Ces foules-là entendaient pour la première fois une prédication de l'Evangile, et avec quelle puissance! On n'était pourtant pas en terre de mission, et ce n'était pas non plus une campagne revivaliste: le Réveil suppose un minimum de christianisation préalable. On avait affaire, dans ce district, à une population que les chrétiens avaient laissé véritablement retourner au paganisme. C'était là quelque chose de neuf: la première campagne d'évangélisation moderne en un pays de chrétienté. De nombreuses conversions dressèrent la première Eglise de Kingswood en même temps que la première communauté méthodiste depuis celle d'Oxford, lorsque Wesley constata que les pasteurs de Bristol repoussaient de la Sainte-Cène ces gens qui, après tout, n'étaient pas leurs paroissiens, et qui éprouvaient soudain le désir de communier. Mais, auparavant, enhardi par le succès, Whitefield avait annoncé, avec le même bonheur, l'Evangile à Bristol même, dans le jardin public. Ce fut, en définitive, un incendie dans les milieux populaires, une explosion dans les cercles ecclésiastiques. On menaça Whitefield de tous les côtés, on le condamna dans des lettres pastorales. Il avait, cependant, des engagements en Angleterre; puis il devait partir pour l'Amérique: il appela Wesley au secours. Sans prendre aucun engagement auprès de Whitefield, Wesley arrivait à Bristol le 31 mars 1739. Il venait voir. Le lendemain, dimanche 1er avril, il accompagnait Whitefield, qui devait prêcher ce jour-là trois fois en plein air. Le même soir, après avoir donné son approbation à Whitefield, il expliquait à un groupe de chrétiens le Sermon sur la Montagne, "remarquable précédent, notait-il dans son journal, de prédication dans les champs, bien que, sans doute, il y eût des églises en ce temps-là?" Le lendemain, lundi 2 avril 1739, à 16 heures, monté sur une butte proche de Bristol, Wesley haranguait trois mille hommes: "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.,." Il faut croire que Wesley s'accoutuma rapidement à cette "étrange façon de prêcher", s'il est vrai qu'au cours des neuf premiers mois de l'an l'évangélisation moderne, il prêcha cinq cents fois, dont dix à peine dans les temples. Ni la pluie, ni le vent, ni les sarcasmes ne réussissaient à disperser les foules accourues autour de Wesley, à Bristol ou à Londres (et cela dura un demi-siècle). Ce n'était pas toujours facile. Vingt ans plus tard, il notera dans son Journal, un soir: "Rien d'étonnant que le diable n'aime pas la prédication en plein air. Moi non plus; si je m'écoutais, je ne l'aimerais pas. J'aime une salle commode, un coussin confortable, une table, une chaire convenable. Mais que vaudrait mon zèle si, pour sauver une seule âme, je ne mettais pas tout cela sous mes pieds?" Cinquante années d'itinérance John Wesley se lève à 4 heures, chaque matin, pour tenir à 5 heures la première réunion de la journée. Après quoi, en robe de clergyman - mais sans perruque, - le rabat plus ou moins maltraité par le vent, un livre à la main, les jambes bottées, car les routes sont mauvaises, Wesley enfourche son cheval. Il a minutieusement préparé son voyage. Vent ou pluie, neige ou chaleur accablante ne l'arrêtent pas. Il réunira, une fois parvenu au village où on l'attend, les membres de la communauté méthodiste. Si le pasteur anglican lui accorde l'usage de l'église, Wesley y prêchera volontiers. S'il y vient trop de monde, il parlera du parvis, ou d'une fenêtre, n'importe. Si les portes ne s'ouvrent pas devant lui, il parlera dans la halle du marché, dans une grange, sous un gros arbre, sur la plage ou dans un pré. De toute manière, une ou deux fois dans la journée, il adressera un appel aux gens du village, à l'improviste, monté sur une chaise ou sur une grosse pierre, dans la rue principale. Wesley n'oublie pas Kingswood. Puisque les gens ne viennent pas dans les temples, il ira les chercher dans les rues ou à la sortie de leur travail. Ni le jovial et irascible voyageur ni Wesley lui-même ne savent que cette existence, qui a commencé quatre ans plus tôt, va encore se prolonger pendant quarante-huit années. Quelle admirable monotonie dans la vie de ce voyageur! Il demeure quelques jours dans une ville, traverse un village, y exhorte les Méthodistes, appelle la foule à la conversion, s'en va coucher plus loin - durant des semaines, jusqu'à ce qu'il revienne à Londres pour quelques jours, afin d'y mieux préparer une autre tournée de ce genre. Il est impossible de raconter cette vie sans lasser l'attention; et pourtant, rien ne reflète mieux l'activité et la foi de Wesley que la monotonie laborieuse de son existence. Un labeur fait d'un constant, d'un héroïque oubli de soi. A quarante-neuf ans, malade, il note dans son journal: "Etant à peu près capable d'aller à cheval, mais non de marcher, je me suis rendu à Bristol..." A quarante-huit ans, on le voit, au cours de trois journées, prêcher dix ou onze fois en public, c'est-à-dire généralement en plein air, et tenir au moins trois réunions avec les Méthodistes eux-mêmes. Une grave maladie ne terrasse qu'à moitié l'énergique Wesley. A cinquante ans, il tombe malade. Le jour où il se sent mal au lever, il décide de tenir la parole qu'il a donnée et part pour Canterbury. Il voyage de 4 heures du matin à 1 heure de l'après-midi; à l'arrivée, il est saisi par les frissons de la fièvre. Les jours suivants, il joue à cache-cache avec elle. Le mardi soir, il prêche, ainsi que le lendemain matin à 5 heures; mais, dès 9 heures du matin jusqu'au lendemain, il doit rester au lit; dès le vendredi, profitant de ce qu'il appelle un "intervalle de santé", il part en chaise de poste et prêche le soir même. Tout au cours du mois de novembre, il doit emprunter des diligences et des chaises de poste, s'aliter constamment, sans jamais prendre de vrai repos, malgré la toux et les douleurs du côté gauche. Finalement, un médecin de ses amis lui intime l'ordre de se reposer à la campagne. Wesley, épuisé, se sent si mal qu'il compose son épitaphe: " Ci-gît le corps de John Wesley, brandon arraché des flammes, qui mourut sans laisser 10 livres sterling derrière lui... " Heureux serez-vous quand on vous outragera En 1745, en Cornouailles, Wesley se rend chez une dame qui avait été longtemps malade. Il arrive chez elle vers 3 heures dé l'après-midi. La foule de Falmouth encercle aussitôt la maison; les quatre personnes - Wesley et une jeune fille appelée Kitty, la dame et sa fille - sont bel et bien assiégées. Les cris retentissent sans cesse, repris par la foule en colère: "Sortez le canorum! Où est le canorum?" Canorum, c'était le surnom dont on avait affublé les Méthodistes en Cornouailles. La propriétaire de la maison et sa fille s'étant sauvées, les ennemis de Wesley parviennent à forcer la porte et à envahir le corridor d'entrée. Une autre porte fermée, une mince cloison protègent seules Wesley et Kitty. Wesley décroche une grande glace, de peur que tout le panneau ne soit renversé par les forcenés, au premier rang desquels se démènent les matelots de plusieurs navires corsaires récemment arrivés dans le port. La pauvre Kitty, épouvantée par le bruit du couloir, les soubresauts de la porte et de la cloison, les imprécations des marins, s'écrie: - Monsieur, que devons-nous faire? - Prier, dit Wesley, qui ajoute dans son journal: "En vérité, nos vies ne valaient alors pas cher." Cependant, l'opposition se manifeste, pour commencer, dans les milieux ecclésiastiques, et c'est chez eux qu'elle s'éteint en dernier lieu. Une espèce particulière de conspiration du silence atteint Wesley dès 1739; tandis que clergymen et évêques confient à l'impression d'acides appréciations sur le Méthodisme, ils interdisent la chaire aux pasteurs suspects. Wesley est, avec Whitefield, le premier visé. Ce ne sera qu'en 1748 que, pour la première fois, un pasteur anglican ouvrira son église à John Wesley. Il lui faudra du courage, et il ne sera que fort lentement imité. Le déchaînement de l'opposition au Méthodisme atteint tous les milieux. Oxford avertit son récent agrégé, après un sermon sur le salut par la foi: "Monsieur, vous ne prêcherez plus ici." Le théâtre et la presse calomnient la "nouvelle doctrine", ridiculisent Wesley, propagent sur son compte les pires âneries. La Loi sert à compliquer la tâche des évangélistes. C'est tantôt les interdictions locales appuyées sur l'autorité d'un magistrat passionné; ailleurs, la police refuse de faire son devoir; souvent, les partisans des combats de coqs, alors si florissants, voyant à juste titre en Wesley l'ennemi même de leur noble occupation, cherchent à le dégoûter de leur localité. Quand elle ne provoque pas elle-même des troubles dans les réunions, l'opposition civile et religieuse les tolère presque toujours. Elle intervient parfois en emprisonnant les victimes. Wesley fait connaissance avec plus d'une prison locale. Le procédé le plus original et le plus odieux, c'est l'enrôlement légal et forcé des auxiliaires itinérants du Méthodisme dans l'armée, sous le prétexte de vagabondage. L'opposition spontanée, tantôt gouailleuse, tantôt fanatique, met en œuvre toute la gamme des chahuts pour gêner la prédication méthodiste. On hue, on siffle, on rit, on crie, on jette des pétards, on se bat. D'autres fois, on lance de la boue, des fruits pourris, des pierres sur le prédicateur. Wesley essuie personnellement soixante émeutes; il est sept fois blessé ou gravement frappé. Un messager fidèle apporte la guérison On aurait tort d'exagérer l'importance accordée par Wesley à la guérison divine; mais il est tout aussi tendancieux de passer sous silence l'évident désir du Réformateur de manifester la miséricorde du Christ aux malades. En 1739, c'est-à-dire au lendemain de sa " conversion ", ou plutôt de son baptême dans le Saint-Esprit, Wesley est appelé pour un cas extraordinaire. Un tisserand, touché par la prédication, puis, le lendemain, par la lecture d'un traité de Wesley, est en proie à une angoisse et à une agitation extrêmes. A la vue de Wesley, l'homme confesse que Dieu l'a vaincu, apostrophe Satan: "Tu ne vas plus me posséder plus longtemps. Christ va te chasser..." On ne nous dit pas comment Wesley prie alors, ni dans quels termes. Qu'importe? C'est par un exorcisme qu'il rend la paix à cet homme. Wesley n'hésite pas à s'emparer, pour son propre compte ou pour celui d'autrui, des promesses de guérison attachées à la prière. Parfois, c'est toute la "communauté" méthodiste qui prie pour des malades: par deux fois, en 1761 et en 1767, ils sont guéris instantanément. En 1790, Wesley note dans le Journal, à propos de la guérison d'une femme: "Je crois que le Seigneur n'a pas accompli de miracle plus évident aux jours de sa chair." La même année, Wesley guérit à Newcastle un neurasthénique. Il faut donc expliquer par autre chose qu'un don magnétique de guérisseur les subits rétablissements de Méthodistes après la visite que leur fait Wesley. Le cœur de John Wesley Si l'homme d'action semble l'emporter dans le caractère de Wesley, on aurait tort d'oublier qu'il est avant toute chose un intellectuel. A cet égard, Wesley paraît fort proche de Calvin. La culture de Wesley n'est pas négligeable. Philosophe, linguiste, théologien, il sait le latin, le grec, l'hébreu - cela va sans dire, - étudie l'arabe, le français, l'italien, l'allemand, l'espagnol. On nous le montre poursuivant des conversations dans ces quatre dernières langues. Il suit attentivement les recherches médicales, s'enthousiasme à propos des découvertes électriques, rend justice à Franklin avant la communauté royale de Londres, au point de soigner les pauvres avec une machine électrique. Il apprécie la littérature mondiale et en publie des extraits pour la Bibliothèque méthodiste. S'il n'est pas un grand écrivain, il s'exprime avec bonheur; et s'il n'est pas un poète aussi doué que son frère Charles, il goûte la poésie et la pratique parfois. Mais, quelque admiration qu'on ait pour Wesley, ce n'est pas une raison suffisante pour passer sous silence ses erreurs. C'en est une que son mariage. Après la déception d'amour éprouvée en Amérique, Wesley s'est cru destiné au célibat. Il y a même consacré un petit ouvrage, où il conçoit le célibat comme une préparation au Royaume de Dieu. Il semble que l'heureux, mais tardif mariage de son frère l'incite à demander cependant la main d'une servante qui, après avoir agréé Wesley, épouse brusquement l'un de ses aides laïques. Certains amis, et Charles Wesley, ont sans doute contribué à ce revirement - dans la crainte d'une mésalliance. C'est pourquoi Wesley presse tellement les choses, plus tard, en 1751, lorsqu'il se croit destiné à épouser une veuve qui l'a fort bien soigné durant une maladie: il décide la chose et l'accomplit en quinze jours. Mais toutes les qualités de Madame Wesley se révèlent alors vaines: elle est jalouse, et inintelligente. La désillusion est si prompte que, trois jours après le mariage, Wesley écrit dans son journal: "J'ai réuni les célibataires de la communauté et les ai exhortés à rester célibataires." Madame Wesley soupçonne, en effet, son mari de toutes les bassesses. Elle veut lui imposer la vie sédentaire, afin de le surveiller. Elle explose en scènes continuelles, opère des perquisitions dans ses papiers, les vole, survient à l'improviste, à 100 kilomètres de Londres, afin de vérifier la fidélité de son mari... Elle le frappe, le jette à terre, le traîne par les cheveux, sans qu'il se défende. Elle n'hésite pas à livrer aux ennemis de son mari des papiers qu'elle a saisis. Elle abandonne plusieurs fois le domicile conjugal et il faut que Wesley la supplie d'y revenir. Cela dure vingt ans. Un beau jour, elle quitte définitivement Wesley. On lit dans son Journal: "Elle est partie pour New-York je ne sais pourquoi, en me disant qu'elle ne reviendra jamais. Je ne l'ai pas délaissée, je ne l'ai pas renvoyée, je ne la rappellerai pas." Elle vivra encore dix ans après cette séparation. On a dit qu'une des preuves de la grandeur de Wesley, c'est que ses infortunes domestiques n'entraînèrent aucun contrecoup dans son ministère. Au contraire, "il en sortit transformé". Plusieurs historiens insistent sur l'orgueil de Wesley. Le reproche n'est pas injuste; mais il ne faut pas déduire des tendances autoritaires de Wesley qu'il n'agît que par orgueil. Il gouverne selon la logique de son rôle, à savoir qu'il est le chef d'un ordre. Lorsqu'il demande aux Méthodistes de ne publier aucun livre sans son assentiment, quand il institue de son chef une constitution (que ses disciples ne respecteront d'ailleurs pas), il n'essaie pas tellement de tout ramener à lui que de constituer un corps coordonné et de s'opposer aux tendances séparatistes qu'il voit s'enfler dans le Méthodisme. La réaction méthodiste, dès la mort du patriarche, suggère que le reproche d'autoritarisme recouvre des griefs d'un autre ordre: on décidera de ne plus tolérer de "dictature", de ne nommer le président et le secrétaire de la conférence que pour un an, on préparera la rupture effective avec l'anglicanisme. L'orgueil de Wesley, que nous ne nions pas, dissimule aussi l'acharnement du chef "d'ordre" à maintenir son œuvre contre les tendances dissolvantes ou novatrices. Le havre de bien mourir La vieillesse ne terrasse Wesley qu'à l'âge de 86 ans: le 1er janvier 1790, John Wesley constate dans son journal qu'il est désormais un vieillard affaibli, à la vue troublée, à l’écriture tremblante, à la bouche fiévreuse, à la démarche lente et pénible. "Mais, Dieu soit béni! Je ne ralentis pas mon travail et je puis encore prêcher et écrire." Les témoins rapportent qu'il continue à se lever à quatre heures du matin. Il prêche encore, aussi bien devant les adultes que les enfants. Il lui arrive de prêcher trois fois le dimanche, en trois endroits différents. A 87 ans, il fait une tournée de cinq mois en Angleterre et en Ecosse. On imagine l'accueil des communautés, qui se demandent si elles reverront le patriarche. Les mines sont désertées à Kingswood dès le seul bruit de son arrivée. Wesley ne renonce pas à prêcher en plein air. C'est au cours de ce dernier voyage qu'il guérit le neurasthénique de Newcastle. Il prêche devant un grand auditoire dans son village natal. Il peut encore présider la conférence annuelle. Il garde le même humour que dans sa jeunesse: à l'ouverture de la foire de Bristol, il prêche sur le texte: Achète la vérité et ne la vends pas. Le 7 octobre 1790, il prêche pour la dernière fois en plein air. Il abandonne son journal et son livre de comptes. Il prêche, certains dimanches, dans des temples anglicans - rien que chez des anglicans. Son énergie étonne. Il parle certes de la mort, mais sa prédication est toujours aussi virile. "Si nous n'y prenons pas garde, écrit-il à un prédicateur, nous dégénérerons en efféminés. Soldats du Christ, debout!" Une semaine avant de mourir, il va prêcher à 32 kilomètres de Londres. A partir du 25 février 1791, l'état de Wesley devient alarmant. Il perd conscience; mais quand il va mieux, c'est pour dire en souriant au médecin: "Ils ont plus de peur que je n'ai de mal." Il récite des cantiques, parle de la sanctification. "Combien il est nécessaire que chacun soit sur ce bon fondement: Je suis le plus grand des pécheurs. Mais Jésus mourut pour moi... Nous devons être justifiés par la foi, puis tendre à une pleine sanctification." Il répète aussi: "Nous avons la liberté d'entrer dans le lieu très saint par le sang de Jésus." Il chante encore des cantiques, mais il ne peut plus écrire. Il se contente de dicter: "Dieu est avec nous." On le voit prier, sans qu'on puisse toujours le comprendre. Une fois, se croyant sans doute à la fin d'une réunion, il dit: "Nous avons fini, séparons-nous." Il demande qu'on prie, et s'associe par un amen fervent à la prière d'un Auxiliaire qui demande la bénédiction de Dieu sur le Méthodisme après la mort de Wesley. Il veut qu'on distribue gratuitement son sermon sur l'amour de Dieu. Il parle du repos des serviteurs de Dieu, et s'écrie en recevant un ami: " Le meilleur de tout, c'est que Dieu est avec nous!" La veille de sa mort, il murmure encore des prières, des versets. Il dit: "Les nuées distillent la rosée." Il a la force encore de réciter le psaume 46. Le 2 mars 1791, après avoir dit: "Adieu", il expire. Ses amis entonnent un cantique de louange. On l'enterre de grand matin pour éviter la foule. Cinquante-six ans plus tôt, Wesley avait éprouvé une violente jalousie à l'égard des Moraves qui ne craignaient pas de mourir. Wesley mort, le réveil subsiste Les Anglais ne rendent pas seulement justice au grand vieillard qui parcourut les pays noirs et les campagnes du Royaume; ils mesurent encore l'influence que les Méthodistes ont exercée dans les mœurs du XVIIIe et du XIXe siècles: "Leur exemple, l'esprit d'émulation et d'imitation ranimèrent le zèle religieux dans toutes les églises protestantes. Leur influence se manifesta aussi par un admirable mouvement de charité, le mouvement dit philanthropique, qui devait aboutir à la réforme des prisons et, beaucoup plus tard, après une campagne acharnée contre l'abominable traite des nègres, à l'interdiction de la traite et à l'abolition de l'esclavage." Le mouvement ouvrier n'a pas eu, en Angleterre, ce caractère à la fois anticlérical et antireligieux, qui traduit le ressentiment du prolétariat continental à l'égard des Eglises qui se sont plus ou moins désintéressées de lui. On en a déduit que Wesley a évité la révolution à l'Angleterre. Quand ce serait vrai, nous n'y verrions pas de véritable éloge: la tâche particulière des chrétiens n'étant ni de susciter, ni d'éviter les révolutions; au surplus, l'Angleterre avait derrière elle, quand Wesley naquit, deux révolutions - et l'une d'elles, sanglante et acharnée, avait longtemps dressé le pays contre lui-même. Si elle s'est socialisée sans haïr le Christ, c'est sans doute parce que des témoins du Christ ont su obéir à l'amour plus qu'aux préjugés, devant les mouvements nés de la révolution industrielle, et qu'ils l'ont fait par obéissance au Christ, et nullement par calcul politique. Mais quelle erreur ce serait de vouloir énumérer un a un les bienfaits - et les hauts faits - du Méthodisme! Dieu seul peut le faire. D'ailleurs, l'apport essentiel du Méthodisme n'est pas là. Un historien, qui n'est pas méthodiste, écrit: "C'est tout le protestantisme que l'esprit de Wesley allait renouveler ." L'esprit de Wesley, en effet, c'est le Réveil. Ce ne sont pas les Eglises méthodistes, ni les ouvrages de Wesley, ni la piété méthodiste qui peuvent à eux seuls circonscrire le rôle du troisième des Réformateurs. John Wesley informe toutes les églises de la Réforme de la puissance du Saint-Esprit. Il leur rappelle que ni les traditions (même protestantes), ni les exigences de l'ordre ecclésiastique ne doivent s'opposer à la liberté du Saint-Esprit. Tandis qu'en présence de la succession apostolique et de la doctrine catholique des ministères, les protestants s'en tiennent à des positions surtout négatives ou défensives, Wesley les appelle à l'acceptation - non plus théorique, mais quotidienne, avec ses risques inévitables - des vocations et des ministères charismatiques. D'autre part, le Méthodisme met l'accent sur l’œuvre positive du Saint-Esprit dans les cœurs des chrétiens. La doctrine de la sanctification est la réponse victorieuse aux deux tentations permanentes du protestantisme du XVIe siècle (que le Méthodisme n'a d'ailleurs pas évitées lui-même): le moralisme puritain, d'une part, et l'hérésie antinomienne, la passivité devant le péché, de l'autre. C'est dans cette double certitude, toute tissée de joie et de puissance victorieuse, que le Réveil allumé grâce à Wesley a enveloppé le protestantisme. De même que l'influence de Cook et de Haldane fut considérablement plus étendue que les chiffres des statistiques méthodistes ne l'indiquent; et de même encore que les 75 000 membres de l'ordre méthodiste en Grande-Bretagne, les 60 000 en Amérique, ne traduisent qu'en partie les fruits du labeur de Wesley quand il mourut; ainsi, l'action du Réveil dépasse toujours les limites des organisations et des Eglises qui y prennent naissance ou qui s'en réclament directement. Nous pensons que l'exemple personnel de Wesley demeure, à cet égard, toujours vrai. Que la grâce de Dieu nous préserve, les uns et les autres, du sectarisme chrétien, aussi bien que de l'aveuglement spirituel.

 

 

 

 

par Fadiey Lovsky

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John Wesley LA PRIERE FACONNE L'HISTOIRE

11 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

"Je considère Wesley comme l'esprit qui a eu la plus grande influence au siècle dernier, comme l'homme qui aura produit les plus grands effets sur les siècles et peut-être sur les dizaines de siècles à venir, si l'humanité doit durer aussi longtemps." - Robert SOUTHEY, poète lauréat de l'Angleterre

" … à moins que tu ne presses les croyants à s'attendre à une délivrance complète du péché, tu ne peux pas t'attendre à voir un quelconque réveil. " - John Wesley

 

Le 9 mars 1791, lorsque John Wesley fut recueilli dans sa tombe, il laissa derrière lui une bibliothèque bien fournie de livres, un habit ecclésiastique dont il avait fait un intense usage et une réputation bien ternie. Mais également une Angleterre émue jusqu'aux entrailles et une Eglise stimulée à tous les niveaux, amenée à un renouveau dans sa vie spirituelle. John Wesley était un homme qui possédait véritablement à la fois la vision et les dons apostoliques, mais, ce qui est de loin le plus important, c'était un homme qui vécut dans la perspective de l'éternité. " Consumé par la pensée de la brièveté de la vie, du travail colossal à accomplir, du besoin urgent de l'accomplir, c'est ainsi qu'il marchait, prêchait, implorait, avertissait et guidait… " John Wesley était un homme qui expérimenta la puissance dans la foi et la prière. Bien des fois, des gens possédés de démons lui furent amenés et en réponse à la prière, les démons étaient chassés. Non seulement les esprits mauvais étaient chassés, mais les malades également étaient guéris. Quand Wesley prêchait, la puissance de Dieu souvent descendait sur ses auditeurs et des centaines s'effondraient sous la puissance du Saint-Esprit. Puis, en réponse à la prière leur âme et leur corps étaient guéris. Un médecin s'offensa à la suite des pleurs véhéments de plusieurs qui tombèrent sous la puissance de Dieu. Il assistait à une réunion tenue par Wesley et une dame de sa connaissance tomba sous la puissance. " De grosses gouttes de sueur coulèrent sur son visage, et tous ses os furent secoués. Mais quand son âme ainsi que son corps furent guéris en un instant, il reconnut le doigt de Dieu. " A une autre occasion où Wesley voyagea pendant une tournée de prédications, son cheval soudainement devint invalide, boitant des pattes. N'ayant personne à proximité pour le secourir, il s'arrêta et pria. " Immédiatement le cheval se remit de son invalidité. " Wesley implorait les hommes à se repentir et par la foi à faire la paix avec Dieu afin d'éviter les souffrances d'un éternel enfer. Les personnes qui avaient entretenu de faux espoirs de salut eurent leurs masques religieux déchirés au travers de ses prédications sans détours. Wesley croyait que ceux qui ne prenaient pas le parti d'avertir le pécheur et le rétrograde, eux-mêmes se plaçaient en position de tomber sous le jugement de Christ. Il était déterminé à déclarer tout le conseil de Dieu, offrant l'amour de Dieu en Christ et avertissant des conséquences terribles d'un rejet de l'Evangile. Wesley écrivait : " Avant que je puisse prêcher l'amour et la grâce, je dois prêcher le péché, la loi et le jugement. " John Wesley, tout comme les premiers prédicateurs méthodistes, fut aussi bien un fervent défenseur qu'un exemple vivant de la sanctification. Wesley prêchait avec un zèle incessant que la sainteté complète était le premier fruit d'un foi vibrante en Christ. Ecrivant à un autre ministère pour lui donner son conseil, Wesley déclara : " … à moins que tu ne presses les croyants à s'attendre à une délivrance complète du péché, tu ne peux pas t'attendre à voir un quelconque réveil. " Si John Wesley devait rendre visite en incognito aux méthodistes d'aujourd'hui, il est peu probable que beaucoup de leurs églises l'accueilleraient. Plus que certainement, ils seraient absolument hostiles à son zèle et son enthousiasme fervents. A l'âge de 83 ans, il écrivit en remarque qu'il regrettait qu'il ne pût écrire plus de 15 heures d'affilée par jour sans que ses yeux en pâtissent. Wesley continua à prêcher fidèlement pratiquement jusqu'au jour de sa mort. Sa vigueur et son zèle même dans sa vieillesse provenaient véritablement de sa fidèle gestion du temps qui lui fut récompensée. Il semblait considérer chaque pensée, chaque mot et chaque action sous le jour de l'éternité. " Au milieu de ses labeurs ardues, de ses innombrables engagements, de ses allers et venues, Wesley vécut une vie cachée d'intimité avec Dieu. Quand il se trouvait submergé de travail, il retrouvait souvent une force nouvelle en réponse à la prière. " C'était l'habitude stricte de Wesley de passer une heure journalière de prière dans la matinée, et une autre heure dans la soirée. John Wesley remua le monde par sa prédication parce qu'il avait premièrement remué le ciel et l'enfer par sa prière. De ses prédications s'exhalait le sentiment de l'urgence de l'éternité, car il avait touché l'éternité sur ses genoux. "

 

par David Smithers

 

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Les Intercesseurs du Réveil des Îles Hébrides

11 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Enseignements

Au large de la côte Est de l'Ecosse, se trouve un petit groupe d'îles appelé Hébrides. Entre 1949 et 1952, un réveil de grande envergure balaya ces îles en réponse aux prières du peuple de Dieu. L'évangéliste Duncan Campbell fut l'un des instruments de ce réveil. Il était venu dans l'île de Lewis pour conduire une campagne d'évangélisation de deux semaines mais finit par y rester deux ans. Les comptes-rendus qui suivent témoignent de la puissance de la prière d'intercession durant cette puissante visitation de Dieu.

 

Peggy & Christine Smith: Elles prièrent une promesse

 

Dans une petite maison au bord de la route dans le village de Barvas, vivaient deux femmes âgées, Peggy et Christine Smith. Elles avaient respectivement 84 et 82 ans. Peggy était aveugle et sa sœur avait le dos pratiquement courbé en deux à cause d'une arthrite. Comme il leur était impossible d'assister à des cultes publics, leur humble maison devint un sanctuaire où elles rencontraient Dieu. La promesse suivante leur fur donnée : " Je déverserai de l'eau sur celui qui a soif et qui habite une terre desséchée ". Elles prièrent cette promesse dans la supplication jour et nuit. Une nuit, Peggy eut une révélation : le réveil allait venir et l'église de ses pères serait de nouveau remplie d'une foule de jeunes gens ! Elle envoya un message au pasteur James Murray MacKay, dans lequel elle lui disait ce que Dieu lui avait montré, et lui demandait de convoquer ses anciens et des diacres tous ensemble pour des temps particuliers où ils devraient s'attendre à Dieu. Dans le même district, un groupe d'hommes priant dans une grange expérimenta un avant-goût de la bénédiction à venir.

 

Une nuit, alors qu'ils s'attendaient à Dieu, un jeune diacre se leva et lut une partie du psaume 24 : " Qui montera à la montagne de l'Eternel ? Ou qui se tiendra dans Sa sainte demeure ? Celui qui a les mains lavées et le cœur pur ; qui n'a pas élevé son âme dans la vanité, ni juré avec tromperie. Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur. " Se tournant vers les autres, il dit : " Frères, il me semble qu'il est déplacé et déshonnête de notre part de prier comme nous le faisons, si nous-mêmes ne sommes pas dans une relation droite avec Dieu. " Alors, en levant les mains vers le ciel, il cria : " Oh Dieu, est-ce que mes mains sont lavées ? Est-ce que mon cœur est pur ? " Il n'alla pas plus loin, mais tomba à terre prostré. Une conscience de la présence de Dieu remplit la grange et un flot de puissance surnaturelle fut relâché dans leurs vies. Ils avaient pénétré dans une nouvelle sphère de la conscience de Dieu, croyant implicitement dans la promesse de réveil.

 

Mais, avant de quitter Peggy et sa sœur, une autre histoire mérite d'être relatée qui illustre plus encore la sainte intimité qu'entretenait cette femme avec son Seigneur. Lorsque le mouvement fut à son paroxysme, Peggy envoya un message à Duncan, lui demandant d'aller dans un petit village isolé afin d'y tenir une réunion. Les gens de ce village n'étaient pas favorables au réveil et avaient déjà émis clairement leur décision de ne pas s'y impliquer. Duncan expliqua la situation à Peggy et lui dit qu'il remettait en question la sagesse de sa requête. " Par ailleurs ", ajouta-t-il, " je n'ai aucune conviction du Seigneur pour me rendre à cet endroit. " Elle se tourna dans la direction de sa voix, ses yeux aveugles parurent pénétrer son âme. " Mr. Campbell, si vous demeuriez aussi près de Dieu que vous devriez l'être, Il vous révèlerait Ses secrets à vous aussi. " Duncan se sentit à la place d'un subordonné qui se faisait réprimander parce qu'il avait défié son général. Il accepta humblement la réprimande comme venant du Seigneur, et demanda s'il pouvait avec Mr. MacKay passer la matinée dans la prière avec elles. Elle accepta, et peu après, lorsqu'ils s'agenouillèrent ensemble dans la maison, Peggy pria : " Seigneur, Tu te souviens de ce que Tu m'as dit ce matin, comme quoi Tu allais sauver sept hommes qui deviendraient des piliers dans l'église de mes pères. Seigneur, j'ai donné Ton message à Mr Campbell et il semble qu'il ne soit pas prêt à le recevoir. Oh Seigneur, donne-lui de la sagesse car il en a désespérément besoin ! " " D'accord, Peggy, j'irai dans le village", dit Duncan lorsqu'ils finirent de prier. Elle répondit : " Vous feriez mieux de le faire ! " " Et Dieu vous donnera une assemblée. " Arrivant au village à sept heures, ils virent un grand bungalow rempli de monde jusqu'au maximum de sa capacité, et entouré d'un grand nombre de gens tout autour. Duncan délivra son message : " Dieu ne tient pas compte des temps d'ignorance, mais maintenant Il ordonne à tous les hommes en tous lieux de se repentir. " Lorsqu'il eut fini de prêcher, un ministre lui fit signe de venir au bout de la maison pour parler de nouveau à un certain nombre de personnes qui se lamentaient sur leurs péchés - et parmi eux, se trouvaient les sept hommes de Peggy !

 

John : il mit Dieu à l'épreuve dans la prière

 

Une opposition au réveil se leva dans d'autres endroits de l'île. Une soirée fut organisée dans la maison d'un ancien en vue de s'attendre à Dieu. Aux alentours de minuit, Duncan se tourna en direction du forgeron local : " John, je crois que le moment est venu pour toi de prier. " Avec son béret dans la main, John se leva pour prier, et au milieu de sa prière, il s'interrompit, leva la main droite vers le ciel et dit : " Oh Dieu, Tu as fait la promesse de déverser de l'eau sur celui qui est assoiffé et qui habite une terre desséchée, et, Seigneur, c'est en train d'arriver. " Il s'interrompit de nouveau, puis continua : " Seigneur, je ne sais pas comment les autres ici se tiennent dans Ta présence; je ne sais pas comment les ministres se tiennent, mais, Seigneur, si je connais quelque chose de mon propre cœur, je me tiens devant Toi comme un vase vide, affamé de Toi et d'une manifestation de Ta puissance. " Il s'arrêta de nouveau et après un moment de silence tendu, il s'écria : " Oh Dieu, Ton honneur est en jeu, et maintenant je Te mets au défi d'accomplir Ton engagement d'alliance et de faire ce que Tu as promis de faire. " Beaucoup parmi ceux qui étaient présents témoignèrent qu'à ce moment précis, la maison trembla. Les assiettes se cognèrent les unes contre les autres dans l'armoire, alors que la puissance divine, vague après vague, traversait le bâtiment. Un ministre qui était debout à côté de Duncan se retourna et s'exclama : " Mr Campbell, un tremblement de terre ! " Mais l'esprit de Duncan était fixé sur le quatrième chapitre des Actes, où les premiers chrétiens étaient réunis dans la prière, et où l'on peut lire la chose suivante : " Quand ils eurent prié, l'endroit où ils étaient réunis trembla, et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. "

 

Donald : le garçon qui priait

 

Parmi ceux qui se convertirent la nuit suivante, se comptait un garçon de 15 ans qui devint une aide remarquable dans le réveil. Ce jeune garçon devint un guerrier de la prière de " première ligne ". Un jour, Duncan entra dans sa maison et demanda s'il y avait quelqu'un. Il le trouva à genoux dans la ferme avec la Bible ouverte devant lui. Lorsqu'il fut interrompu, le garçon expliqua calmement : " Excusez-moi un petit peu, Mr Campbell, je suis en train d'avoir une audience avec le Roi ". L'une des effusions de l'Esprit les plus intenses de tout le réveil survint lorsqu'on lui demanda de prier. Dans le poste de police à Barvas, une nuit, il se leva, frappa simplement de ses deux mains, et prononça un mot - " Père ". Tout le monde se fondit en larmes alors que la présence de Dieu envahissait la maison. En Callenish, il pria jusqu'à ce que la puissance de Dieu prît possession de ceux qui étaient morts dans leurs péchés, les transformant en pierres vivantes dans l'Eglise de Jésus-Christ. Mais l'illustration la plus remarquable de l'onction de Dieu sur lui eut lieu à Bernera, une petite île au large de la côte de Lewis. Duncan assistait à un service de communion. L'atmosphère était lourde et la prédication difficile, c'est pourquoi il demanda qu'on envoyât de Barvas quelques hommes pour le soutenir dans la prière. Ils prièrent, mais le lien spirituel persistait si fortement qu'en plein milieu de sa prédication, Duncan s'arrêta de prêcher. Juste à ce moment, il remarqua ce garçon, visiblement touché, sous un profond fardeau en faveur des âmes. Il pensa : " Ce garçon est en contact avec Dieu et vit plus près de Lui que moi. " Ainsi, s'appuyant sur le pupitre, il dit : " Donald, peux-tu nous conduire dans la prière ? " Le garçon se leva sur ses pieds et dans sa prière fit référence au quatrième chapitre d'Apocalypse, qu'il avait lu le matin même : " Oh Dieu, j'ai l'impression de contempler à travers la porte ouverte. Je vois l'Agneau au milieu du trône, avec les clés de la mort et de l'enfer à Sa ceinture. " Il commença à sangloter; puis, levant les yeux en direction du ciel, il s'écria : " Oh Dieu, il y a de la puissance là-bas, relâche-la ! " Dans la force d'un ouragan, l'Esprit de Dieu balaya le bâtiment et les portes retenant les eaux du ciel s'ouvrirent. L'église ressemblait à un champ de bataille. D'un côté, beaucoup étaient prostrés sur leurs sièges, pleurant et soupirant; de l'autre côté, certains lançaient leurs bras dans l'air, avec émotion, dans une posture rigide. Dieu était venu !

 

Elle reçut une vision

 

Dieu communiqua à Pierre Son projet de bénir la maison de Corneille, par le moyen d'une vision reçue dans un état de transe lorsque Son serviteur priait. Il utilisa des méthodes similaires à Lewis. Une jeune femme en particulier rentrait de façon répétée dans des transes où elle recevait des messages concernant ceux qui étaient dans le besoin et qui devraient être confiés à Duncan. Une nuit, alors qu'il restait à Stornoway, cette fille vit dans une vision une femme en agonie dans son âme, qui se trouvait à 35 kilomètres de là. Duncan fut informé qu'il devait aller la voir, et sans penser le moins du monde à son propre repos ou sa sécurité, il roula en motocyclette jusqu'au village et trouva les choses exactement comme on le lui avait dit. La parole qu'il prononça apporta la délivrance, et amena la dame troublée au Sauveur. Pas un seul message donné par cette fille à travers ses visions reçues en transe ne se révéla faux. Ceci était un aspect de l'œuvre de Dieu que Duncan ne tentait ni d'encourager ni d'expliquer, mais dont il reconnaissait que c'était de Dieu et refusait d'y interférer, avertissant ceux qui les associeraient à une activité satanique qu'ils s'approchaient dangereusement du péché impardonnable.

 

Le Boucher Priant

 

Duncan ne quittait jamais l'île sans rendre visite aux hommes priants, qui avaient une si grande valeur à ses yeux pendant le réveil, et avec lesquels il avait une telle affinité de l'esprit. Il s'émerveillait de leur discernement et de leur vision mondiale dans cette île éloignée au Nord-Ouest. Lorsqu'il arriva chez l'un d'eux, il lança un appel afin de le voir, et il l'entendit prier pour la Grèce dans la ferme. Il ne comprit pas pour quelles raisons un boucher de Lewis pouvait s'intéresser à la Grèce. " Comment se fait-il que vous priiez pour la Grèce aujourd'hui ? ", lui demanda t-il. "Savez-vous où se trouve la Grèce ? " "Non, Mr Campbell, mais Dieu sait, et Il m'a dit ce matin de prier pour la Grèce ! " Deux années plus tard, Duncan fut présenté à un homme de Dublin qui lui raconta l'histoire suivante. Il était allé en Grèce pour un voyage d'affaires et on lui demanda de prendre la parole dans une assemblée chrétienne. L'Esprit de Dieu oeuvra si puissamment qu'il continua à prêcher pendant plusieurs semaines et téléphona à son frère en Irlande pour lui donner des instructions afin qu'il prenne en main ses affaires jusqu'à son retour. Duncan compara les dates et découvrit que le mouvement en Grèce avait commencé le même jour où le boucher avait prié à Bravas !

 

Le prix d'un réveil envoyé du ciel n'a pas changé. Avant que la conviction du Saint-Esprit ne descendît par flots et ne traversât toutes les îles Hébrides, des hommes forts furent brisés devant Dieu, en travail dans l'agonie de la prière pendant de longues heures de la nuit durant des mois. En faisant cela, en dépit des contraintes exigeantes de la vie domestique et de la vie professionnelle, ces hommes durent prendre du temps pour attendre devant Dieu ! Ceci est sans doute le plus grand problème nous affectant aujourd'hui. Nous avons à notre disposition toutes les inventions et gadgets modernes de la vie pour faciliter le travail et pourtant nous ne pouvons pas prendre le temps de prier ! Quel paradoxe tragique ! A ce sujet, le Dr. Wilbur Smith formula très à propos l'affirmation suivante : " Je n'ai jamais le temps de prier - je dois toujours prendre le temps de le faire ! "

 

Références:

 

    • Channel of Revival - A Biography of Duncan Campbell (Canal du Réveil - Une Biographie de Duncan Campbell)
    • Andrew A. Woolsey When God Stepped Down From Heaven (Quand Dieu Descendit du Ciel), Owen Murphy

 

 

Par David Smithers

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Dieu visite la Kabylie

8 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Chroniques Chrétiennes

Depuis quelques années, Dieu fait de grandes choses en Algérie.

Après des décennies de déchirements, d’insécurité, la lumière s’est levée sur ce pays.

Particulièrement en Kabylie, aujourd’hui, dans tous les villages perchés sur les crêtes des montagnes, il a des dizaines, quelque fois des centaines de chrétiens récemment convertis. Combien sont-ils en tout ? Vingt à quarante mille, voire plus selon certaines estimations.

Mais Dieu vous visitera disait Joseph à ses frères (Genèse 50 : 24) peu avant sa mort. Le peuple d’Israël, souffrant, oppressé par l’Egyptien, a connu cette visitation avec la venue de Moïse, le libérateur.

Quand nous découvrons l’œuvre de Dieu en Algérie, et en particulier en Kabylie, nous pouvons rendre ce témoignage : Dieu visite ce pays.

Pas un homme, pas un évangéliste ou missionnaire ne peut dire que c’est grâce à ses efforts que le réveil a éclaté.

C’est une œuvre de Dieu, une action glorieuse de l’Esprit Saint.

Comme le disait un responsable local, l’église du Christ en Algérie, très active dans les premiers siècles, (n’oublions pas que Augustin était berbère, qu’il a exercé en Algérie) a été piétinée par l’arrivée de l’Islam,  écrasée, puis enterrée… et maintenant, cette église ressuscite. Et nous assistons à cette glorieuse résurrection.

La semence a été jetée au cours du siècle dernier, des missionnaires ont travaillé laborieusement avec une rare consécration, rendant un témoignage d’amour, mais sans beaucoup de fruit apparent.

Les Français d’Algérie, une dizaine d’année avant l’indépendance ont connu un réveil avec des milliers de conversions, des guérisons, de nombreuses églises ouvertes… et quelques algériens convertis. Puis ce fut l’exode, laissant sur place quelques petites lumières.

Une chrétienne maghrébine est restée à Alger avec sa famille. Sa maison était devenue un lieu de prière, de bénédiction. Le flambeau fut maintenu dans la discrétion. Le milieu étudiant fut touché. Mais la prière abondante, fervente est montée vers le trône, des nuits de prière…

Un jour, cette chrétienne a une vision. Elle a vu clairement toutes les montagnes de Kabylie s’allumer, la lumière brillait dans tous les villages de cette province. Elle a compris qu’un jour viendrait, où Dieu visiterait ces villages. Aujourd’hui, cette vision est devenue réalité. La divine lumière brille.

Des étudiants chrétiens partis de chez elle, sont allés faire un camp dans la Kabylie profonde. Il y avait là un tournoi de foot. Les joueurs furent touchés par une épidémie qui a entravé les matchs. Nos étudiants, spontanément ont prié pour eux. Le Seigneur a guéri. Cela s’est répandu dans les villages voisins. Les gendarmes sont venus et les ont emmenés à la gendarmerie, distante de plus de 30km. Le bruit s’est répandu rapidement que Jésus guérissait. Cela fut suivi par des conversions même parmi les footballeurs. Certains sont d’ailleurs devenus des prédicateurs.

C’est un des points de départ de cette magnifique action de l’Esprit.

Un hebdomadaire français parlait de ces chrétiens et titrait : Les déçus de l’Islam. Il y a de grandes souffrances dans ce peuple. Le seul qui peut apporter de l’amour, la guérison aux cœurs brisés, l’espérance pour l’éternité, c’est notre bien aimé Sauveur. Ils n’ont pas été déçus pas la Bonne Nouvelle. Et cela est connu.

Il n’y a pas de prosélytisme, pas de campagne d’évangélisation, pas de propagande.

Comment se passe la progression de l’Evangile ? C’est un acte divin animé par l’Esprit Saint.

Le témoignage d’une vie changée par l’amour de Dieu porte des fruits efficaces dans la famille, dans l’entourage. L’exaucement des prières, les interventions du Seigneur dans les vies attirent les âmes en recherche. Or, il y a une grande soif et une grande attente parmi le peuple.

Un jeune homme, musulman de tradition, entend parler de Jésus par un ami. Ce jeune homme vivait une vie mondaine qui le rendait malheureux et oppressé : il était accroc de la drogue douce et du tabac. Devant le témoignage de son ami, il lance un défi à Jésus : ‘Si tu existes comme on vient de me le dire, je te demande de me le prouver instantanément. Délivre-moi tout de suite de la drogue et du tabac !’ A l’instant même, l’Esprit est tombé sur lui et il fut délivré de la drogue et du tabac. Il y a dix ans de cela, et il n’a plus jamais touché ni au tabac, ni à la drogue. Aujourd’hui, il est serviteur de Dieu en charge d’une petite communauté.

Il y a aussi des manifestations surnaturelles, des interventions directes dans la vie de personnes qui ignorent tout de Jésus. A l’issue d’un culte que je faisais dans la communauté d’une petite ville kabyle, une jeune dame vient me voir. C’était une musulmane et c’était la première fois qu’elle assistait à une réunion chrétienne. Elle souffrait d’oppression, une voix venait la tourmenter jour et nuit depuis des semaines, disant que l’enfant qu’elle portait dans son sein (elle attendait un heureux évènement) allait mourir et que ses deux autres enfants allaient mourir aussi. Elle faisait ses prières traditionnelles sans résultat. Dans la semaine, elle a une vision. Un homme en blanc se tenait devant elle et il lui dit : ‘Je suis Jésus, et moi, Jésus, je te dis : Ne crains pas, mais suis moi !’ Elle est donc venue spontanément, elle a donc assisté  à ce culte, elle a été conquise de suite par le Seigneur ; j’apprenais quelque temps plus tard que toute sa famille était convertie.

D’autre fois, c’est la providence divine qui amène les âmes. Certains parlent de hasard ! Une jeune étudiante d’une vingtaine d’année cherchait un cybercafé. Elle ouvre, par hasard, la porte d’une église où on donnait des cours bibliques. Un étudiant en plaisantant lui dit : Ici, c’est un cybercafé spécial où on envoie des mails au ciel ! Intriguée, elle est entrée, s’est assise, a écouté les cours toute la journée. Le soir, elle me disait : ‘Je ne peux plus faire marche arrière !’ Elle avait découvert Jésus. La famille a vu son changement et quelques mois plus tard, le père, la mère et les neuf grands enfants étaient gagnés à Jésus.

Il y a aussi plusieurs chaînes de télévision qui diffusent quotidiennement le message de la bonne nouvelle dans la langue du pays. Beaucoup découvrent qui est Jésus et se tournent vers le Seigneur suite à ces émissions.

Pendant des années, ces chrétiens se réunissaient dans les maisons, dans les grottes, dans les champs chaque jour pour prier, lire la Bible, été comme hiver, malgré le froid, la neige. Depuis l’année dernière, les autorités algériennes ont demandé à ce que soit mis fin à ces réunions. Les chrétiens peuvent se réunir mais dans des lieux agréés par les autorités. Des dizaines de lieux de culte ont ainsi été agréés par les autorités. Mais beaucoup de chrétiens sont privés de réunion, car ils n’ont pas encore trouvé de lieux pour se réunir, ils sont en recherche. Mais cela n’a pas ralenti le travail de l’Esprit.

Nous vivons ce temps promis par le prophète : Mais les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses… le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière. Esaie 8 : 23

Cette lumière s’étend aussi sur les pays voisins du grand Maghreb et ainsi se réalise aussi la prophétie de Joël où Dieu dit qu’Il répandrait son Esprit sur toute chair.

Nous sommes persuadés que nous verrons des choses encore plus grandes dans ces pays où règnent les angoisses et les ténèbres.

 

 

Article de Edouard Kowalski paru dans Keren Israël

 

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Miracles en Live!

6 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Vidéos

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Nous boycottons et nous refusons !

6 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #mini messages

Nous les croyants de France et d'Europe, nous refusons désormais et nous combattons contre toutes fausses religions qui viennent détruire notre foi.

Nous nous dressons contre et nous confessons qu'il n'y a pas d'autre salut qu'en Jésus Christ crucifié et ressuscité, qu'il n'y a pas d'autre Nom dans le monde.

Nous confessons que le salut vient des juifs.

C'est ainsi, que nous boycottons tous les produits halal dans nos magasins et nos écoles car ce sont des aliments sacrifiés aux idoles.

Nous combattons et lions tous les projets des gouvernements, du Vatican, du judaïsme, de l'islam, des francs maçons, et toutes espèces de sectes au Nom tout puissant de Jésus Christ.

Nous confessons qu'il n'y a qu'une seule Église, le corps de Christ dont il est la tête et le chef suprême. Que cette Église, a été acquis au prix de sa vie et par son sang versé.

Nous confessons que nous sommes le peuple racheté par l'agneau qui ôte le péché du monde, c'est-à-dire Jésus Christ le juste.

Nous les croyants de France, nous élevons nos mains vers notre Dieu, afin que cesse vos agissements, nous invoquons le chef de l'armée de l'Éternel afin qu'il combatte pour nous, nous détruisons vos temples consacré à Baal avec vos rituels sataniques.

Par contre, nous invitons tous les hommes a se repentir et a se convertir, car le temps est proche où Dieu exercera son jugement contre ceux qui auront renier son Nom et renier le Saint d'Israël Jésus Christ.

Nous confessons que Jésus Christ est assis à la droite du Père et qu'il intercède en notre faveur.

Que Dieu use de patience envers les hommes afin qu'ils se repentent.

Nous combattrons jusqu'à la mort pour que le règne de Dieu arrive.

Nous les croyants, les combattants de l'ombre, nous prions jour et nuit afin que l'injustice, l'infidélité et le péché soient détruits de notre pays.

Ce n'est pas avec la violence que nous combattons, mais avec l'amour de Dieu qui est répandu dans nos cœurs et par des prières avec un cœur contrit.

Nous sommes comme Josué qui devant Jéricho ne savait pas comment prendre d'assaut cette forteresse, mais nous croyons que le chef de l'armée de l'Éternel est là et nous entends et qu'il combat pour nous comme il a combattu pour Josué.

C'est ainsi qu'au septième jour la forteresse de Jéricho s'ébranla.

Nous croyons aujourd'hui que Dieu est le même hier, aujourd'hui et pour l'éternité, qu'en Lui il n'y a pas une ombre de variation.

Nous croyons qu'il combat pour nous contre l'ennemi, qui veut détruire la fidélité de Dieu.

L'Église de Jésus Christ est, et restera debout, Jésus a dit à Pierre: Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Mt 16/18.

Voici, nous déclarons ces choses et nous les tenons pour dire.

Nous ne baisseront pas les bras devant l'ennemi, nous nous dressons contre vous et vos agissements.

Nous prions le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob afin que vos œuvres soient détruites et que vous tous qui les pratiquaient vous vous repentez!

Sachez qu'il est donné aux hommes de mourir une seule fois après vient le jugement.

 

Que celui qui atteste ces paroles dise Amen.

 

Prière faite par Sentinelle 80 et Virginie Jacob

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Jouer avec son éternité

4 Septembre 2014 , Rédigé par Sentinelle80 Publié dans #Vidéos

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